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OKC : le gourou viré de sa propre secte #okcproces #okcinfo #robertspatz #lamakunzang

Les articles de presse et les actions des 33 personnes constituées partie civile ont fini par secouer le cocotier : on a appris hier matin, à l’audience du procès de la secte belge OKC, que le gourou Robert Spatz avait été démissionné de son poste au conseil d’administration de l’ASBL.

Robert Spatz, son fils Perceval, Olga S. et Jeanne B., son dernier quarteron de soutiens au sein de la secte ont été ainsi écartés du conseil d’administration il y a deux semaines. Les faits ont notamment été révélés à l’audience d’hier par Rui O., l’actuel secrétaire général de la secte.

Ces décisions récentes de la part du conseil d’administration illustrent les remous au sein de ce qu’il reste d’OKC, soit une trentaine de membres. Les révélations successives sur les abus sexuels commis au sein de l’organisation, durant des décennies, semblent avoir profondément marqué ses membres. Ce sont ainsi des parents d’enfants abusés qui ont demandé à ce que Robert Spatz soit écarté de la secte qu’il a lui-même créée dans les années 1970.

Le gourou (71 ans) est absent de son propre procès où il est jugé pour des dizaines de préventions, dont plusieurs pour viol. Il se trouve toujours en Espagne, après avoir renoncé à assister à son procès, pour raisons médicales, selon lui.

Les victimes n’ont eu de cesse de se réunir pour faire porter leur voix. Hier, leur nombre a grimpé jusqu’à atteindre 33. Selon nos informations, une 34e personne devrait se constituer partie civile et déposer à l’audience jeudi.

Le procès-fleuve de la secte bouddhiste OKC (Ogyen Kunzang Choling) a débuté en janvier et devrait s’achever en avril. Des dizaines d’enfants ont été élevés en son sein, sans jamais rien connaître d’autre jusqu’à ce qu’ils atteignent une vingtaine d’années.

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Ce matin fin du témoignage d'une des parties civiles pour abus sexuels sur mineur en Espagne par et enfin témoignage d'une autre partie civile pour abus sexuels sur mineur toujours par ce dernier, en France aux Châteaux de Soleils dans les années 80

cet après-midi fin du témoignage en France et nouveau témoignage d'une des parties civiles victimes d'abus sexuels sur mineur au Portugal.

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Suite à Lettres au Gourou - #OKCinfo

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Ce texte est une analyse a posteriori des évènements relatés dans l'article "Lettres au Gourou", il a été rédigé par une des personnes étant à la base d'Attitude Collégiale.

Cette action collective a eu plusieurs effets, et certainement pas celui qui était escompté. Chacun des concernés trouvera un echo de ce que cela lui a valu. Malgré tout, il me semble qu'il y a quelques généralités remarquables.

 Tout d'abord, l'échec. Nous n'avons pas réussi, dans notre arrogance naïve, à couper ces deux personnes de l'influence délétère de ce monsieur, que nous repudions alors grâce à cette action avec une intensité comme propitiatoire. C'était un acte symbolique éminement personnel, et au final, ces deux individus que nous cherchions à "sauver" n'avaient, selon leur entendement, nullement besoin de secours. Nous leur sommes apparus comme des privateurs de libre-arbitre, des arrogants qui avaient la prétention de choisir pour eux. Pas la meilleure des positions pour leur parler et tenter leur faire comprendre ce que nous pensions avoir compris de cette expérience commune! Ils nous ont d'ailleurs fait part, à l'occasion d'une (courte) visite subséquente, de leur indignation et de leur douleur morale. Cette visite a été le seul résultat tangible de ce coup de pied dans la fourmilière.

 Cette thématique a mis nombre d'entre-nous face à un dilemme moral, et le bel élan collectif que nous avions au départ a fait place au délitement des solidarités dans ce projet. Et puis les souvenirs que cette thématique soulevaient étaient inconfortables pour beaucoup.  La vie était à construire ailleurs, il fallait avancer. Cette lettre avait servi à refermer une porte donnant sur un passé et des échos qui pointaient vers l'abîme si personnel que nous avions dû, chacun à  notre façon, dépasser, le plus souvent dans une relative solitude. Passé ce symbole, l'acte étant consommé, nous n'y fîmes rien de plus.

 D'autre part, au sein de cette Communauté, de laquelle nous continuions à nous éloigner, cette initiative a eu pour effet de rendre visible un conflit, un discours dérangeant. Comme n'importe quelle société, elle a réagi en élaborant, en guise d'anti-corps et pour garantir son intégrité, un discours niant en bloc soit la réalité des faits que nous dénoncions dans cette lettre, soit l'interprétation que l'on pouvait en faire. L'argumentaire mélait spiritualité religieuse et arguments psychologiques, visant dans ce cas à remettre en cause la santé mentale des femmes déclarant avoir vécu ces attouchements. Le divorce se consommait ici encore, mais d'une autre façon, d'un autre côté.

 Nous n'avons rien fait de plus, malgré quelques tentatives. Il nous aurait fallu assumer un discours public, accepter d'être à nouveau définis par cette identité que nous voulions oublier. Pour certaines, cela aurait signifié accepter de relater pour l'oreille anonyme un vécu beaucoup trop personnel. Pour d'autres, cela aurait signifié s'aliéner des gens au sein de leur propre famille, ce qui aurait mené à des situations invivables. Que dire de plus?

 Peut-être que l'on se doit à la vérité, et surtout quand des semblables, des autres Soi déclarent des souffrances que l'on connait ou qui sont douloureuses rien qu'à imaginer. Et donc, c'est également ce processus que cet acte collectif a marqué, de manière plus ou moins forte, pour ceux qui s'y sont associés. La vérité est nue et pas forcément agréable à contempler. Mais tout un chacun s'y doit, et ce faisant, fait son chemin à travers les sentiers oubliés de ces souvenirs singuliers. Et ainsi, finalement, de cet espace de publication!

 Duncan Idaho



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Lettres au Gourou

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UN BRIN DE CONTEXTE

Durant l'été 2010, il est énormément question de remise en cause de la OKC au sein des "jeunes" y ayant grandi. Certains osent parler, les langues se délient et la prise de conscience -sur ce qu'on a vécu, ce qu'est OKC et qui est réellement Robert Spatz- s'opère peu à peu à des rythmes différents pour chacun. La volonté est alors à la réforme plus qu'à la révolution.

A ce moment-là, la majorité des "jeunes" est déjà en train de s'autonomiser tant bien que mal et espère toujours pouvoir continuer à faire partie d'OKC d'une manière ou d'une autre car, rappelons-le, pour nous, c'était plus une famille de fait qu'une institution religieuse.

L'envie de changement des jeunes par rapport à OKC se trouve face à un mur, on s'entend répondre : "On ne va pas changer les objectifs de la famille pour les jeunes ! Ils suivent notre exemple ou ils s’en vont !" En ce qui concerne les abus sexuels de Robert Spatz, lorsque certains osent poser des questions, on leur répond que ce ne sont que "des fantasmes" ou des "projections de l'esprit". À aucun moment un “adulte” n’accepte de se poser la question parce que "c'est impossible qu'un Être comme le Lama puisse faire de telles choses".

C'est à ce moment-là que deux jeunes envoient de leur propre initiative une lettre ouverte à la majorité des membres d'OKC, remettant en question l'approche d'OKC par rapport à son futur. Nous n'avons pu retrouver cette lettre, mais on peut imaginer sa teneur en lisant le brouillon du sondage qui y était joint (à consulter au pied de ce texte).

C'est donc suite à ces évènements que des jeunes se rassemblent avec un but : faire en sorte que deux filles avec qui ils ont grandi quittent l’entourage de Robert Spatz, qu’ils jugent dangereux, étant donné qu’ils ont été mis au courant des abus perpétrés par celui-ci durant plus de 30 ans, notamment sur des amies proches. Ils décident alors d’envoyer une lettre anonyme à Robert Spatz, anonymat qui permettra notamment à tout le monde de participer à ce collectif.

Car comme c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’OKC, des jeunes s'y trouvent parfois encore ou y ont encore des parents et ne souhaitent pas couper la relation qu’ils entretiennent avec ces derniers car ceux-ci refusent tout dialogue sur le sujet. Encore aujourd’hui, certaines personnes choisissent de ne pas “publiquement”  exposer leur point de vue - c’est à dire par rapport aux gens qui font toujours partie intégrante d’OKC -, pour conserver les relations avec leur famille ou d’autres vivant encore au sein de cette structure.

LES LETTRES

Ce sont finalement 12 personnes qui choisiront d’envoyer une lettre anonyme à Robert Spatz le 12 Octobre 2010, dans un anonymat tout relatif puisque le collectif, qui se présentera sous le nom de “Attitude Collégiale”, aura un porte-parole désigné qui portera la lettre directement à un représentant légal d’OKC en plus de l’email envoyé directement à Robert Spatz. Parallèlement, une copie de cette lettre est également envoyée avec une explication à une autorité spirituelle, un lama tibétain, historiquement proche d’OKC et bénéficiant d’une reconnaissance mondiale au sein du bouddhisme tibétain.

Le 31 Octobre 2010, les deux filles envoient une réponse à Attitude Collégiale en disant qu’elles vont bien, qu’elles refusent d’être l’objet d’un chantage et elles reviendront alors de la demeure de Robert Spatz en Espagne à Château de Soleils d’abord, puis à Bruxelles, pour prouver ainsi qu’elle sont libres de leur choix et qu’elles vont bien.

Suite à ça, Attitude Collégiale décidera d’envoyer une seconde lettre à Robert Spatz le 8 Novembre 2010, lui exprimant qu’ils ne reviendraient pas sur leur parole et accepteront le retour des deux filles en Espagne uniquement s’il est temporaire, tout en soulignant que Robert Spatz n’a toujours pas pris la peine de répondre.

Robert Spatz répondra le 15 Novembre 2010 avec le message suivant :

J'ai bien reçu vos deux emails dont le contenu m'a profondément bouleversé et choqué.
Outre leur contenu, ceux-ci sont anonymes.
Je vous invite dès lors à vous identifier, ce qui me permettra de répondre aux accusations infondées dont je fais l'objet.

Finalement le 19 Novembre 2010, Attitude Collégiale enverra un dernier email à tous ses membres, les invitant à se réunir pour prendre des décisions concernant la suite des évènements. Cette réunion n’aura jamais lieu, les membres n’étant plus d’accord sur la marche à suivre.

EDIT : Suite à la publication de cet article, une des personnes à la base d'Attitude Collégiale a réalisé une analyse a posteriori des évènements relatés ici : à lire en cliquant sur le lien suivant.

Vous trouverez l’intégralité des échanges mentionné ci-dessus en un pdf dont les noms ont été masqué. 

 

 

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Les nuits avec mon ennemi | Le Vif/L'express | 29/08/1997

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Témoignages capitaux contre Robert Spatz. Dont celui d’une jeune Américaine qui accuse le gourou de l’OKC, récemment emprisonné, d’avoir abusé d’elle durant son adolescence > Valérie Colin

LES NUITS AVEC MON ENNEMI

Le 30 mai dernier, 200 gendarmes belges et français investissaient simultanément, à Bruxelles et à Cas-tellane (près des gorges du Verdon), plusieurs demeures de la communauté d’inspiration bouddhiste tibétaine Ogyen Kunzang Chôling (OKC). Au terme d’une opération baptisée « Soleil », au punch « cow-boy » controversé, les forces de l’ordre ramenaient dans leurs filets quelques précieux poissons d’eaux troubles. Dont le Belge Robert Spatz, 53 ans, dirigeant de la secte, tôt placé sous mandat d’arrêt... Autant que l’intimidation des groupes sectaires, ce coup d’éclat visait sans doute une répercussion médiatique maximale. L’extrême publicité de l’intervention a en effet permis aux gendarmes de la capitale (cellule terrorisme section sectes) de recueillir récemment de nouveaux témoignages accablants pour Spatz. Ils lui valent aujourd’hui une nouvelle inculpation pour attentat à la pudeur, avec la circonstance aggravante que le gourou exerçait une contrainte morale sur ses victimes. La première, mère de famille installée en Belgique, était majeure au moment des faits. La seconde, jeune avocate habitant au Texas, n’était qu’une enfant.

C’est son frère, voyageant à Bruxelles, qui lui apprend l'arrestation du gourou. A Dallas, où elle vit, Claudia Frey, 27 ans, sursaute. Elle consulte immédiatement Internet. Si les nouvelles de Belgique y sont plutôt sommaires, un point la scandalise : Spatz y apparaît inculpé essentiellement pour des délits financiers. Or Claudia a subi des abus sexuels dans la secte, en France, dès ses 14 ans... Malgré la thérapie qu’elle a entreprise, les images d’un Spatz bestial n’ont cessé de la hanter. Cette fois, la jeune femme est décidée à tout raconter: les exils nocturnes dans la « tour », les attouchements forcés couverts par l’inévitable charabia spirituel, les prières et les menaces...

Le récit de Claudia commence pourtant dans l’allégresse, en Grèce, au milieu des années 70. Du magasin d’aliments naturels où elle achète ses croquettes de riz, la mère de Claudia, Barbara, directrice de théâtre à Athènes, rapporte un jour un goût marqué pour la méditation. Elle y a rencontré le « lama » Spatz. Il lui a proposé une vie pure et saine au château de Soleils, le « monastère » de Cas-tellane, lieu de villégiature des fidèles. Très vite, Barbara, divorcée, accepte. « Ma mère est partie comme ça, par la route, après avoir vendu ses biens, acheté une camionnette et entassé tout ce qui lui appartenait, dont mon frère et moi », se rappelle Claudia. Pour la petite fille âgée de 7 ans et pour son frère de 8 ans, l’aventure est exaltante. On leur promet la neige, qu’ils n’ont jamais vue. Et des chevaux. Ils déchantent : « Sur place, ceux-ci servaient uniquement aux travaux des champs. Et la mule mordait tout le monde... » Claudia va de déception en déception. Au monastère, l’absence de chauffage rend les hivers glacials ; la nourriture végétarienne et l’hygiène laissent à désirer. Mais, plus que tout, c’est la perte d’intimité, l’absence d’une vie de famille qui affligent l’enfant. « Nous dormions à trois dans une très petite pièce. Tout le reste — le travail, les repas — se passait obligatoirement en commun. »

CRISTAL ET LAMPES A HUILE

A l’époque, la secte compte très peu d’enfants. Persuadée que Claudia est « démoniaque », leur gardienne a en outre interdit à la gamine de fréquenter la seule autre fille du clan. Claudia se sent affreusement seule. Malheureuse, elle lit de la fiction anglaise ou française, des journées entières.

« Je devais m’occuper de moi-même. J’ai le sentiment d’avoir raté mon enfance. » Comme sa scolarité : lorsqu’elle atteint 14 ans, un oukase du gourou oblige la petite à abandonner ses études. Elle est affectée à une tâche autrement plus édifiante : l’entretien du temple tibétain de la secte. Chaque jour, la brunette y passe la serpillière et confectionne des mèches en coton pour 108 lampes à huile. Autour de la jeune fille, isolée du monde extérieur, l’étau se resserre. Pendant deux ans, entre 14 et 16 ans, elle ne sera pas autorisée à quitter le monastère.

Spatz lui intime alors l’ordre d’« aller dormir dans la tour » : c’est un bâtiment rond dont une cellule enferme un cristal au pouvoir prétendument magique. C’est aussi le lieu où Claudia aurait subi les assauts du maître chaque fois qu’il faisait escale à Castellane, entre ses nombreux voyages en Espagne, au Portugal, en Belgique, en France ou à Tahiti. « Sous couvert d’échanges d’énergie spirituelle, il me déshabillait et me touchait de façon sexuelle », relate Claudia. « Si tu ne dis rien à personne, tu deviendras très pure, très illuminée » : il la tient. Le « rituel » dure deux ans. Mais au fil des mois, l’abuseur devient plus agressif. Il conduit sa victime à l’hôtel, se dénude, l’oblige à le caresser. Elle se défend. Mal sans doute, comme peut le faire une adolescente sous influence, face à un adulte omnipotent : « Si tu refuses cette occasion unique, tonne-t-il, je peux contraindre ta mère- à des conditions d’existence plus difficiles... » Chantages minables, l’arme des faibles...

Le 18 juillet dernier, les gendarmes de la « section sectes » organisaient, à Bruxelles, une confrontation entre Spatz, toujours détenu, et sa victime. « Je ne l’avais plus revu depuis onze ans : cela m’a fait du bien, explique Claudia. J’avais conservé le souvenir d’une personne très grande et imposante. Devant moi, je n’ai plus trouvé qu’un petit homme vieux, nerveux, impuissant. » Au cours de l’interrogatoire, il arrive à Spatz, sourire aux lèvres, de plonger un regard sévère, concentré, au fond des yeux de la jeune femme. « Son regard de lama, se souvient-elle. Mais ça ne marchait plus... » Face aux autorités, le gourou conteste-t-il les faits qui lui sont reprochés ? Il admet, certes, les nuits dans la tour et l’imposition des mains sur le ventre de la fille. Mais il nie farouchement l’intention sexuelle. « Claudia, prétend-il, avait un problème, et je devais l’aider. » Elle a envie de le gifler. S’en abstient. L’entrevue, éprouvante, constitue somme toute, pour elle, un immense soulagement. Derrière son désir de vengeance (« La prison pour Spatz ? Il a le chauffage et des aliments corrects : ce n’est sûrement pas pis que ce que j’ai enduré ! »), elle songe à tous ceux qui continuent à subir ses manipulations.

Elle, elle connaît la chanson. Lorsque, à l’été de ses 15 ans, son père souhaite qu’elle vienne le voir, Spatz interdit cette sortie, et prie Claudia de répondre qu’elle n’a pas envie de rencontrer son papa. Elle essuiera un refus identique lorsque ses grands-parents américains l’inviteront à rejoindre définitivement les Etats-Unis. « Mon frère a pu y aller. Pour moi, Spatz avait prédit un grand malheur si je partais. J’ai accepté de rester, s’il mettait fin aux violences sexuelles et m’autorisait à retourner au lycée. Il a juré, et je l’ai cru. » Nouveau mensonge. Promptement, Barbara et sa fille sont transférées dans une annexe de la secte en Dordogne. « Lorsque je me suis renseignée sur les horaires des bus scolaires, Spatz m’a ri au nez, raconte Claudia. Et les abus ont repris... » Huit ans de servitude et de dogmatisme lui ont inculqué la vision d’un monde extérieur terrorisant.

Mais les lettres enthousiastes de son frère inoculent chez la jeune fille les ferments de la révolte. Juste avant ses 16 ans, elle déguerpit et fonce au Texas. Le processus d’affranchissement est long. Il lui faut trois ans pour oser révéler les viols à son frère. Prévenue par ce dernier, Barbara accourt. Par réelle empathie ? Parce que le gourou l’a ordonné ? Claudia l’ignore : « J’ai appris plus tard que Spatz avait raconté aux membres que je me droguais, et que ma mère avait dû partir pour me sauver... » Aujourd’hui, la mère et le frère de Claudia ont rompu les ponts avec la secte. Pas tout à fait, en vérité. L’une garde un sentiment mitigé sur les dix années passées à l’OKC. L’autre craint qu’en portant plainte contre Spatz, sa sœur mette en péril l’accueil qu’on lui réserve lorsqu’il rend visite à son jeune fils, resté dans la secte avec sa maman adepte. Claudia, elle, ne se pose plus de questions. « Ma mère était manipulée. Mon père n’a pas compris : pour lui, il s’agissait d’un groupe religieux un peu bizarre, mais inoffensif. C’est Spatz le seul responsable. » Récemment, des disciples intimidants l’ont appelée : « En témoignant, tu crois te faire du bien mais tu nourriras toute ta vie des remords... » Elle garde la tête haute, et froide. Elle a, dit-elle, la sensation très forte d’avoir fait uniquement ce qu’elle devait...

29/08/1997 | Le Vif/L'Express

Retrouvez le scan et le texte ci-dessous  :

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Extrait d'enseignement de Robert Spatz (début années 2000) sur les procédures judiciaires en cours #okcinfo

Vous trouverez ci-dessous la transcription d'un extrait d'un "enseignement" donné par Robert Spatz à ses disciples. La date exacte n'est pas connue, mais elle date du début des années 2000.

 

"La question que nous pourrions tous nous poser depuis plusieurs mois, c'est pourquoi ce Lama Kunzang est en prison.Il a plusieurs raisons. 

Une des premières est certainement de nombreux anciens membres d'Ogyen Kunzang Choling, qui par vengeance, par ignorance, par haine ou quelque raison que ce soit, ils ont essayés de se venger et inventer quelques histoires. Davantage déformer aussi, amplifier, corrompre la vérité. Puis bien sûr quelques parents de ces êtres ou d'autres êtres qui ont été parfois déçu de voir que leurs enfants  ne suivaient pas le chemin qu'ils avaient imaginé. 

Puis bien sûr il y a eu des associations et en fait ces associations se sont un peu articulées entre les êtres dont je viens de parler et puis les autorités des pays dans lesquels nous vivons et particulièrement la Belgique. Et ces phénomènes sectaires qu'on a essayé de nous prêter, qu'on a raccroché à notre attitude de vie, nous ont porté grand préjudice. 

Les médias s'en sont mêlés, pour essayer de vendre leurs papiers, leurs images, et puis c'est toujours pour des raisons d'argent. Il faut vendre des papiers, des journaux, des images et, et que demande le bon peuple ? Le scandale, l'horreur, ça fait tellement plaisir de voir les autres souffrir plus que nous-mêmes, être traîné dans la boue, insulté.

Iil y aussi que dans un pays, un système de sûreté, un système policier, se doit de répondre à des témoignages. Ils ont reçu quelques témoignages, quelques accusations mensongères, mais pour eux, ils ne décident pas si elles sont justes ou si elles sont fausses. Il faut réaliser une enquête, et cela dure des mois voire des années. 

L'état belge comme d'autres états, d'autres pays, n'ont pas encore la capacité de pouvoir contrôler à leur guise ces phénomènes de vie communautaire. Cela n'est pas apprécié, on n'apprécie jamais les êtres qui ne vivent pas comme nous dans une société. Nous vivons vraiment avec la société, dans la société, tout le monde peut rentrer chez nous. Nous n'avons rien à cacher. Mais le fait de vivre en famille, ça, n'est pas apprécié. 

Les tziganes aussi ont toujous vécu en famille depuis qu'ils sont partis, cela fait une demi-millénaire qu'ils sont rejetés. Et lorsqu'il y a une guerre, Hitler et ses nazis en ont tué un maximum. 

Le grand problème dans tout ce que nous vivons, c'est aussi la nouveauté. Le bouddhisme tibétain était-il enseigné en Belgique depuis longtemps ? Ou est-ce Ogyen Kunzang Choling qui a commencé ? Les êtres n'aiment pas la nouveauté, lorsque Galilée, après tant d'années d'incompréhension de notre système solaire avait mentionné tout le contraire en disant que c'était les planètes qui tournaient autour du soleil, et cela ne se pouvait pas, puisque le petit Jésus était né sur la planète terre, il fallait donc que la Terre soit le centre de l'univers, alors il a été torturé. 

L'histoire du monde est toute remplie d'évènements similaires, toutes les guerres, toutes ces querelles, toutes ces horreurs que les êtres humains vivent depuis des millénaires, c'est toujours la même raison."

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Règle d'Or de Soleils #okcinfo

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La Règle d'Or de Soleils, écrite par Robert Spatz régissait la vie dans les années 70 et 80 à Château de Soleils (aussi appelé Nyima Dzong).

Celle-ci a continué à être lue chaque jeudi lors de la scéance dite de "confession" : chaque enfant ou adulte se sentant coupable d'avoir enfrain une des règles se levait dans le temple devant tous les membres pour se confesser et lire la règle transgressée à partir du livre original trônant sur un pupitre.

Consulter tout le texte dans l'archive ci dessous :

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Tribunal correctionnel de Bruxelles: le juge rejette la comparution par vidéo-conférence du gourou OKC #okcinfo

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La 89e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a rejeté mardi la demande de Robert S., fondateur de la communauté Ogyen Kunzang Choling (OKC), qui est considérée comme une secte, de comparaître par vidéo-conférence à son procès. Parallèlement, le juge a rejeté la demande du ministère public d’obliger Robert S. à comparaître physiquement. Le procès concerne des activités illicites de l’OKC, soupçonnée d’avoir escroqué de nombreuses personnes, ainsi que des faits de moeurs dont est suspecté son dirigeant.

L’avocat de Robert S., Me Quentin Wauters, avait demandé au tribunal d’organiser une comparution par vidéo-conférence de son client étant donné que celui-ci, qui vit en Espagne, est en mauvais état de santé et que ses médecins lui déconseillent de se déplacer.

De son côté, le ministère public avait demandé au tribunal d’ordonner la comparution physique de Robert S., principal prévenu.

Le juge a estimé qu’il n’y avait lieu de faire droit à aucune de ces demandes, Robert S. pouvant tout à fait se faire représenter par son avocat sans que les droits de la défense, ou ceux du ministère public, ne soient mis à mal.

Ensuite, le juge a fixé les audiences du procès aux 4, 5, 7, 8, 18, 19, 21 et 22 janvier 2016. Il a également prévu les 25, 26, 28 et 29 janvier 2016 pour d’éventuelles audiences supplémentaires. Les audiences se dérouleront matin et après-midi.

Onze personnes physiques et morales liées à l’OKC sont soupçonnées d’avoir escroqué des dizaines de personnes et d’avoir abusé de leur confiance dans le cadre des activités de cette communauté bouddhiste à Bruxelles.

Par ailleurs, Robert S. seul devra aussi répondre de faits de moeurs commis en 2007.

source

 

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Robert Spatz (date inconnue) #okcinfo

Robert Spatz (date inconnue) #okcinfo

Une des rares photos de Robert Spatz qu'on trouve aujourd'hui sur internet