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#OKCinfo

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H.H. the Dalai Lama’s Comments on the Troubles in #Rigpa – Tibetan Buddhism – #MeToo

comment by RH in Contemporary Buddhism Group : 

It is encouraging that the Dalai Lama, at long last, spoke out openly about Sogyal Lakar and Rigpa. We should not forget, however, that he did so only after survivors’ stories and questions by reporters worldwide made it inevitable.

Likewise, we should not forget that for decades survivors and witnesses have repeatedly warned the Dalai Lama in vain about the sexual abuse by Sogyal Lakar, Namkha Rinpoche, and other Tibetan lamas. So far, Sogyal is the sole Tibetan abuser who the Dalai Lama has mentioned by name, while many others like him remain unnamed.

Finally, I am not aware of any effort by the Dalai Lama to invite survivors to share their experiences directly with him. His comments, at best, pay lip service to their plight—nothing more. Instead, the Dalai Lama focusses on the abuser, his entourage and institution. Clearly, he has not risen above the classic reflexes of religious figureheads of all denominations.

The Dalai Lama would do better to give the victims of sexual abuse by Tibetan clergy the recognition that is due, openly. He could do this by inviting a delegation of survivors to a meeting in his residence in India.

I would also suggest that the Dalai Lama hosts a Mind & Life meeting with (mostly) Western scientists about sexuality, sexual abuse and its treatments. The past decades, experts in the West, in part thanks to efforts of the Roman-Catholic church, have gathered a wealth of experience in these fields.

By and large, the Dalai Lama and other Tibetan lamas have remained oblivious of this expertise. As far as human sexuality and its derailments are concerned, a further training course is long overdue.

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"When any type of abuse, sexual or spiritual, requires a cost-benefit analysis, you have failed."

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Guru et disciple dans le vajrayana - Par Dzongsar Jamyang Khyentse

76 min read

OKCinfo does not endorse, support or agree with this article, it is the sole opinion of DJKR, we are rather ignoring the Vajrayana word-salad & instead reproduce this text here so that everyone can make his own opinion on how so called Buddhist "masters" manage their crisis communication by protecting the abuser and blaming the victims.


source : Dzongsar Jamyang Khyentse
traduction : MC

J’ai écrit le texte suivant en réponse à nombre de sollicitations, incluant celles de la presse, de mon opinion sur la situation actuelle de la sangha de Rigpa à propos de la conduite de Sogyal Rinpoche.

Je n’ai répondu à aucune des questions posées par la presse jusqu’à maintenant, car ce que je veux dire ne peut être publié ou altéré de quelque façon que ce soit. Malheureusement les journalistes coupent toujours les textes, puis sélectionnent et choisissent des bouts qui s’intègrent à leurs idées préconçues. Si vous ne me croyez pas, passez juste 5 minutes à regarder CNN, Fox News, Al-Jazeera, le New York Times, le Guardian ou le Breitbart News network. Vous découvrirez rapidement la nature de la « liberté d’expression » dans notre société moderne. Malheureusement, la plupart des magazines et bulletins bouddhistes ne sont guère différents.

Donc, voici ce que je veux dire, non coupé et inédit.

Veuillez SVP, vous munir de patience et lire le texte en entier du début à la fin ; ce texte doit être lu dans son intégralité et non par morceaux.

En premier lieu, cependant, je sens que je me dois de signaler que ce que je veux vous dire concerne la relation, entre un guru et un élève, spécifique au vajrayana. Car cette sorte de relation est un phénomène vajrayana, j’aimerais pouvoir dire que si vous n’êtes pas un élève du vajrayana, vous n’avez pas à vous préoccuper ni à vous soucier de ce qui suit. Mais je ne le peux. Pourquoi ? Parce que, que vous le vouliez ou pas, le vajrayana est associé au bouddhisme, et en abordant une situation du vajrayana, je ne peux éviter de parler du bouddhisme et de son futur.

Ceci étant dit, je suis sûr que les bouddhistes du Theravada et du Mahayana qui ont été entrainés dans ce débat public par simple association, doivent s’arracher les cheveux de frustration. Je ressens de l’empathie, à votre place, je ressentirais la même chose.

Mais il ya- une chose sur laquelle nous devons être clairs. Il y-a une claire différence entre le rôle de Sogyal Rinpoche en qualité de maître vajrayana et son rôle en tant qu’enseignant bouddhiste public et dirigeant d’une organisation à but non lucratif. Les maîtres vajrayana ne sont pas forcément des personnages publics. Beaucoup ne sont même pas connus comme étant des enseignants bouddhistes- dans le passé, certains maîtres vajrayana gagnaient leur vie comme prostitués ou pêcheurs. Mais à la différence de la relation maitre-disciple d’autres traditions, dans le vajrayana, la connexion entre le guru et l’élève est quelquefois plus personnelle et constante qu’une relation familiale.

Le plus souvent, le contraire est vrai pour les enseignants qui présentent le bouddhisme de manière plus générale. Ces enseignants sont souvent des personnages publics. Dans la plupart des cas, ils ont beaucoup de disciples, et ils sont ainsi que leurs enseignements largement disponibles. Ils peuvent aussi être à la tête de nombre de monastères et d’organisations non lucratives.

Ainsi guru vajrayana et enseignant bouddhiste sont en fait des rôles totalement différents- même quand ces rôles sont tenus par une seule personne. Le sujet de cette discussion est le rôle du maître vajrayana et le rôle de Sogyal Rinpoche en tant que maitre vajrayana et non le rôle de SR directeur spirituel de Rigpa et enseignant bouddhiste public.

La distinction est importante car beaucoup de bouddhistes se demandent comment expliquer ce genre de scandales à leurs amis et proches. Comment parler de ça avec votre petite sœur qui va dans un collège chrétien ? ou avec votre nouveau petit ami non bouddhiste, à qui vous voulez vraiment faire bonne impression mais qui pense déjà que votre ardeur à faire tout ce que ce guru vous demande est étrange. Donc c’est un problème qui devrait être considéré et traité séparément, spécialement à la lumière de la couverture médiatique croissante que la conduite de SR va susciter.

Rien de ce que je vais dire sur le vajrayana en particulier n’est facile à expliquer. En fait, je suis un peu préoccupé par le fait que je vais soulever plus de questions que je n’apporterai de réponses. Et je suis également certain que mes mots seront mal interprétés. Mais j’ai décidé d’essayer d’écrire ceci de toute façon, car il y-a beaucoup de pratiquants du vajrayana qui luttent pour savoir comment considérer la situation actuelle et qui aimeraient examiner les questions que je souhaite soulever.

La relation Maître-disciple

L’université de Nalanda en Inde était une des plus anciennes universités du monde. C’est à Nalanda que, il y-a 1400 ans, les savants confirmèrent qu’il n’existe pas une chose telle que l’atome, ou une particule la plus petite, ou un dieu qui aurait une existence inhérente ; et ces savants auraient éclaté de rire devant les théories actuelles du Big Bang et de la démocratie. Ce que je veux mettre en évidence c’est qu’à l’Université de Nalanda il n’y avait pas de place pour le sentiment ou la dévotion aveugle ou la croyance aveugle.

Narpa était le doyen de cette grande université. Ses accomplissements académiques étaient remarquables mais le laissaient insatisfait. Alors il renonça à son poste prestigieux et se mit en quête d’un maître dont la sagesse outrepasserait sa propre érudition et tout ce qu’il connaissait. Finalement, il rencontra Tilopa, un pêcheur, et cette rencontre marque le début d’un voyage risqué et extrêmement imprévisible.

Parmi maintes tâches inexplicables, Tilopa demanda à Naropa de pincer les fesses d’une princesse en public et de voler de la soupe, ce qui eut pour résultat que Naropa fut passé à tabac. Et pourtant Naropa- bien entraîné au scepticisme- fit de bon cœur tout ce que Tilopa lui demanda sans poser une seule question. Sa récompense fut l’enseignement du Mahamudra, qu’il transmit à ses propres disciples, qui eux-mêmes le transmirent. A travers les siècles, les enseignements du Mahamoudra de la lignée de Naropa ont continué à libérer d’innombrables êtres humains.

Les gens qui chérissent le mahamoudra ne sont pas stupides, ils ne sont ni des flagorneurs, ni sujets à l’idolâtrie.  La lignée Mahamudra de Naropa s’est largement répandue- pas juste auprès de hippies sans emploi, marginaux, asociaux et rebelles, mais aussi à quelques uns des plus grands empereurs du monde. Et le récit de la manière dont Tilopa a donné son enseignement à Naropa a été conté et re-conté. Non comme quelque sorte de légende, mais comme un enseignement et un exemple-un exemple que la plupart des pratiquants vajrayana en herbe désirent imiter. 

La lignée mahamudra de Naropa continue jusqu’à nos jours grâce à de grands marchands Mahamudra de l’extrême Orient, comme Chogyam Trungpa Rinpoche, qui l’a même transporté dans l’Ouest sauvage de l’Amérique.

Il y-a plus de 30 ans, Trungpa Rinpoche ordonnait à ses élèves, incluant d’éminents avocats et dentistes de Boulder, Colorado, de déménager pour l’endroit le plus lugubre de la planète : Halifax, Nova Scotia. Et ils le firent. Dans les temps modernes, un tel ordre équivaut à ordonner à Tilopa de voler de la soupe. Incroyablement, des décades après le décès de Trungpa Rinpoche, ces dentistes et avocats obéissants vivent toujours à Halifax et ont réussi à produire une troisième génération de pratiquants.

Au fait, si jamais vous vous trouvéz entourés de quelques uns de ces pratiquants, ils vous parleront des splendeurs de Trungpa Rinpoche à vous en rabattre les oreilles.

Ce genre de récit- du temps de Naropa à Trungpa Rinpoche au 20ème siècle- est un exemple de la relation guru-disciple dont dépend entièrement la transmission du Mahamudra.

Sogyal Rinpoche a-t-il « mal » agi ?

Récemment, certains élèves de SR, qui se considèrent eux-mêmes comme des pratiquants de la tradition vajrayana, ont prétendu que SR considérait les comportements injurieux comme « moyens habiles » ou « compassion courroucée » dans la tradition de la « folle sagesse ».

De quelque manière que l’on décrive le style d’enseignement de SR, le point clé est que si ses élèves avaient reçu une initiation vajrayana, si au moment où ils l’ont reçue ils étaient complètement conscients que c’était une initiation vajrayana, et si SR s’était assuré qu’ils avaient accompli et adhéraient aux pré-requis nécessaires, alors du point de vue du vajrayana, il n’y-a rien de mal dans les actions ultérieures de SR. (Au fait, initiation comprend l’instruction de pointing out (introduction à la nature de l’esprit) qui est l’initiation vajrayana la plus haute, connue sous le nom de quatrième abisheka)

Franchement, pour un élève de SR qui a reçu abisheka en toute conscience et donc est entré et a cheminé sur la voie du vajrayana, penser à étiqueter les actions de SR comme injurieuses ou critiquer un maitre vajrayana même en privé, sans parler de publiquement et dans la presse, ou simplement révéler que de telles méthodes existent, est une rupture de samaya.

Cela ne veut pas dire, comme cela a été suggéré, que le tantra fournit aux maitres une liste des manières dont les maitres peuvent circonvenir leurs élèves, sexuellement, émotionnellement et financièrement- vous ne trouverez une telle liste dans aucun des tantras. En même temps, un maitre vajrayana utilisera tout moyen pour défier et aller contre l’ego, l’orgueil, l’auto-chérissement et l’esprit dualistique de chaque élève, et pourrait bien terminer par dire à un homme vicieux et obsédé sexuel de se faire moine.

Je suis désolé, mais nous ne pouvons pas contourner les règles sur ce point. Quand à la fois le donneur et le receveur d’une initiation vajrayana sont totalement conscients et clairs sur ce qui se passe, ils doivent tous les deux accepter que la perception pure est la vue et la pratique principale de la voie du vajrayana. Il n’y-a pas la moindre place pour même une once de perception impure.

Mais qu’est ce que la perception pure ? En fin de compte selon le vajrayana, la pratique de la perception pure ne signifie pas seulement voir le guru comme un dieu, ni même comme une déité tantrique. Bien que le vajrayana comprenne notoirement des techniques de visualisation non seulement du guru mais de chaque être sur cette planète et de l’univers comme une déité, le point clé de la perception pure est d’aller totalement au-delà de la perception dualistique et de réaliser l’union de la vacuité et de l’apparence.

Pour dire les choses simplement, la perception pure est la forme la plus élevée de l’entrainement de l’esprit-dag nam byang en tibétain. Dag signifies pur, nang perception et byang entrainer ou s’habituer à.

Ainsi comment fonctionne la perception pure ? En tant qu’élève du vajrayana, si vous regardez SR et pensez qu’il est en surpoids, c’est de la perception impure. Pour essayer de corriger votre perception impure, vous pourriez alors essayer de le visualiser avec le corps de Tom Cruise, mais c’est toujours de la perception impure. Une méthode parmi l’infinité des « méthodes habiles » du vajrayana qui sont utilisées pour déconstruire et démanteler la perception impure, est de visualiser SR avec une tête de cheval, mille bras et 4 jambes. Mais même cette technique doit en fin de compte être transcendée afin de réaliser la perception pure.

En gros, tandis que la perception des élèves demeure impure, le guru qu’ils voient sera une projection basée sur leur projections impures, et donc elle ne peut être qu’imparfaite. La seule manière de changer notre perception impure et de voir le guru comme un être éveillé est par l’entrainement de nos esprits, en utilisant les pratiques de visualisation fournies par la voie du vajrayana.

Aucun enseignement vajrayana ou maitre vajrayana qualifié ne s’attend à ce que les perceptions d’un élève soient complètement pures au moment de son entrée dans la voie du vajrayana. C’est pourquoi les techniques utilisées s’appellent entrainement-et même le mot anglais « entrainement » implique que les erreurs sont inévitables. Mais il ya- un moyen très simple de vérifier vos progrès dans cette pratique. Dans le vajrayana, vous êtes supposé voir non seulement le guru mais vous-mêmes comme une déité. Donc, si, juste après avoir été instruit de votre état de déité, vous sautez le déjeuner et avez faim, cela signifie que votre entrainement est incomplet. Vous serez parfaitement accompli dans votre entrainement à la perception pure une fois que vous aurez réalisé l’union de l’apparence et de la vacuité.

Donc si un élève de SR devait le voir flottant au milieu d’un lac et sur la base de sa perception impure, projeter l’idée qu’il semble se noyer, ce ne serait probablement pas une bonne idée pour cet élève de penser : « Rinpoche est un être éveillé et devrait pouvoir marcher sur l’eau ». Une meilleure pensée serait : « Ceci est ma perception impure ! Rinpoche se manifeste en personne se noyant pour que je puisse accumuler le mérite de le secourir ».

Au fur et à mesure que votre pratique s’améliore, votre perception du guru ne sera plus liée ou limitée par les causes, conditions et résultats qui vous ont fait penser une fois qu’il se noyait. Ceci est l’étape de votre développement spirituel quand vous verrez véritablement le guru extérieur comme le Buddha et serez aussi capable de voir votre propre guru intérieur.

Jusque là, quand votre guru préside un conseil d’administration et qu’il devient évident qu’il n’a aucune information sur un problème, vous ne devriez pas hésiter an tant que membre prudent de ce conseil à lui fournir toutes les informations dont il a besoin. En même temps, en tant qu’élève du vajrayana, vous devez habilement vous rappeler que le guru ne parait inconscient à vos yeux que du fait de votre perception impure, et que en  paraissant nécessiter votre assistance, le guru est en réalité en train de vous donner une opportunité d’accumuler des mérites.

Nous avons tous des habitudes, et c’est l’habitude qui rend inévitable la perception impure. Dès le moment où nous entrons sur le chemin du vajrayana, nous commençons à rompre les samayas-qui sont nos vœux de maintenir une perception pure. C’est pourquoi l’hypothèse que tous les pratiquants vajrayana feront des erreurs fait partie intégrante du chemin du vajrayana. La voie du pratiquant est alors de se confesser immédiatement, exposer et réparer toute perception impure au moment où elle s’élève, et de continuellement aspirer à faire de moins en moins d’erreurs.

C’est cela que signifie garder les vœux de samaya. En fait la pratique du vajrayana ne peut être séparée de garder le samaya/ Il n’y-a pas une chose telle que « gardons nos vœux de samaya et pratiquons donc ».

En fin de compte, une fois  transcendées les possibilités de faire des erreurs et de rompre le samaya, même penser que quelque chose est à confesser ou qu’il existe un confesseur est une rupture de samaya. Dans le Buddhadharma, pas juste le vajrayana, le seul moyen pour chacun de nous de garder tous les samayas, est par la réalisation d’une compréhension parfaite de shunyata.

Si une perception impure-telle que la critique de son guru- est faite de manière délibérée et consciemment, et si cela devient une discussion publique bien organisée et chorégraphiée avec aucune place pour le changement ou la correction, cela constitue une rupture totale de samaya.

Une fois qu’une initiation a été donnée et reçue, ni le guru ni l’élève ne peut continuer à s’analyser réciproquement,- le guru ne peut analyser l’élève et l’élève ne peut analyser le guru. Une fois l’initiation donnée, le guru doit accepter cette personne comme son élève et s’en occuper comme de son propre enfant-même plus (que son propre enfant), en fait, peu importe combien l’élève est énervant, têtu, névrosé ou même criminel. Je sais que vous ne voulez pas entendre ça mais c’est la vue du vajrayana et c’est ce qui est enseigné dans les tantras.

C’est une grosse erreur de spéculer sur la possibilité de continuer à analyser et critiquer le guru après avoir reçu une initiation majeure-en fait c’est une totale erreur. Nous ne pouvons changer la vue fondamentale du vajrayana juste parce que cela ne convient pas aux esprits de quelques activistes libéraux, abrahamiques puritains ou individualistes.

Si vous trouvez que cette vision ne vous convient pas, mais que vous voulez quand même suivre le chemin du Bouddha, vous pouvez essayer plutôt les chemins du Mahayana ou du Sravakayana. Si aucune de ces voies ne marchent pour vous-si vous n’êtes pas confortables avec l’absence de fondement non duelle du bouddhisme-vous feriez aussi bien de suivre une des religions abrahamiques. Ce sont les religions qui suivent un chemin avec une base clairement dualiste et qui disent des choses comme « ne mangez pas de porc, mangez du poisson, et les femmes portent des burqas ». Si l’étiquette « religion » est vraiment trop embarrassante pour vos esprits élitistes et dits progressistes, vous pourriez essayer un genre de sécularisme quasi athéiste, habillé d’éthiques moralistes et gonflé de pharisianisme dogmatique libéral. Ou vous pourriez aveuglément vous autoriser à être avalé par l’angoisse existentialiste, et ensuite être agacé par ceux qui sont égarés par l’espoir.

Et encore, il y en a peut-être parmi vous qui désirent ardemment des enseignements tantriques parce que vous voulez obtenir toutes les réalisations possibles, mais sans souffrir aucune douleur ; ou parce que vous êtes le genre de personne qui a un sens fort de vos prérogatives et aimez éviter les pratiques préliminaires. Ou vous pourriez être très intelligent et vouloir suivre le chemin le plus simple qui amène les résultats les plus rapidement, donc vous essayerez peut-être de contourner le système en coupant dans les virages pour arriver aux plus hauts niveaux d’enseignement du Dzogchen et du Mahamudra plus vite. Ou vous pourriez être un de ceux qui gémissent amèrement quand le guru dit que ce n’est pas le bon moment pour de tels enseignements et alors utilisent le chantage émotionnel intense pour obtenir ce que vous voulez. Si vous tombez dans une de ces catégories, la relation maitre-disciple tout ou rien est ce que vous obtiendrez. Je suis désolé, mais c’est comme ça que les choses sont et je n’y peux rien.

Nous ne pouvons pas modifier la vue du vajrayana ou en inventer une version « modérée » juste pour convenir aux mentalités du 21ème siècle. Si nous le faisions, ce serait comme affirmer qu’en ces temps modernes, nous devrions dire que certains phénomènes composés sont permanents et certains phénomènes ont une existence inhérente- mais nous ne le pouvons pas non plus. La vue est fondamentale au Bouddhadharma et donc à la voie du vajrayana.

Dans le bouddhisme, l’idée générale est que nous entraînons nos esprits pour réaliser la non dualité. Le tantra nous offre la voie la plus profonde pour réaliser la non-dualité à travers la pratique de la pure perception, et dans le vajrayana nous essentialisons ( def : donner une essence) cette pratique en maintenant une perception pure du guru.

En fin de compte, en tant que pratiquants du vajrayana, nous devons exercer la perception pure envers tous les êtres sans exception, ce qui signifie que nous devons l’exercer également à l’égard de Donald Trump et même Hitler. Mais nous ne serons en mesure d’exercer une pure perception de chacun et chaque chose que si nous pouvons d’abord maintenir une pure perception de notre guru. Si vous essayez de conserver l’option de remettre en question, critiquer et analyser-en d’autres mots si vous conservez un peu de perception impure sélective comme une police d’assurance qui vous permet de mettre en doute votre voie même- alors comment réaliserez-vous la cessation de l’esprit dualiste ? Comment sera réalisé le « goût unique » ? Comment réaliserez-vous l’union du samsara et du nirvana ?

Une des pratiques fondamentales du Bouddhisme est de travailler avec nos propres projections. C’est une pratique sur laquelle l’accent est particulièrement mis dans le vajrayana. Je sais que nombre d’entre vous vont faire des yeux ronds et m’accuser de me défiler quand je dis ça, mais tout ce dont ses étudiants critiques accusent Sogyal Rinpoche est basé sur leurs projections. Je sais que c’est difficile à accepter, je sais que cela semble très réel, et même si ce l’est, c’est une projection.

Le point essentiel est ceci : si à la fois disciple et guru sont en toute connaissance conscients de la théorie et pratique du vajrayana, je ne vois rien de mal dans ce que SR a fait à ses soi-disant disciples du vajrayana- spécialement ceux qui sont restés avec lui de nombreuses années. Ces étudiants sont entrés dans la voir du vajrayana volontairement, c’est un périple qu’ils ont choisi d’entreprendre. Du moins, je présume que c’est le cas.

Est ce que des aspects de ce périple vont à l’encontre de règles communément acceptées ? C’est possible. Sont-ils en contradiction avec la manière de penser des humains modernes du 21ème siècle ? Oui. D’un point de vue mondain, une grosse partie du vajrayana est inenvisageable, peut être même criminelle. Si Tilopa vivait de nos jours, il aurait été enfermé depuis belle lurette. Quand on y pense, quelle nation ou culture occidentale se vanterait dans sa littérature de Marpa rossant Milarepa ?  Pourtant, les Tibétains glorifient cette histoire, la tenant pour un des plus glorieux exemples d’une vraie relation de guru à disciple.

Je suppose aussi que ces étudiants critiques de SR ne sont pas allés vers lui en quête de conseils pour atteindre des succès mondains ou pour des thérapies, mais pour trouver comment transcender le monde ordinaire-ce qui implique nécessairement d’aller au-delà de toutes sortes de valeurs mondaines telles que la moralité, le joug de la loi, la responsabilité, la transparence et ainsi de suite. Vous ne pouvez pas laisser un pied fermement ancré dans vos ambitions et zones de confort mondain et vous attendre à être capable de les transcender.

Voici la véritable raison pour laquelle il est dit que le vajrayana est exclusivement pour les disciples de « facultés supérieures »-ce qui dans le contexte, n’a rien à voir avec l’intelligence requise pour obtenir une bourse de Rhodes ou pour être diplômé de Stanford. Une personne avec des « facultés supérieures » est totalement dégouté de la dualité du samsara et du nirvana, rejette les idées de fondamentalisme et de modération, est révolté par l’anarchisme et la moralité, et résolu et sincère dans sa dévotion et la transcendance de la dualité. Et c’est pourquoi les élèves reçoivent tant d’avertissements avant de recevoir des enseignements du vajrayana.

Les disciples de SR étaient-ils avertis ? Les bases nécessaires à l’entrée dans le vajrayana avaient-elles été posées ?

Quiconque avec une once de bon sens sait qu’un avertissement doit être donné avant, et non après l’incident. C’est donc le devoir d’un maitre vajrayana d’avertir les aspirants disciples  de manière répétée et bien en amont de ce dans quoi ils s’engagent. Les élèves doivent être informés de ce qu’ils sont en train d’entreprendre- le schéma complet, pas juste les points forts.

Si SR avait donné ces avertissements, si il avait posé convenablement les bases en enseignant les fondamentaux du bouddhisme, s’il s’était assuré que ses élèves avaient construit une base solide par leurs études et pratiques, et si, avant qu’ils reçoivent leur initiation et enseignement, il les avait informé de la nature du sentier du vajrayana et des conséquences en cas de rupture du samaya, il y-a des chances que cette situation actuelle ne se serait jamais présentée.

Mais je suspecte que ce n’est pas tout à fait ce qui s’est passé. Sur quoi est ce que je fonde mes soupçons ? En partie sur ma connaissance des habitudes tibétaines d’enseignement et aussi sur le peu que je connais des méthodes d’enseignement de SR.

Tout d’abord, de nombreux enseignants tibétains ont encore coutume d’enseigner à des non-tibétains comme s’ils s’adressaient à des tibétains. Au Tibet, le vajrayana n’est pas enseigné de manière aussi secrète qu’en Inde, où l’on insistait de manière répétée sur la nécessité de conserver le secret absolu sur les enseignements et même l’identité du maitre. Même les initiations étaient données en secret, souvent dans des lieux inhabitables comme des cimetières ou des sommets montagneux. C’est tout à fait à l’opposé de la manière dont les lamas tibétains-qui habituellement s’assoient sur d’immenses trônes en face de milliers de personnes- donnent des initiations. 

En Inde, nos prédécesseurs tantriques étaient déjà extrêmement bien informés-Naropa par exemple, savait exactement ce dans quoi il s’engageait. Ce n’était pas le cas la plupart du temps dans l’histoire bouddhiste tibétaine.

L’ironie de l’histoire, c’est que de nos jours les étudiants occidentaux soient si désireux d’imiter les façons de faire tibétaines-habitudes qui, de toute façon ne valent vraiment pas le coût d’être prisées. Deux millénaires avant que la Renaissance européenne amène une nouvelle culture de  questionnement et d’investigation dans le monde moderne, le Bouddha avait déjà mis l’accent et insisté sur le rôle vital que joue l’analyse dans la découverte de la nature de l’esprit. Plus de deux millénaires avant la chute de l’autoritarisme en occident, le Bouddha enseignait : « Vous êtes votre propre maître. Nul n’est votre maître ». Aucun de ces conseils n’a jamais été pris au sérieux au Tibet. Ne pas prendre de tels enseignements au sérieux est une très mauvaise coutume et il n’y-a certainement pas de quoi en être fier.

Les lamas tibétains utilisent souvent des rituels tantriques comme part de manifestations publiques locales, ce qui signifie que les initiations vajrayana côtoient les levages de drapeaux et coupures de rubans (inaugurations). Chez les prédécesseurs du bouddhisme tibétain en Inde, on n’a jamais entendu parler de cette utilisation du tantra ; là-bas, aucune trace de transmission ou de rituel ne pouvait être entrevue avant, pendant ou après leur discrète exécution. Les lamas tibétains se vantent aussi publiquement de leurs gurus, comme s’ils dévoilaient une plaque commémorative. Mais je serais extrêmement surpris d’apprendre que Naropa ait pris quelque effort pour élaborer son CV, ou qu’il ait jamais annoncé publiquement que son guru tantrique était Tilopa.

Il peut être possible de donner des initiations et enseignements vajrayana ouvertement et publiquement en des lieux où les initiés sont totalement dévots, largement analphabètes et n’ont aucune formation académique ou usage de l’analyse. Mais c’est difficile de trouver ce genre de personne dans un monde rempli voire débordant de petits malins. Aussi de nos jours, quand les lamas tibétains pratiquent leur habitude de donner ouvertement des enseignements vajrayana à des non tibétains-en particulier aux occidentaux- mais oublient qu’ils offrent ces disciplines à des lecteurs du New York Times, élevés dans l’analyse critique, entrainés à chérir l’analyse et l’observation, et acclamés pour leur rébellion contre les conventions, il est inévitable que les choses s’effondrent.

En contraste absolu avec les caractéristiques qui marquent les étudiants modernes occidentaux du Dharma, la majorité des disciples tibétains sont culturellement forcés de recevoir des initiations et enseignements comme part de leur mode de vie traditionnel. Peu de tibétains approchent le vajrayana avec la moindre idée de mettre en pratique les analyses correctes et recommandées, et au lieu de cela, s’en remettent à la dévotion aveugle. A ce jour, beaucoup d’entre nous, pas juste SR, nous en tenons à nos usages traditionnels et par conséquent consacrons très peu de temps à donner aux étudiants les avertissements appropriés et à poser les bases nécessaires avant de leur donner initiations et enseignements.

Je connais un peu SR car j’ai visité des centres Rigpa et ai été témoin de leur première installation. Pour être franc, je n’ai vu aucun signe me permettant de penser que les avertissements appropriés aient été donnés, ou que les bases adéquates aient été posées, ou que les enseignements de base aient été donnés convenablement. A plusieurs occasions, il m’a semblé que certains étudiants étaient chrétiens jusqu’à peut-être la veille du jour où ils ont assisté à l’enseignement puis soudain 24 heures après, ils entendaient parler de la dévotion au guru, recevaient des instructions précises et pratiquaient le yoga du guru- c’était aussi extrême que cela.

Si c’est comme cela que cela se passait – si aucun avertissement et aucun entrainement de base n’étaient donnés avant l’enseignement du vajrayana- alors SR est encore plus dans le faux que ses étudiants critiques. Pourquoi ? Parce qu’il est de sa responsabilité de préparer le terrain en accord avec les enseignements et la pratique de base prescrits et bien établis du Vajrayana. Il n’y-a aucun doute que la personne qui a le plus de connaissance, pouvoir et donc responsabilité est aussi la plus coupable quand les obligations ne sont pas respectées.

Comment réagissent les élèves occidentaux

Mais il y-a une chose dans tout cela qui m’interpelle. Les étudiants qui critiquent SR semblent être supérieurement intelligents. Pourquoi donc, n’étaient-ils pas assez intelligents pour examiner et analyser le maître avant de s’engager ? Comment se sont-ils laisser emporter par l’expérience Rigpa, ces brochures en papier glacé et bien élaborées et tout ce tralala ? Et je ne comprends vraiment pas pourquoi ils ont attendu 10 ou même 30 ans avant de dire quoi que ce soit ? Comment se fait-il qu’ils n’aient pas entrevu ces problèmes leur première ou seconde année avec SR ?

Je devrais dire que mon étonnement est mélangé à de la sympathie, car nous humains ne sommes pas seulement sujets de nos intellects, nous sommes remués par nos sentiments. Je peux seulement supposer que ces étudiants étaient peut-être émus et même impressionnés par tout ce qu’ils voyaient à Rigpa ? Peut-être que les brochures en papier glacé, l’encens, les trônes et les chants ont fait leur boulot ? Et bien sur, Rigpa a accueilli de nombreux lamas grandement respectés et illustres, y compris le plus grand d’entre eux, ce qui a scellé la vénération et le respect que ces étudiants ressentaient non seulement pour la tradition globalement, mais pour SR lui-même. En conséquence de l’explosion de sentiments pieux qu’ils ont expérimentée, il a du y avoir peu de place dans leurs esprits pour plus d’analyse, car émotionnellement, ils voulaient juste « faire le saut ». A partir de ce que j’ai vu dans Rigpa, cela pourrait bien être ce qui s’est passé.

Hélas le karma joue aussi un rôle dans tout ceci, n’est ce pas ? Et maintenant que j’ai parlé de karma, je suis sur que certains d’entre vous vont m’accuser de me défiler à nouveau. Néanmoins, la réalité est que tomber amoureux de brochures de papier glacé et du bazar tibétain, être inspiré et touché par l’exotisme tibétain et les espèces en voie de disparition tibétaines, et tout autre chose qui surgit de nos esprits, tout survient des causes et conditions qui sont l’essence du karma.

C’est ainsi et tout ce que je peux faire est de vous encourager à accumuler plus de bon karma pour que nous n’ayons plus à faire face à ce genre de situation dans nos vies. Les sentiments sont karmiques. Et je crains que cette situation ne soit pas réglée tant que le karma n’est pas épuisé.

Si un maitre ou un disciple vajrayana chute, quelles sont les conséquences ?

Si le maître et l’élève ont atteint une réelle compréhension de la voie pratiquée et si les bases nécessaires et appropriées ont été posées et qu’une claire idée des conséquences possibles a été transmise, mais l’élève a toujours une vue erronée et agit en disant du mal et critiquant le maitre, alors, selon le tantra, l’élève subira des conséquences graves et inimaginables.

Mais les mêmes conséquences s’appliquent au maitre. En fait, si le maitre n’a pas posé les bases convenables, si le maitre profite de l’élève physiquement, émotionnellement ou financièrement, et si le maitre donne les plus hauts enseignement du yoga tantrique à ceux qui n’ont pas acquis les bases appropriées et que le résultat est qu’un élève immature rompe les racines du samaya les plus fondamentales, alors le maitre souffrira des conséquences extrêmement graves-conséquences même plus graves et terribles que celles de l’élève.

Si les bases appropriées ont été posées mais que les actions du guru-physiques, verbales, émotionnelles, etc.- n’amènent pas l’élève un chouya plus près de l’éveil, et si les actions du  maitre sont orientées vers le profit personnel, sexe, pouvoir ou la complaisance envers lui-même, il est clair qu’il ne sait pas ce qu’il fait. Il n’est en conséquence et de manière évidente pas un maitre vajrayana, ni même un mahasiddha. Et il devra en subir les graves conséquences.

Quand je dis conséquences graves, Je ne veux pas dire l’étalement dans les médias, ou d’avoir son image ruinée par le scandale, ni même d’être arrêté ou emprisonné. Ce n’est rien ! Les conséquences pour le maître sont bien pires qu’une simple humiliation au sens propre : il terminera dans les enfers vajra. Qu’est ce que l’enfer vajra ?  Il ne s’agit pas simplement d’être ébouillanté avec du fer fondu ou frit par les gardiens de l’enfer- ce qui en fait apparait plutôt confortable en comparaison. Le caractère insupportablement horrible de l’enfer vajra est qu’une fois là, vous  n’entendrez jamais parler des enseignements sur la cause et les conditions interdépendantes, shunyata et le reste, pendant des éons, des éons et des éons. Un millier de Bouddhas pourront apparaitre et disparaitre, mais dans l’enfer vajra, vous n’en entendrez jamais parler, ni de leurs enseignements.

Si l’action d’un maître abime l’image du Buddhadharma, ou gâche l’appétit de dharma d’un étudiant débutant, ou si la graine de l’aspiration qui guide juste une personne à suivre le dharma est irrévocablement détruite, les conséquences en sont si terribles qu’elles sont inexprimables.

Peu de gens semblent savoir comme il est difficile d’être un disciple du vajrayana, mais presque personne ne sait qu’il est encore plus difficile d’être un maitre du vajrayana. Je pense que l’ignorance affligeante et largement répandue de ces conséquences est la raison pour laquelle tant de gens se lancent dans le job de guru-même les sécularistes non-religieux. Mais quand l’occasion se présente, ces soi-disant gurus servent l’indignité de la même manière que les personnes ordinaires. Si les gens savaient à quel point le job de guru est précaire et dangereux en réalité, je doute que quiconque en voudrait. 

Le prestige même d’un guru et tous les avantages dont il jouit apparemment, sont à la mesure du grand nombre d’occasions pour le guru de tromper et d’être trompé en comparaison de celles des élèves. Comme Parul Rinpoche le dit dans « The words of my perfect teacher », quand un élève offre un simple centime ou fait n’importe quel effort, aussi petit soit-il, pour montrer du respect au maitre-en se levant quand le maitre entre dans une pièce, ou en s’inclinant devant lui, ou en le laissant passer-il y-a des résultats ; et si le soi-disant maitre vajrayana n’est pas éveillé, il ou elle n’est pas au-dessus des dettes karmiques que ces offrandes créent.

Bien sur, idéalement, un maitre vajrayana devrait être un être éveillé. Mais la réalité est que de nombreux  maitres vajrayana pourraient ne pas l’être, et cependant pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le profit personnel, la célébrité et le pouvoir, ils prennent ce rôle. Certains l’assument par nécessité. Ou quand les enseignements doivent être maintenus sinon la lignée risque d’être interrompue, ils acceptent  le rôle de maitre vajrayana par amour pour les enseignements eux-mêmes. A la base, s’ils se trouvent sans autre choix que de transmettre ces précieux enseignements, alors avec une réelle réticence, ils deviennent maitres vajrayana.

Donc un maitre éveillé devrait être libre d’illusions. Il doit savoir en lui-même qu’il n’est pas éveillé, et il ne devrait jamais se mentir en clamant qu’il l’est. En tant qu’élève cependant, vous devez voir votre maitre vajrayana comme un être éveillé. Ceci est le choix que vous devez faire. Mais cela ne contredit-il pas les paroles du Bouddha quand il dit : «  Vous êtes votre propre maître ; Nul autre n’est votre maître » ? Non, car vous êtes celui qui fait ce choix.

Un maitre vajrayana n’est absolument pas un mahasiddha s’il est touché par le scandale, s’il craint la honte publique et a peur d’être jeté en prison. Il n’est pas non plus un mahasiddha s’il craint de perdre des disciples. Un véritable mahasiddha, comme Marpa ou Tilopa, ne s’en préoccuperait pas le moins du monde, ni n’accorderait une pensée à l’idée d’être jeté en prison. Et un mahasiddha n’éprouverait certainement jamais le besoin de s’excuser pour aucune de ses actions, car tout ce qu’il fait l’est par compassion.

D’un autre côté, si votre maitre vajrayana n’est pas un mahasiddha et non seulement il bat ses propres élèves mais aussi des personnes au hasard dans la rue, préfère la merde à la nourriture gastronomique, déchire les billets de 100$, porte une valise pleine de ballons de foot ou de sable, est allumé aussi bien par un mec ou une femme rock et sexy, parle charabia, et ne vous guide pas sur une voie qui possède une vue, méditation et action ou une base, voie et accomplissement, alors il est tout simplement fou à lier.

Mais que faire si un maitre vajrayana n’est ni un mahasidddha ni un fou, que devrait-il faire ? Il devrait se comporter « de manière décente ».

Eveillé ou pas, un maitre vajrayana aura étudié de nombreux enseignements et techniques, précieux et profonds. A présent enseignant, il peut partager ce qu’il a appris avec des élèves sincères et dévots. Il sait qu’en utilisant ces enseignements et techniques transmises par ses maitres, il y-a toute possibilité que ses disciples atteignent l’éveil avant lui. Donc il a de bonnes raisons de se comporter décemment et de ne pas profiter de ceux qui ont tout remis entre ses mains. Quoique ses élèves aient sacrifié et offert -temps, argent, offrandes, respect, peu importe- il doit l’utiliser pour les aider. S’il allume une lampe en face d’une statue d’un Bouddha avec de réelles aspirations pour ses élèves, cela fera l’affaire.

Être décent signifie aussi que le maitre vajrayana doit connaitre les limites de ses étudiants – ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas supporter. Pour ce faire, il doit simplement utiliser son bon sens et se demander quelles sont ses propres limites. Que lui aurait demandé par exemple son propre maitre vajrayana de faire ? Si le maitre vajrayana de SR lui avait demandé de prendre des vœux de célibat, l’aurait-il fait ?

Toujours obéir aux ordres du guru est difficile. Par chance, aucun de mes maitres vajrayana ne m’a jamais demandé de faire quelque chose que j’aurais trouvé difficile à réaliser – je suis pratiquement certain qu’ils savaient qu’il me manquait la capacité de faire absolument tout ce qu’ils me demandaient.

Tout au moins, un maitre vajrayana doit toujours évaluer les conséquences de ses actions. En particulier, il devrait se demander si ses actions pourraient détourner des personnes du Bouddadharma en général et du vajrayana en particulier. Et un maitre vajrayana éveillé mais décent doit toujours se rappeler de faire la différence entre l’absence de peur de la « folle sagesse » et la stupidité de « on ne m’attrapera jamais » !

Perdu dans les traductions : Mauvaise interprétation des signes culturels

De mon propre point de vue limité, et d’après mon expérience de la proximité d’amis occidentaux depuis plusieurs décades, je dirais qu’un seul lama a vraiment compris la culture occidentale et agi sur elle de manière appropriée, Chogyam Trungpa Rinpoche.

La plupart des lamas tibétains, comme je l’ai dit plus tôt, enseignent aux non-tibétains de la même manière qu’ils le feraient avec des tibétains. Dans ce processus, ils essaient de faire l’impossible en transformant des élèves occidentaux en tibétains. Croyez le ou pas, j’ai rencontré des gens qui croient véritablement que la seule manière d’étudier et pratiquer le dharma est en apprenant le tibétain, en chantant à la manière tibétaine, en disant les prières en tibétain, et même en portant des habits traditionnels tibétains.

J’ai aussi remarqué que des lamas tibétains passaient beaucoup de temps à apprendre à leurs élèves des traditions tibétaines qui n’ont rien à voir avec le dharma. Je ne serais pas surpris si, ce faisant, certains lamas avaient conduit leurs élèves occidentaux à croire qu’ils ne pouvaient atteindre l’éveil qu’en étant tibétain.

Si le bouddhadharma en général et le vajrayana en particulier doivent être transmis et enseignés à des non-tibétains, il est important qu’il y-ait une compréhension culturelle appropriée entre l’enseignant et l’élève qui permette une transmission exacte et précise du véritable dharma. Ceci est difficile mais absolument nécessaire.

La culture après tout, ce n’est qu’une habitude et les habitudes sont la manifestation fondamentale de l’ignorance. Il est donc totalement injuste de blâmer le système vajrayana lorsque lamas et étudiants ne suivent pas les procédures vajrayana, parce qu’ils préfèrent s’appuyer sur leurs présomptions et habitudes culturelles- ce qui je le crains, est le cas de la plupart des lamas.

Le système Vajrayana lui-même établit très clairement toutes les procédures nécessaires. Presque toutes les initiations importantes- même la première des 4 initiations habituelles- sont précédées d’au moins 6 avertissements. Ces avertissements comprennent des instructions à à-propos du lama montrant le vajra, donnant l’eau du serment, et plus. Mais lequel d’entre nous lamas soulignons ces avertissements ?

Quand les lamas tibétains donnent des initiations aux tibétains et bhoutanais, la plupart des récipiendaires n’ont aucune idée de ce qui se passe, et très peu s’en préoccupent. Dans l’ensemble, les lamas tibétains considèrent comme acquis que les étudiants occidentaux ont la même attitude. Ces lamas donnent quelquefois des initiations à des milliers d’élèves en même temps, mais trop souvent les élèves ne savent pas ce qu’ils reçoivent, encore moins ce que le rituel signifie, car les avertissements vajrayana sont simplement lus à voix haute et laissés sans explication.

Pour être honnête, une part de responsabilité en revient aux élèves occidentaux, qui sont quelquefois plus intéressés à paraitre et parler comme des tibétains qu’à pratiquer le dharma. S’ils sont tibétologistes, activistes qui aspirent à être les sauveurs de la culture tibétaine, alors c’est la façon de faire- et je suppose qu’il peut y avoir un intérêt.

Mais nous parlons ici de Bouddhadharma, et le Bouddhadharma est au-delà de la « culture » et du « pays ». Par conséquent si vous vous intéressez à atteindre le soi-disant éveil, si vous voulez être « réveillé » et libéré de toutes les souillures et des effets des souillures, alors il est évident que vous devez aller complètement au-delà de la culture- même les cultures de manger du curry, mâcher de la tsampa et boire du café.

Si nous devons démêler les confusions-qui, comme je l’ai dit, perdureront probablement un moment, des distinctions claires entre Dharma et culture doivent être faites. Quand je considère la génération future de lamas et comment ils se manifestent actuellement, je dois le dire, je ne vois pas la moindre lueur de prise de conscience de ce problème parmi eux.

On m’a dit que Chogyam Trungpa Rinpoche faisait faire des pratiques de méditation assise- shamatha-  pendant plusieurs années Il leur faisait aussi étudier les enseignements du Sravakayana et du Mahayana en détail, les passant des années en préparation avant qu’il leur soit accordé initiations ou instructions précises. Trungpa Rinpoche est allé jusqu’à créer le phénomène Shambhala- enseignement et pratique Shambhala- pour s’assurer que ses étudiants étaient vraiment bien préparés au Bouddhadharma.

Toutes les procédures préparatoires prescrites sont importantes. Rappelez-vous, Naropa était déjà le doyen de l’université Nalanda avant qu’il essaie de trouver son guru- en d’autres mots, il était pleinement préparé.

Avertissements directs qui ont été mal interprétés

Un autre facteur qui rajoute de la complexité à la situation actuelle est que, si familiers que soient les étudiants au conseil qu’ils doivent analyser et tester le guru avant d’être son élève- et même quand les avertissements directs leur sont donnés- une part de l’être humain est que nous ne voulons pas entendre, spécialement quand nous avons été atteints par la flèche de l’inspiration. Cela signifie qu’en pratique, dans les rares occasions où les avertissements convenables sont donnés, la plupart des gens n’écoutent pas. Quelques uns n’entendent même pas  les mots d’avertissement. Pour la plupart d’entre nous, humains, la capacité d’écouter et d’entendre véritablement n’est pas facile à acquérir.

Malheureusement, avertir les personnes de danger ou trouble potentiel  peut aboutir à créer encore plus de problèmes. J’ai été très franc avec une jeune femme fraichement débarquée dans le dharma et suggéré qu’elle évite un jeune lama en particulier à cause du peu que je savais de lui. Mon conseil était sincère et désintéressé. Je n’étais pas seulement préoccupé pour elle mais aussi pour le jeune Rinpoche et pour le Bouddhadharma. Mais elle ne prit pas bien mon conseil- en fait, elle le prit très mal. A ses yeux, j’étais dominateur, possessif et jaloux. Bien sur, beaucoup de jeunes gens ont une nature rebelle et souvent font le contraire  de ce que vous leur suggérez. Mais dans ce cas-ci, elle  répéta tout au jeune lama, et le résultat fut la rupture des relations entre le lama et moi. Ceci est très regrettable.

Quelque chose de similaire m’est arrivé quand un élève s’est plaint auprès de mi de la manière dont son guru lui demandait constamment de lui acheter des choses – montres Rolex très chères, voitures, antiquités etc. Au moment où elle est venue me voir, elle lui avait déjà acheté plein de choses, mais maintenant, disait-elle, elle ne pouvait tenir le coup à cause de ses obligations financières envers sa famille. Je répondis, que de manière générale, si en sa qualité d’étudiant, elle voulait vraiment offrir des cadeaux onéreux à son maitre, elle devrait en faire autant qu’elle pouvait, aussi longtemps que possible. Mais que si elle ressentait le moindre embarras dans ce qu’elle faisait, elle devrait s’adresser directement à son guru pour lui faire part de son souci plutôt qu’à moi. Ainsi elle en parla à son maitre. Malheureusement, elle mentionna aussi que j’étais celui qui lui avait conseillé de s’adresser directement à lui et depuis ce jour, on ne s’est plus adressé la parole. Donner des conseils est risqué.

Qu’en serait-il si, des années de cela, j’avais averti les étudiants de Rigpa à l’origine de la lettre critiquant SR, d’examiner et d’analyser soigneusement leur maitre avant de devenir ses disciples. M’auraient-ils écouté ? J’en doute. Au pire, un avertissement franc aurait abouti à des incompréhensions majeures  et de graves conflits-  ce qu’en tant qu’être humain, je désire surement éviter. Je me rappelle aussi de réactions très sur la défensive d’élèves Rigpa après une plaisanterie que j’ai faite sur  l’attirail tibétain excessif que j’ai vu dans les centres Rigpa.

Mais qu’en serait-il si je m’étais fait l’avocat du diable ? Si j’avais non seulement conseillé à ces étudiants  de tester et analyser leur guru, mais si j’étais allé plus loin et dit : « SR vous a présenté tant de véritables grands maitres du Vajrayana. Pourquoi avez-vous  choisi de continuer à le suivre  plutôt qu’un de ces grands maitres ? »

Qu’en serait-il si j’avais posé la question : « A part ce que SR vous en a dit, quelle preuve avez-vous qu’il soit totalement et convenablement qualifié ? Il n’était qu’un enfant quand il a reçu des enseignements de Jamyang Khyentse Chökyi Lodro- le saviez-vous ? Saviez-vous qu’il n’avait que 10 ou 12 ans quand Jamyang Khyentse Chökyi Lodro est décédé ? Saviez-vous qu’il est allé dans une école catholique à Kalimpong et ensuite à l’université de Delhi ? Alors quand a t-il réalisé sa formation ?

Et si j’avais demandé : « Avez-vous vu des tibétains s’agglutiner aux enseignements de SR ? Les Tibétains sont toujours très polis en face mais savez-vous ce qu’ils pensent réellement ? Peut-être qu’en dépit du fait qu’ils savent que SR n’a pas été convenablement qualifié, ils sont polis avec SR parce qu’ils suivent les coutumes tibétaines »

Et si j’avais soulevé de telles questions ? Les étudiants présentement si critiques à l’égard de SR m’auraient-ils écouté ? Je ne parle pas que de SR. Et si j’avais soulevé de telles questions à propos d’autres lamas, rinpoches et khenpos ?

Le karma fait si souvent que l’on sape l’analyse et néglige les avertissements. Et bien sur, les liens et dettes karmiques jouent leur rôle, incluant les  erreurs d’interprétations continuelles des signes culturels- par exemple, quoique les tibétains pensent les uns des autres, ils se comportent toujours publiquement poliment, ce que de nombreux occidentaux confondent avec une confirmation de grande considération.

Les Tibétains et les Bhoutanais – et moi-même je suis un hybride tibétain-bouthanais- ont complètement mariné dans beaucoup d’habitudes culturelles. Je dois admettre, que le plus souvent, quand il s’agit de discuter franchement et honnêtement de ces importants problèmes, ces habitudes  sont vraiment gênantes. Les gens comme moi pensent que nous devons agir de manière humble et ne faisons pas souvent la différence entre être humble et ne pas être franc. Mais l’habitude de l’humilité sert souvent un but et peut, par exemple éviter des disputes inutiles. Personnellement, je conserverais cette approche, en partie par habitude et en partie pour éviter les ennuis- et en tant qu’êtres humains, la plupart d’entre nous essaieraient d’éviter les ennuis si nous le pouvons.

Bien sur, les lamas souvent ne disent pas ouvertement certaines choses car leurs mots ont été dans le passé mal rapportés, mal cités et coupés et publiés pour signifier totalement autre chose- les lamas sont souvent mal présentés de différents manières. Donc pouvoir dire réellement ce qu’ils pensent peut être problématique.

Fondamentalement, comme je l’ai dit plus haut, prévenir les gens de la manière de choisir leur guru est une des choses  les plus difficiles qu’un lama puisse faire. Mais si nous nous retenons d’avertir ouvertement les étudiants, comment en éviter les conséquences ?

A périodes différents, défis différents

J’ai reçu les abishekas d’environ 30 lamas, mais je ne peux pas me vanter de les avoir tous complètement analysés. Pour être totalement honnête, je suis un de ces tibétains qui sautent sur les initiations sans prendre le temps de bien examiner l’instructeur. Mais avant que de me décider à recevoir une initiation ou enseignement particulier d’un lama, je me rappelle fermement d’utiliser mon bon sens.

Une méthode que vous pouvez utiliser pour choisir de quels lamas recevoir les initiations est très semblable à la manière que vous utilisez, par exemple, pour trouver des bonnes pâtes en Italie. Nous supposons que les endroits où mangent les autochtones italiens sont bons, puisque les italiens connaissent les pâtes. Sur la base de ce bons sens, j’évite les enseignements de certains lamas.

Orgyen Tobgyal Rinpoche m’a jadis dit que lorsque Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche visita la France pour la première fois, presque personne n’allait à ses enseignements, mais aussitôt que les gens entendaient parler d’enseignements par Sogyal Rinpoche, tous allaient l’écouter. Bien sur je comprends que les gens s’attroupent pour écouter SR, il parle anglais et a de l’humour, les étudiants peuvent se lier à lui – ils se sentent connectés. Nous êtres humains, avons tendance à choisir la facilité quand nous pouvons, donc cela peut être un facteur.

Je dois dire qu’aucun des maitres dont j’ai reçu des initiations et enseignements n’a profité de moi, financièrement, sexuellement, physiquement ou émotionnellement. Mais je dois admettre, et je suppose aussi, qu’ils ne feraient jamais une telle chose- ce qui est une erreur de ma part. Une fois que vous avez décidé de prendre un enseignant comme votre guru, vous n’êtes pas supposé faire des hypothèses sur s’il vous traitera bien ou pas, car l’important est d’avoir le courage de tout lâcher avant de s’embarquer dans ce voyage inconnu et imprévisible du vajrayana. Et en tant qu’étudiant du vajrayana, j’aime émettre le vœu que dans mes futures vies, je pourrai maintenir une perception pure de mon guru et avoir la capacité de faire tout ce qu’il me demande, sans poser de questions.

Toutefois, la méthode de bon sens dont j’ai parlé pour choisir son guru comme les pâtes a ses limites. Je suis pratiquement sûr que beaucoup s’entichent d’un guru parce qu’il ou elle est l’élève d’un grand maitre, ou parce qu’il a été publiquement traité de manière affectueuse par de nombreux  grands gurus. Ma propre expérience m’a appris que cette approche ne marche pas toujours.

Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche vénérait et respectait tellement Jamyang Khyentse Chökyi Lodrö, Shechen Gyaltsab et Khandro Tsering Chödrön que quiconque lié à eux devenait très précieux pour lui- même leurs chiens. Je ne pouvais pas voir de grandeur particulière dans plusieurs des personnes à qui Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche montrait une telle affection. Quand j’en ai touché un mot à mon précepteur personnel, il me répondit que Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche avait la perception pure parfaite de chacun et de tout, spécialement ceux liés à son propre guru. Il me gronda : « C’est une chose que tu as besoin d’apprendre ». Maintenant je me rends compte combien ce conseil était précieux.

En un mot, pour ceux d’entre nous qui s’engagent dans un voyage spirituel, juger un guru par son CV et les maitres illustres qu’il connait n’est pas toujours une méthode fiable. En fait sur cette voie, l’existence même d’un CV est louche. Naropa n’est pas allé vers Tilopa pour son super CV. Au contraire, Naropa a du le chercher. Personne ne connaissait Tilopa car c’était un pêcheur ordinaire, donc juste le trouver était très difficile.

Test et équilibre (jeu de mot : check and balance - chèque et résultat/solde du compte d’exploitation)

Mettre en place des vérifications et des équilibres dans le monde spirituel n’est pas facile. Comme le Bouddha l’a dit lui-même quelques millénaires avant que la constitution américaine soit adoptée, aucun système n’est parfait. Le Bouddhisme est malgré tout, un système, mais un système qui en fait, ne croit pas au système, et ses vérifications et résultats ultimes sont les causes et conditions karmiques. Le Bouddhisme reconnait aussi que seul un être éveille peut dire si une autre personne est parfaite ou pas.

Certains d’entre vous sont actuellement en train d’essayer de tout faire pour vous assurer que les lamas qui se sont mal comportés ne soient pas laissés impunis. Votre motivation est peut-être bonne : vous voulez peut-être épargner à d’autres êtres innocents la souffrance causée par ce genre de comportement, et vous ne voudriez pas voir d’autres personnes détournées du Dharma à cause de cela.

Mon sentiment personnel est que de nos jours, il y-a très peu d’êtres humains dans le monde qui soient honnêtes, compassionnés, aimables, attentionnés et non corrompus- le genre de personnes pour lesquelles nous ressentons instantanément une crainte révérencielle quand nous les rencontrons. Et comme la mentalité « chacun pour soi » grandit de jour en jour, les rares personnes honnêtes qui restent sur cette planète disparaissent rapidement. Peut-être qu’en montrant publiquement les fautes comme ceci, dans les réseaux sociaux et ailleurs, dissuadera les autres d’agir mal ? Peut-être est ce le mieux que nous puissions faire en cette époque et âge dégénérés. Au moins, quelques lamas, particulièrement la jeune génération, recevront le puissant message qu’ils ne peuvent pas s’en sortir avec ce genre de comportement. Donc dans une période où le pouvoir et le prestige sont si enivrants que certains lamas se considèrent intouchables et oublient qu’on pourrait leur demander des comptes, peut-être est ce nécessaire ? Mais je ne crois vraiment pas que l’humiliation publique ou les sanctions légales soient la réponse, ou que cela résoudra le problème.

Beaucoup semblent être si désillusionnés par la situation actuelle qu’ils pensent avoir atteint un moment décisif qui signifie le début du déclin et la disparition finale du Bouddhadharma. Malheureusement, certains pourraient être si désillusionnés qu’il n’ya plus pour eux de retour en arrière.

J’ai peur qu’il n’y ait aucun doute là-dessus : le Bouddhisme est en déclin dans ce monde. Je suis certain que les doutes que les gens ont sur les dépositaires principaux du Bouddhadharma- comme les Rinpoche tibétains qui devraient être investis de l’intérêt de la survie du Bouddhisme- est une des raisons pour lesquelles tant de personnes se sentent découragées.

Alors que le Bouddhisme a toujours affronté des obstacles extérieurs – comme les invasions, conversion forcée par l’Islam, conversion sournoise par le christianisme, assimilation condescendante par l’hindouisme, etc ;- son principal obstacle est interne et les germes d’attitudes sectaires. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous en sommes à peine conscients, alors même que c’est l’une des plus grandes menaces auxquelles le Bouddhisme doit faire face.

Il y-a beaucoup de facteurs contributifs à la dégénérescence du Bouddhadharma. Sous la bannière de l’objectivité rationnelle par opposition à la superstition, et habillés de libéralisme soi-disant non dogmatique, nombreux parmi l’élite Bouddhiste européenne et américaine font la promotion d’une version du bouddhisme qui fait disparaitre la réincarnation. Leur campagne a le potentiel de détruire le bouddhisme bien plus surement que n’importe quel scandale interne. Après tout, le scandale actuel ne concerne qu’une seule personne, alors que la tendance pernicieuse et apparemment contagieuse de mal présenter le dharma- ce qui est en train d’être effectué par beaucoup et en affecte même plus- se répand si vite que c’est beaucoup plus insidieux et destructeur.

De plus, il y-a un grand groupe d’enseignants respectables d’art de vivre qui collectent et plagient les idées Bouddhistes sans scrupule. Ils vendent leur approche sous l’étiquette « pleine conscience » et « éthiques laïques », mais prennent soin de mettre de côté tout terme, expression ou jargon qui paraitrait le moins du monde religieux, au prétexte de rendre les idées du Bouddha accessibles aux gens modernes. Ils n’ont même pas l’honnêteté de reconnaitre l’auteur initial des idées et pratiques dont ils font commerce, et au lieu de cela essaient souvent d’insinuer qu’ils les ont découvertes par eux-mêmes. Pour moi, c’est du vol pur et simple. J’aurais pensé que les occidentaux, qui chérissent les notions de propriété intellectuelle et dont les pays imposent des règles de copyright strictes pour la protection des écrivains et institutions, se conduiraient mieux.

Encore plus dangereux sont les self-made gurus qui utilisent la pleine conscience et d’autres pratiques bouddhistes pour transformer l’essence de la voie bouddhiste en techniques pour accroitre notre amour du samsara. Ce faisant, ils détruisent complètement le but même du Bouddhadharma, qui est de libérer les êtres de la souffrance du samsara. Si la perversion des enseignements du Bouddha n’est pas démoniaque – le diable incarné, comme diraient les chrétiens- qu’est ce qui l’est ?

A l’autre extrême, le Bouddhisme est aussi miné par la tendance envahissante au Sikkim, Népal et Bhoutan de préserver la soi-disant précieuse culture et tradition antique à tout prix. En essayant d’embaumer leurs traditions, ils détournent le Bouddhisme et le dépouillent de toute signification et pertinence pour cet âge moderne.

La conduite de SR est peut-être sa ruine et malheureusement, peut-être celle de ses disciples. Mais les tendances de loin plus destructives à l‘intérieur du Bouddhadharma ont le pouvoir d’affecter des millions et en fin de compte détruire le Bouddhisme bien plus totalement que ce scandale actuel. Franchement, elles sont plus mortelles que la décimation perpétrée sur le Bouddhisme par la révolution culturelle et autres forces externes.

Et maintenant ?

La situation actuelle est difficile et malheureuse, il n’y-a aucun doute. En même temps ce n’est rien de nouveau. Dans le cours de l’histoire Bouddhiste de nombreux scandales similaires ont éclaté- et certains bien pires. Je pense que cette situation particulière nous donne l’opportunité de montrer notre résilience. C’est aussi notre chance de penser le Bouddhisme de manière plus large que par le petit bout de la lorgnette.

Pour les disciples du Bouddha, en particulier les étudiants du vajrayana et spécialement ceux de SR et ceux qui posent les questions très dures, je crois fermement que la discussion actuelle sur le comportement des gurus est ancrée dans un désir sincère de trier les choses et d’aider le sangha Rigpa et plus largement le monde bouddhiste. C’est l’aspect positif du questionnement que nous observons aujourd’hui, et c’est un côté qui doit être reconnu et apprécié.

Que vous le vouliez ou non, en tant que membres du sangha bouddhiste élargi, et spécialement en tant que frères et sœurs vajra, nous avons créé un lien entre nous qui est bien plus important que  la famille. Mais dans nos relations proches, nous autres être humains souffrons souvent du fait de la mauvaise communication. Quel est l’antidote de la mauvaise communication ? La communication ! Donc c’est le moment de libérer un espace où la communication véritable sans réserve peut prendre place. En fait, j’ai déjà lu un certain nombre de lettres et de posts en ligne par des personnes qui font un grand effort pour trouver une bonne solution.

Avant tout, cependant, nous devons avoir une vision d’ensemble- c’est le plus important. Ni le sangha de Rigpa ni aucun de ses membres individuels ne doit être transformé en proscrit. Il est aussi vital que nous nous souvenions et reconnaissions le bien que SR a amené en Europe et en Amérique. Le fait qu’il ait présenté tant de personnes à de si grands maitres est déjà en soi une contribution au Dharma qui ne peut être payée en retour, car ces maitres exceptionnels n’étaient pas juste des enseignants du Dharma, ils étaient quelques uns des plus grands êtres vivants du siècle.

Dans la balance, je soutiendrais que SR a fait beaucoup plus de bien que de mal à ce monde et au Bouddhadharma. Nous devons nous en souvenir. C’est trop facile de regarder cette situation de manière simpliste, de prendre parti et se liguer contre ceux qui ont des points de vue contraires- en particulier quand la dévotion est impliquée.

Pour moi, ce qui est arrivé récemment dans le sangha Rigpa a vraiment renforcé mon estime de nombre d’élèves de Rigpa- ceux que certains pourraient étiqueter de flagorneurs aveugles. J’en connais personnellement qui sont assidus, aimables, désireux d’apprendre, et qui se soucient vraiment de la continuité du Bouddhadharma et de la lignée- ce qui est rare en ce monde. Par les temps qui courent, le simple fait d’essayer de pratiquer la perception pure et de maintenir une dévotion pour son maitre et l’enseignement est véritablement admirable. C’est si encourageant de voir tant de pratiquants bouddhistes –de première ou seconde génération- se dédier à la pratique bouddhiste de cette manière. Tandis qu’il est tentant de se focaliser entièrement sur le scandale et la honte, ce que nous devrions surtout essayer de faire est de voir ça à travers un objectif beaucoup plus large et positif. De ce que je vois, la plupart des élèves Rigpa reconnaissent qu’il y-a quelque chose d’incroyablement bon dans les enseignements qu’ils ont reçus et dans leur lignage. Et de tous les étudiants du vajrayana, les élèves Rigpa sont parmi les meilleurs et les plus humbles.

Les tibétains devraient aussi reconnaitre que ces occidentaux, à la différence des tibétains eux-mêmes, sont nés et ont grandi dans des pays où manque toute forme d’influence du Dharma. Et pourtant, beaucoup de ces étudiants occidentaux voyagent sur de grandes distances pour trouver des enseignements bouddhistes. Sans aucune racine historique bouddhiste et absolument aucune culture bouddhiste dans leurs pays, ils ont néanmoins essayé de faire tout ce que les tibétains, qui étaient leurs maitres, leur ont demandé. Ils ont toujours essayé de faire de leur mieux. Beaucoup ont transformé leur salon en lieux de réunion où les gens peuvent pratiquer. Et la plupart ne sont pas riches- beaucoup n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

Dans cet âge fanatique extrême, quand tant de gens sont perdus et cherchent désespérément un sens à leur vie, la recherche du Bouddhadharma de ces occidentaux est remarquable et digne d’éloges. Cela l’est d’autant plus à une époque où tant de personnes dans le monde choisissent volontairement de suivre les vues et voies les plus extrémistes qui glorifient de nuire aux autres et à soi-même. Pourtant notre société soi-disant libérale, libre, intellectuelle met tant d’efforts à essayer de justifier ce genre de vision et d’action extrêmes. Certains qualifient même cela de « modération », blâmant quelques dévoyés, plutôt que de reconnaitre que c’est la vue et la voie qui sont fausses.

J’irais jusqu’à dire qu’il semble y avoir une tendance parmi les libéraux et intellectuels- tous ceux qui se glorifient d’être objectifs et aiment critiquer- à chercher les fautes dans les choses qui sont de toute évidence bonnes, et chercher le bon dans tout ce qui est évidemment très mal. En fin de compte, ils consacrent un temps et une énergie incroyables à railler une voie basée sur l’amour et la compassion qui n’a pratiquement aucun antécédent historique de violence, et qui enseigne la plus profonde sagesse de l’origination interdépendante. Et ils consacrent encore plus de temps et d’énergie à justifier une voie qui glorifie la violence et le dualisme.

Le bouleversement actuel causé par les critiques publiques même de SR est pénible pour de nombreux  pratiquants bouddhistes authentiques, spécialement maintenant que les medias occidentaux s’en sont saisi avec tant d’enthousiasme. Je soupçonne que beaucoup de libéraux, athéistes et la plupart des medias occidentaux seraient enchantés si des nouvelles d’un kamikaze Jaïn faisaient les gros titres, car cela prouverait leur point de vue que toutes les religions ont leur côté sombre et abrite des extrémistes. Comment ne serions nous pas découragés quand le quotidien à plus gros tirage d’Allemagne, le Süddeutsche Zeitung avec plus d’un million de lecteurs quotidiens, publie un article principal sur le scandale de SR sous le titre « Bouddhisme » et intitulé « outrage ». Imaginez le tollé si la presse occidentale rapportait chaque attentat à la bombe et massacre sous le titre « Islam ».

Ainsi, dans cet âge d’hypocrisie, les disciples du Bouddha doivent être plus braves et courageux que jamais. Dans une époque où il n’y-a presqu’aucun soutien à ceux qui suivent une voie authentique, et quand le doute s’installe à chaque tournant, il est plus important que jamais que- en tant que pratiquants individuels et sangha- nous ne soyons pas engloutis par le scandale et les conflits entre factions. Dans une ère où les vues fausses et les actions meurtrières non seulement prévalent, mais sont aussi glorifiées et même justifiées par de respectables intellectuels libéraux, nous devons redoubler d’efforts pour étudier la voie authentique du Bouddhadharma. En nous concentrant sur le schéma d’ensemble et le futur à long terme du Bouddhisme, la crise actuelle pourrait bien être l’occasion parfaite pour nous tous de renouveler, pour le bien de tous les êtres, nos engagements et notre consécration à l’étude et la pratique de la voie authentique du Bouddha qui mène à l’éveil.

#OKCinfo

Just a few ideas/advices to the courageous 8 from

– do not wait. go to justice, make a formal complaint, it will open a case and be part of the instruction. sooner the better.
– The people on the board will not face much, even more if they are not directly responsible for the abuses, they will not make any jail time, will probably have financial reparation to make, it’s nothing compared to what survivors had to endure. hiding a crime is not executing a crime, responsibility is different.
– get a collective lawyer that will manage each case separately with a team of lawyers. individualise your cases, do not get one narrative to defend everyone, each case is different, use this.
– if accused RIGPA board members WILL lie in court, (ongoing with OKC), they will have better, more lawyers than the victims and much more money to cover their defense, they will not hesitate to use Buddhist scriptures, interpretations, legitimation to defend their position) even if Human Laws state these abuses are crimes. Indoctrination will not help them build their case. Use these flaws in your own advantage, ideally your lawyer should need to understand some basic Buddhist philosophy to really counter- argument the Sogyal lawyer if you go to that point.

– the RIGPA board could easily dissociate itself from Sogyal by having his own set of lawyers, their task should be to save RIGPA, tie abuses to whoever is responsible for them and allow RIGPA to not dive WITH Sogyal if the two are mixed up.

IF the RIGPA board lie or is brainwashed and only try to save appearances instead of honestly trying to fix it this, it will unleash more problem than solution and sooner or later new people, even if it is in 10 years, some people will wake up, will talk, will go to the Police/Justice but the more times goes, the more it is going to be difficult to build a case. this path will destroy the center and all the good people invested in it. this is basically what RIGPA board should avoid at all cost.

The most important advice is : do not wait, go together, stay together. one victim on it's own can easily be defeated by arguments, 8 survivors with their own timeline, their own stories and their own defense is another piece of work and it will be difficult for any court in France to ignore the stream of stories and their common points. that's how you build proof on the realm of intangible abuses.

I will update this post with more ideas if they come in mind.

#OKCinfo

A Letter to Dzongsar Jamyang Khyentse Rinpoche Concerning “Guru and Student in the Vajrayana” – How Did It Happen?

In your letter, you emphasized that Vajrayana needs to be properly introduced. What I understood from your letter is that even though an authentic Vajra Master can pretty much do whatever they see fit, the relationship needs to be properly established. You say the Vajrayana teachings lay this out clearly. From this point of view, I would say I was not properly introduced, neither to the Vajryana nor the Dzogchen Samaya. If I manage to get a good lawyer, I think I have good chance to argue in Vajrayana court that my contract was not valid.

#OKCinfo

Sogyal Rinpoche Has Resigned from #Rigpa #Buddhism

It's interesting to see how the word allegations is being used all across the world when it's about Men sexual abuse, usually rich, priviledged, powerful men using their positions to try at all cost to appear innocent, "using the justice system" or a third-party independent body to look into these "allegations" while maintaning a narrative to appear like innocent. the denial is still KING, either for Sogyal or for RIGPA board, the tone of the letters sound as if the allegations will be proven false and his reputation soon restored. 

 

Letter to Sogyal from brave 8 : https://www.lionsroar.com/wp-content/uploads/2017/07/Letter-to-Sogyal-Lakar-14-06-2017-.pdf

letter to his students : https://cdn.tricycle.org/wp-content/uploads/2017/08/1_sr_letter_august_2017_eng-1.pdf 

board letter to their Sangha : : https://cdn.tricycle.org/wp-content/uploads/2017/08/2_rigpa_letter_aug_2017_eng-1.pdf 

Presse release from RIGPA : https://cdn.tricycle.org/wp-content/uploads/2017/08/Rigpa-press-statement-final-20170811.pdf

It's probably the last time we have to LINK the case to the case, both bearing very similar behaviour, not only from the "board" but also from the accused "master" himself, both using narratives, words and excuses to appear innocent that cannot be taken seriously. 

Any independent third-party looking into these matters should be the French Justice System, the Police, but for this to happen, survivors NEED to make a formal complaint, need to use the Human Law Justice system to make sure these so called "masters" are judged not only from a spiritugal point of view but most certainly from a Human Law point of view. Buddhism cannot exclude itself or put himsel on top of Human Laws as if sexual abuses conducted by a so called "master" can only be judged by spiritual laws or worst : stay for ever managed like a personal, internal dispute that an independent third-party could solve. 

Survivors from sexual abuse MUST go to Justice, must make a formal complaints, that is the only way to force not only Sogyal to face his actions but also to take this very very seriously and make sure this never ever happens again. of course adopting a code of conduct (the irony that a code of conduct needs to be crafted for a spiritual philosophy will not escape to anyone that Knows just even a fraction of what Buddhism stand for) 

To survivors we say : 

- Go to Justice, Buddhism is not a Law on top of Human Laws and Human Justice System. 
- If we really want to Clean Buddhism from these serial abusers, keeping this scandal an internal affair will never solve the problem, it will only push for later the possibility of a real, lasting solutions that can be put in place all across Dharma centers all around the World. 
- Do not think for one second that, as a survivor, Speaking up is Equal to "Harming Buddhism or Dharma or RIGPA" this is an excuse, used both in the case of OKC or other scandals that is a construct to minimise the importance of the abuse with the intent to preserve, turn off the light, the public eye from these abusers that use Buddhist Sangha & Dharma as a shield. 

Let's finish the work : let's speak up, let's make sure this never happens to anyone ever again. 

#OKCinfo

The untold short story of #OKC and Robert Spatz aka Ogyen Kunzang Chöling #Buddhism #SexualAbuse #Cult

3 min read

 

 

At some point NOT taking a position is equal to being complice to criminals so in the aftermath of the brave 8 students that found the courage to speak, we at have some advice :

- Do not make the same mistake we did by not speaking earlier and by not going to the Police/Justice with a formal complaints.

- Do not equate going to the Police/Justice to "harming the Dharma", this is a false argument used by so called Buddhist & Sangha all across the globe to keep hiding the unspeakable acts from their Guru's, with the excuse to protect Buddhism reputation, Buddhism reputation is suffering BECAUSE of these so called guru's behaviours todwards their students, not the other way around. Samaya is NOT broken by making a formal complaints to force a serial abuser to face his own action, quite on the contrary ! Samaya IS BROKEN by the guru's by breaking the trust, the relation, the confidence of students by abusing them, let's not use Buddhist logics AGAINST victims of sexual abuse.

- Buddhism does NOT replace the Laws of Men and the Judiciary. Sometimes Karma need a little bit of Help to play his role and staying in silence over grave abuse of power, sex, money etc..

- "Buddhism does not have a hierarchy" stated by countless Buddhist observers, practicioners or even Dalai-Lama translator Matthieu Ricard is a false argument : of course Buddhism have a hierarchy, just ask anyone in any Sangha all over the world how complicated it is to place different Teachers,Lama, Guru's in the same Temple : who should be higher ? who should sit next to whom ? who will speak ? who will be teaching ?

All these questions and all this diplomacy is a living proof there is a hierarchy, there is a lineage, there is an order, there is different schools with different leaders, all together they form the different schools of thought inside the big Buddhist familly. Of course the hierarchy in Buddhism is different in each country but in the West, there is different schools dominating in different countries and each of them have their own structure and autonomy, but that is not per se an argument to affirm there is no hierarchy in Buddhism.

There is a hierarchy of Importance, of Lineage, of experience, and IF this is not enough to take a position in the case of RIGPA or OKC, then perhaps Buddhism need some serious mutation to abide to some basic Human Laws such as : Integrity, Transparency, Ethics since it seems Buddhism is not enough to provide for such basic protection for students that should not be alone facing the responsibility of meeting with a predator guru under the disguise of the Perfect Teacher.

#OKCinfo

40 Years of abuse in the Name of #Dharma : the story of @OgyenKun Ogyen Kunzang Choling #Buddhism

8 min read

Recently and while we wait for the appeal to take place (2 years) we noticed that members travelled to Asia to meet with Rabjam Rimpoché (the so called Tibetan head of OKC since RS "retired" a vain illusion to try to salvage a so called Buddhist center that should be dismantled. 

We noticed that other "Tibetan teachers" are invited to OKC's Brussels center but also to Nyima-Dzong (where part of the sexual/physical abuses took place)

We also noticed that the "masters" page in OKC website is gone, it's probably a bug since this page stayed online during the whole trial in 2016 and is a proud element used by OKC to legitimate the organisation. 

We noticed OKC new publication in their "judicial dossier" trying to explain their reason to go to appeal (against the will of most of the remaining community parents) and we noticed that the Buddhist Hierarchy in Europe is not listening to a real drift in Buddhism regarding fake "masters" and their behavior against their disciples but worst in the case of OKC : sexual & physical abuse on Children's & adults. (not even going to mention fraud, tax evasion & other accusations)


RS profile is a defacto serial-sexual-abuser-narcissist-pervert.

Because if you study the date of each sexual abuse the reality is that RS never stopped abusing woman or teeangers/young-adults in the last 40 years. RS may be still doing it, the so called "initiations" and discret kinky-drunk conversations of the honor to be desired or touched by the Master, all time flanked by Yana, his disciple/master, leading the recruiting methodology back into the inner circle.


Even the police raid in 1997 didn't impeach RS from abusing girls the moment he got out of Jail early 1998, the same happened in 2003 in Charleroi and another variant to a under-age girl in 2004 at his house in Spain.

Some of  these facts are not part of the instruction thanks to the not-so great Belgian Justice system and also the fact that the whole inquiry completely missed the story. its very distributed european dimmension allowed RS to defuse the ticking bomb over the years and the very fact that we, civil parties, were all busy constructing lives these last 2 decades Out of this Mess was the best weapon used against the whole case by RS/OKC : Managing Time and Information. that's how 19 years go by with the State Justice loosing its track and civil parties too busy to rebuild from scratch to just have the time to think : what should we do ? 

We feel it is time to go full frontal with the Buddhist "masters", it is time to confront their support to OKC (or to by the way) and we will not let time go by & allow the Buddhists to NOT take a stand, a position regarding their inconditional support up to this day, to a serial-pedo-rapist-abuser that literrally avoided his own trial for being fake-sick while perhaps still abusing other girls (major of age as of now, like if this was a good reason).

We will not stay silent and we will use the means we have : Public Shaming (as advised by Dalai-Lama regarding sexual abuse & fake "master") we will use the tools available to us : Social Media, Search Engine Optimization, everything will be done to disrupt their communication and STOP the Tibetan Buddhist Hierarchy to keep giving its official support to a toxic & dangerous criminal that destroyed the lives of so many people while creating an out of control utopia under Buddhist disguise. 


Demands: 

- Move the events in Brussels to any other legitimate Buddhist center in Belgium.
- Move the events in France to any other legitimate (not RIGPA) Buddhist center in France. 
- Cancel any plans to teach at OKC "centers" while there is a trial and appeal ongoing.


We will not hesitate going to the International and local Media to make sure this horrific story don't fade out while RS is busy preparing his defense for the incoming court appeal.

If needed we will intervene legally and peacefully in the Public Space to denounce, confront in the open and make sure plenty of journalists & media are present while doing so.

Ogyen Kunzang Choling legal existence should be dismantled, then only a plan to save the Temples and all the Work and Dedication of hundreds of people can be restored to all the members.

But OKC back-leaded by Robert Spatz decided to Appeal after a VERY clement sentence. Not the victims, not the civil parties in this story. neither the remaining of desperate OKC members, glued to a structure that only benefited the master puppet and his familly. this has to stop. Tibetan Buddhist lineage should take their responsibility : do not legitimize OKC by visiting it, it doesn't help Buddhism, it doesn't Help the victims, it doesn't help anyone.  
Cancel or move the events !

Prior to this, since 2015 we did everything in our power (with very close contact to the tibetan buddhist hierarchy) to alert them, explain them, with this very presentation, about the reality of OKC. it's like they live in isolated bubbles were the very actions of their peers go unchecked, un-balanced, or like in our case completely out of control if not mad. 


We get in return long explanations about the difference between our culture and theirs, we hear false arguments used to justify their silence and we hear the same old tibetan buddhist political excuses to avoid facing their own responsibility : mainly giving by their presence the authority to Robert Spatz aka Lama Kunzang to claim to be a Buddhist Master since 1972.

In 2017 the Tibetan Lineage is guiding OKC out of this mess but unable to publicly denounce and take a stand?
There is plenty of articles, blog post and what not regarding Buddhism, sexuality but also communities, cults, sectarian drifts and all the thinking that got out of the 60's and 70's but one cannot but ask the question:

Why is there so much sexual assaults attached to Buddhist centers, teachers and so on without a bigger impact in the mainstream everyday noise?

Buddhism is so nice, nobody wants to hear: sexual abuses & Buddhism together. right?

But it's there because no action was taken when it was still time, today OKC is nothing but a Name, the only reason its still afloat is because OKC is sold:present itself as the bedrock of Buddhism in Europe. it's an empty shell.

OKC cannot claim to dissociate from the actions of Robert Spatz and at the same time welcome Tibetan Buddhist teachers under its roof like if 2 decades of inquiry and the civil parties enlightened testimonies at the trial is invisible. 

OKC wants to/should dissociate from Spatz ? this boat also sailed months ago, when the very google slide above
was sent to high-level Buddhist teachers in different centers across Europe and the US.

You cannot dissociate from Robert Spatz while having the same Lawyers, the same piloted-defense only in the interests of RS and his name/brand OKC.

Dissociation is about turning upside down this trial and actually tell the truth. stop protecting individuals, structures or relations to avoid facing the effects of one's actions or inactions.  

Sexual abuse, harsh treatments: it's also present in other religions, cultures, countries etc...it's systemic if you look around it's like powerfull men either in Religious, Politicians, Economic areas can shield their egotic interests from the repercussion of such acts but are indeed only sitting on a time-bomb & from complete obliteration when the public radar cross the issue. Non-Violent Public Shaming. because by NOT taking any stance, any action, you choose a brand over your values, you choose the shame of western Buddhism as your ultimate associate. 

Let's clarify a few things: 

Sexual abuses, Physical harsh treatments are not a cultural option, its not meant to be this way even if increasingly common, harsh treatments are not something Tibetans or anyone are "culturally" used too, the argument "it's a different culture in the West or Asia", in both cases ANY sexual abuses on ANYONE is against the very logic of Buddhism and Human nature, there is no cultural axis that can be used to legitimate or explain or minimize abuses on Children's. no matter their social context, their religion, their race or any other "difference". Period. 

Nobody cares if in Tibet or Nepal or India a case like OKC would be given less or no importance, OKC is based in Europe, in Belgium, in Spain, France, left Portugal in 2012 after members deserted the boat.

Nobody is asking Rabjam Rimpoché his opinion on sexual abuse or the illegitimate abuse of his cultural heritage and name to manipulate and legitimize the whole OKC endeavour. this boat sailed long ago. 

The case here is about saying : I (tibetan teacher present in the OKC website) fully reject any associations, use of the image, name, branding used by OKC with the teachers of the Nygima-pa Tibetan School (association RS aka Lama Kunzang claim to be a direct recipient) and pledge to stop any activities with OKC at least until the trial/appeal has gone through.

If the Tibetan Buddhist Hierarchy in Europe is unable to take a stand, we will ! 

we have nothing to lose at this point. 

This joke has been going long enough, now comes the time to face the facts and clean the House of Buddha !



#OKCinfo

Si d'aucun se demande pourquoi des articles ou des opinions sur se retrouve sur ce site web a priori dédié au décryptage de l'affaire OKC et point central d'information sur le procès Spatz-OKC c'est bien parce que en tant que partie civiles dans l'affaire Spatz-OKC, les similitudes a plusieurs niveaux sont frappantes, tant sur le plan des abus que sur la "sagesse folle" et la dérive sectaire comme forme de pédagogie que l'adepte ne peut qu'accepter au risque de se faire éjecter et d'être pointé du doigt par la "Sangha" des pratiquants trop souvent une secte dans la secte et garant de l'emprise de la dérive sectaire du "Maître" sur les adeptes.

Dans le cas OKC c'est encore plus unique et spécifique parce que les parties civiles, arrivées en tant qu'enfant et parfois bébé dans ce qui était une communauté dans les années 70-80-90 se sont retrouvés dans un système sectaire ou les garants de l'ordre social était les adultes, les parents, les responsables, les adeptes dans leur ensemble et donc il nous semble important d'attirer le regard sur les similitudes entre 2 sectes : OKC et RIGPA, toutes deux dans la tourmentes, toutes les deux répondant par le déni et le rejet total des faits, toutes deux dans un révisionisme de leur propre histoire dans un but très clair de dénigrer les victimes, les parties civiles et les faits en les présentant comme de simple rumeurs, de simple élucubration d'adolescent révolté.

Les points communs sont légions pour toute personne honnête ayant vécu dans la OKC et nous pensons qu'en parler et éclairer par le débat public ces affaires ne peuvent que rendre service à la société toute entière et mettre en garde toute personne voulant se rapprocher du Bouddhisme pour qu'elle sache faire la distinction entre un guide spirituel et un charlatan qui plus est abuseurs et dans le cas de Robert Spatz : pédophile et protecteur d'un autre cas de pédophilie sur au moins 7 jeunes filles au Monastère de .

En fait si l'ont part du principe que ces charlatans pédophile n'ont rien de Bouddhiste, il devient beaucoup plus simple d'en parler et de faire la distinction entre un brave moine bouddhiste qui n'a jamais fait de mal à une mouche et les délires sectaire de ou depuis l'inception du Bouddhisme en France et en Belgique.

#OKCinfo

Temple bouddhiste de l'Hérault : confidences de l’ancien bras droit Olivier Raurich #rigpa #sogyal #rimpoche

"Petit à petit", des "choses inacceptables" sont apparues. Olivier Raurich a recueilli des "témoignages", explicites, qui racontent "comment il utilise sa position de grand maître et ce qui relève du “sacré” pour obtenir des faveurs sexuelles". Il y a aussi cette scène étrange, au terme d'une retraite qui a rassemblé 800 étudiants en août 2014 à Roqueredonde, où Rinpoché demande "des offrandes très abondantes, en liquide, des enveloppes épaisses où il fallait marquer son nom". Plus tôt, durant l'été 2011, ce malaise lorsque Lerab Ling lui fait suivre "un entraînement pour ne pas répondre aux questions embarrassantes des journalistes", après la parution d'un article critique dans l'hebdomadaire Marianne. Il choisit pourtant encore de rester.

"Peut-être que Sogyal s'est pris à son jeu, il croit en sa propre histoire", analyse Olivier Raurich, revenu de l'organisation de "l'institution tibétaine comme une institution religieuse", avec "des gens merveilleux et des brebis galeuses, que l'institution couvre". Lui-même a-t-il été aveuglé par le concept de “folle sagesse” qui permet à des grands maîtres de "casser l'ego" des autres pour les amener à l'"éveil" spirituel ? Marion Dapsance rappelle qu'Olivier Raurich invitait les élèves à "ne pas faire preuve d'esprit critique", "accepter tout ce qui sera dit et fait par Sogyal Rinpoché comme un enseignement", intégrer qu'"un grand maître n'est pas un être humain comme les autres", mais un être "spécial", exempté des "règles du sens commun"...

Encore une fois pour les enfants devenus adultes au sein de la OKC, en analysant ce qui se passe à on constate à quel point c'est criant de similitudes avec le comportement de Robert Spatz alias Lama Kunzang. 

Par contre chez OKC contrairement à Olivier Raurich qui est capable de prendre du recul et analyser la situation dans laquelle il se trouvait, a peine 1 an après son départ du centre, le conditionnement et le cul de sac dans lequel se trouve encore aujourd'hui les membres OKC démontre de la profondeur du conditionnement et de l'impasse de leur situation économique et social, les rendants effectivements incapable de trouver ou de penser une porte de sortie. 

#OKCinfo

Les Dévots du Bouddhisme par Marion Dapsance (updated) #mustread #alire #bouddhisme #france #secte

12 min read

J'ai dévoré ce bouquin en 5h, 300 pages qui décrivent avec une précision déconcertante les mécanismes féodaux, autoritaires, capitalistes et misogynes qui se sont imbriqués dans la conception occidentale du bouddhisme tibétain dont le centre RIGPA sous la "direction" de Sogyal Rimpoché et les similitudes à foisons sur le plan religieux, sectaire, adoration, "no limit", Sagesse Folle de Robert Spatz alias Lama Kunzang.

Secte nuisible : 

Fermeture sur le monde, Manque de discernement, attitude sectaire co-optée par le clergé, les "proches", dakinis exploité en femme-objet, secret initiatique avec menace karmic à l'appui, manipulation flagrante, monétisation du Dzogchen et du bouddhisme en général, abus de pouvoir, d'ego, abus sexuels, récidive, détournement des supports de méditation classique sur "le Maître" qui se transforme en culte de la personnalité et j'en passe ont leur équivalent dans le Spatzisme; 

Les rituels de visualisations, les pratiques, les prosternations, les lung et les wang donné à tort et à travers sans la moindre légitimité autre que l'artifice d'une illusion déployée dans une assemblée conquise par son propre mythe et c'est dès le début que la "folle sagesse" est déjà de mise et sera le socle de toute la manipulation sur le long terme, l'endoctrinement profond, une véritable trahison spirituelle pour des gens qui s'était engagé avec leur vie dans la recherche de l'accomplissement par la voie du Bouddhisme et le peu qu'on en savait en Belgique ou en France dans les années 70. 

RS/SR et l'impunité totale

RS et SR deux manifestations différentes d'une même pathologie (aussi présente chez des prêtres, des églises, des internats, parfois des familles) Pervers Narcissique (Pédophile dans le cas Spatz) (Récidiviste?) incapable de ressentir la moindre empathie à propos des êtres-objects qui le serve, en fait l'univers entier tourne autour de ses individus, la Justice d'un système qui n'est pas régi par "La Loi", ce Procès d'un système que la OKC à toujours traiter en parasite se conformant uniquement sous la pression, pour des raisons commerciales ou légales qui ne contribuaient en fin de compte qu'à institutionnaliser le système, le rendant légale, même si toujours opéré par une direction invisible, mais omniprésente, presque omnipotente via son clergé.

La tempête des méduses du début du procès en janvier 2016, c'est une chiquenaude dans un verre d'eau pour celui qui après 40 ans d'abus sexuels, spirituels, moral et financier se pavane dans sa gigantesque villa quelque part sur la côté espagnole. 

On est en 2016, tout le monde (ou pas) est au courant que des prédateurs sexuels, spirituels et financier existent, mais mêmes après des procès, des scandales, des arrangements financier, même après condamnation publique de ces actes par la hiérarchie même duquel ils s'auto proclament "Lama" et puis rapidement éveillé, hein parce qu'on a qu'une vie, alors autant commencer tout de suite par le Tantrayana et abuser au nom du Dharma des enfants innocents dans une prison invisible.

Après 19 ans et un procès dans son ensemble juste, on a enfin une condamnation lourde sur Robert Spatz, mais une peine oh combien trop favorable pour la gravité et le nombres de faits.

Le Bouddhisme est il responsable ?

Le "Bouddhisme" dans son ensemble n'est peut être pas "responsable" mais ce dernier est complètement irresponsable en laissant ces prédateurs vaquer à leur méfaits en toute impunité ou en utilisant l'excuse de "le bouddhisme n'est pas une religion organisée", c'est tout simplement faux. Aujourd’hui le Bouddhisme en France et en Europe est institutionnalisé, il se retrouve dans les émissions du dimanches, il y a une structure de centre, une hiérarchie d’importance, des tas de politiques interne quasi impossible à comprendre, mais il n’est pas assez organisé que pour dénoncer des abus sexuels sur des enfants pratiqué dans un contexte Bouddhique en France, Espagne, Portugal et Belgique ? ou dans le cas de RIGPA sur des adeptes en toute impunité ? mais de qui se moque t’on ?

L'abcès qui va péter inévitablement : 

Entre temps Sogyal se pavane toujours et pour en revenir au livre ci dessous, autant Sogyal que Lama Kunzang (RS) sont protégé par une clique de dévots complètement enturbiné dans une réalité parallèle au point que si ça se trouve: ce sont les victimes de l'OKC, la communauté qui a payé le procès, c'est probablement un dernier "disciple" qui s'est encore fait berné en donnant son héritage pour payer les avocats de Spatz.

Quel disciple payera le procès d'un Sogyal un jour au nom de la dévotion et de la "pratique en action" ?

Pour RS c'est encore plus machiavélique, c'est plus sophistiqué que Sogyal après lecture du livre de Marion Dapsance comparé au dossier et au lecture de toute les dépositions des parties civiles. Spatz à été beaucoup plus loin dans la dérive totale encore que Sogyal, c'est dire !

Des points similaires, mais une démence bien propre à chacun, mais la même dérive sexuelle, la même dérive spirituelle (en plus barbare-basique pour Sogyal) et plus machiavélique-pervers dans le chef de Spatz.

Alors à tous les "Bouddhistes" qui s'excitent parce que ce livre à oublié tel ou tel faits ou tel courant ou X ou Y: ce n'est pas le sujet! 

Mais surtout tant que la hiérarchie Bouddhiste (en tout cas en Occident) n'adopte pas une charte internationale qui régit les limites et les droits et les devoirs d'un "Maître reconnu" (comme proposé par des adeptes occidentaux du DL) c'est que dans le fond, comme l'Église, le Bouddhisme n'a pas envie ni l'intérêt de faire le ménage dans sa propre maison et tant que c'est le cas, le terme "les dévots du Bouddhisme" est un excellent choix de titre quoi qu'en dise ses "Bouddhistes" offusqué avant même d'avoir lu le contenu du livre sur le fait que ce livre serait une généralisation. 

Trop facile de dire que les adeptes ont une part de responsabilité dans le choix du Maître, oui bien sûr qu'ils en ont une (et encore qui à 16 ans ou 20 ans est responsable ou même capable de percevoir qui est possiblement un Maître ou pas? il faut 20 ans d'observations minimum pour avoir un avis), mais c'est le devoir d'une religion organisée justement que d'empêcher que des prédateurs sexuels dangereux et toujours actif tel que Sogyal ou Robert Spatz puissent se draper dans une robe rouge et violer des femmes ou des enfants au nom de la dévotion au Maître ou d'échange d'énergie. c'est abusrde !!!

Non ce livre, malgré son titre, parle de Rigpa et de Sogyal et quand l'auteur parle de pratique ou de description de rituels Bouddhistes elle en maîtrise parfaitement les concepts. 

Ce livre d'ailleurs permet enfin de départager des concepts anciens qui sont venu en Europe par des voies pas toujours très claire et permet au lecteur de faire une séparation entre le Bouddhisme justement et son "Franchising" en Occident et ses diverses implémentations.  

Ce que je rencontre dans les commentaires des Bouddhistes c'est justement de la fermeture d'esprit, ils se sentent attaqué alors que des gens, parfois des victimes, des auteurs, des académiciens, des chercheurs ont parcouru un énorme chemin pour justement : savoir en parler, briser les secrets, les tabous, les dogmes qu'en théorie le Bouddhisme devrait rejeter.

Trop de bouddhistes interprètent la réalité uniquement par le prisme du Bouddhisme. Donc si une victime d’un prédateur tel que Sogyal ou Spatz fait une plainte face à la Justice, c’est qu’elle à besoin d’argent, elle a besoin de vengeance, elle est dans la confrontation etc...en fait ils ne font que percevoir la réalité par le prisme de leur propre contamination. 

Si tu fais fais quelque chose en Justice ou avec les Médias c’est que tu es dans la colère, l'agressivité, la vengeance et ces concepts neutralise complètement l’individu qui porte plainte, c’est à dire : on s’en fout de ce qu’il raconte en substance, si il s’en plaint et qu’en plus il demande de l’argent alors c’est que ses motivations/intentions sont impures. Voilà le raisonnement de beaucoup trop de “Bouddhistes” perdu dans les limbes du manque total de discernement.

Hors il suffit de titiller le clergé OKC ou Rigpa pour percevoir à quel point ces "bouddhistes" sont tourmentés par des dogmes, des limites, des barrières mentales qui les empêchent complètement de voir par delà le scénario qu'ils ont parfois eux même co-créé ou mis en place et de voir les choses "tel qu'elle sont" comme on dit dans le jargon : c'est à dire, des abus sexuels, des abus spirituels et dans le cas de Spatz une impressionnante liste de 170 chefs d'accusation dont il vient d'écoper une condamnation quasi complète et une application de peine bien trop favorable. 

Le peu de gens qui vivent directement auprès de Spatz ou Sogyal ne sont pas dans une recherche volontaire consciente (plus aujourd’hui, même si leur motivation au début était très probablement sincère), qu'ils soient en retraite ou au chevet de ses mégalos, ces gens n'ont plus de libre arbitre, plus de discernement, vivre dans une bulle ou la réalité ne se manifeste uniquement qu’en rapport au Maître, tout le reste n'existe pas, abnégation totale de l'individu au profit de "servir le Maître" ça s’appelle une Secte Nuisible, pas une communauté, pas un centre, encore moins un lieu du Dharma. 

Alors c'est bien mignon de faire reposer tout cela sur une couche de dévotion, de choix personnel, de "ça a changé ma vie" mais dans le fond et par delà les artifices, c'est vivre dans une bulle isolée qui donne l'illusion de laisser filtrer le soleil, car dans les faits, l'esprit est dans les ténèbres, l'ignorance, il est persuadé par le charlatan d'être en pleine lumière, au parfait moment et à l'endroit parfait, d'être une élite, à la limite les adversités extérieures (un procès par exemple) c'est uniquement des obstacles "parce qu'on est sur le bon chemin" et que si il y a des obstacles "c'est qu'on dérange et qu'on fait du bon travail". 

Si le Bouddhisme en Occident veut s'en sortir il doit lâcher le folklore tibétains, la dévotion imposée top-down, la création de petit soldats gris incapable d'utiliser leur cerveau par eux même, voilà ce que j'ai vu et vécu dans les centres ou j'ai grandis et vécu entre mes 0 ans et mes 30 ans. 

En fait pour que le Bouddhisme en Occident soit vraiment utile aux êtres il faut abandonner la forme, le cirque, le monastère, le centre, le culte de la personnalité, les tulkus, les jeux de pouvoirs entre écoles et entre centres, la monétisation de la religion et surtout son manque total de discernement détourné en business modèle toxique.

Bref si le Bouddhisme veut survivre la crise qui vient, il va devoir faire une grande introspection sur sa propre réalité, ses propres dérives, dogmes et matérialisme spirituel, autrement ce n’est en effet plus une philosophie de vie, c’est une Religion. 

C'est le fond qui peut être utile à ceux et celles qui veulent suivrent cette voie, pas la forme, pas le cirque. 
hors sans cirque et sans folklore très peu d'occidentaux serait tombé aussi facilement dans le piège. 

Il est temps que le rideau tombe et que les Rois soient mis à nu en publique et leur structure démantelée. 

Qu'il en soit ainsi !

ps : un très bon livre pour décoloniser les esprits

 

les Dévots du Bouddhisme par Marion Dapsance Review

 

 

#OKCinfo

Soumission, dévotion et abus sexuels : j'ai enquêté sur le bouddhisme en France #Rigpa

Alors que le dalaï-lama est en visite en France, l’anthropologue Marion Dapsance sort ce 15 septembre "Les dévots du bouddisme" (Max Milo). Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd'hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.
Par Marion Dapsance - Anthropologue

note : 
c'est pas mais en lisant l'extrait de ce témoignage on y retrouve des dizaines de points communs avec le folklore que Robert Spatz a importé au sein de la communauté OKC qui sont devenu des normes par la suite et qui ont été capital pour installer une forme de culte autour de sa personne. ce culte de la personalité qu'on retrouve aussi chez Rigpa est la première étape pour asseoir une dérive sectaire nuisible.

#OKCinfo

11) After the lawsuit | Behind The Thangkas

Interesting read only showing that like any organized religion Buddhism like Christianism and many other cults are polluted by power, money, sex and abuse of power.