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Presse : OKC Pas « d’organisation criminelle » Jugement en Septembre 2018 ! #secte #toxique #PN

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Pas « d’organisation criminelle » Lors de son réquisitoire, l’avocat général Jean-François Godbille a renoncé à la prévention « d’organisation criminelle », jusqu’alors considérée comme la principale piste de l’accusation dans le procès de la secte bouddhiste OKC. Le magistrat s’en est expliqué pour éviter un écueil judiciaire. En effet, ...

Lors de son réquisitoire, l’avocat général Jean-François Godbille a renoncé à la prévention « d’organisation criminelle », jusqu’alors considérée comme la principale piste de l’accusation dans le procès de la secte bouddhiste OKC. Le magistrat s’en est expliqué pour éviter un écueil judiciaire. En effet, il y avait un risque, selon lui, de voir tout le dossier s’écrouler et reprendre à zéro. Ce qui aurait hypothéqué l’enjeu financier, colossal. M. Godbille a en effet demandé la confiscation du Château de Soleils ainsi que du patrimoine privé de Robert Spatz (yachts, villas en Espagne), mais aussi les biens immobiliers bruxellois liés à l’OKC. Et surtout, en plus de ces biens, il a réclamé la confiscation d’une somme dépassant huit millions d’euros contre Spatz. Au-delà des affaires de mœurs sordides, la bataille judiciaire se joue aussi dans les porte-monnaie.

O.Ml

Source LeSoir 4 mai 2018 page 10

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Presse : Le conseil de Robert Spatz, le gourou de la secte OKC, plaide l’acquittement

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Il va sans dire que les éluqubrations de Wauters et la quasi conversion des avocats Spatz à la doctrine de celui ci est un des aspects le plus troublant de ce procès, alors oui d'aucun dirait : mais il ne fait "que son travail", "il ne fait que représenter son client", oui en effet, mais encore faut il écouter ce qui sort de la bouche de ses avocats, les abberations, les mensonges, les détournements de fait et d'époque pour justifier et présenter une toute autre réalité, laisserais t'on un avocat "défendre" un terroriste en stygmatisant les victimes en toute impunité dans un tribunal dans un état de droit ? 
Pas n'importe comment, pas n'importe quoi, hors ici, des avocats défendent un pédophile récidiviste, un pervers narcissique dangereux (possiblement encore entrain de commettre des crimes similaires à l'heure ou ses lignes sont écrites) en le présentant comme un "bon père de famille" - ce qu'il n'a jamais été, même pour ses propres enfants - les "arguments" utilisés sont de l'ordre du débile, projetant toute sorte de fantasme sur des enfants, des jeunes filles, directement abusées par le seul être en qui elle plaçait toute leur confiance, parfois même leur vie de par l'endoctrinement et le lavage de cerveau généralisé qui prévalait dans la OKC au point d'en devenir une norme. 

Sans parler même de l'utilisation du monastère de Sechen, du nom de Mathieu Ricard et des "Maîtres" Tibétains en général pour asseoir la pseudo légitimité de la OKC, d'ailleur si Mathieu Ricard avait la moindre notion que son nom et celui de Sechen était utilisé par la OKC dans un tribunal, celui ci, peut être, prendrait officiellemnt ses distances mais surtout ce dernier ne resterait pas dans ses montagnes alors qu'en tant que réprésentant (qu'il le veuille ou pas, c'est un fait) du Bouddhisme en France mais plus généralement en Occident, il sortirait sur le devant de la scène pour néttoyer l'abcès et courageusement être en accord avec ce qu'il pense depuis plus de 20 ans à propos de la OKC mais principalement de Robert Spatz. En fin de compte c'est toujours plus facile de parler que de faire et encore plus quand cela concerne le travail de toute une vie, c'est valide pour MR ou la OKC ou l'UBB qui aura pris 20 ans à se distancier officiellement de la OKC. à bon entendeur salut !

Paru dans la DH, Mai 2018

L’avocat de Robert Spatz, fondateur de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), a contesté, mercredi devant la cour d’appel de Bruxelles, les accusations portées à l’encontre de son client pour des abus sexuels.

Dans ce dossier, l’OKC, quelques-uns de ses responsables et son chef spirituel Robert Spatz sont prévenus entre autres pour des délits financiers, des infractions à la législation du travail mais aussi pour des faits de prise en otage d’enfants.

Me Quentin Wauters a contesté les affirmations de femmes constituées partie civile au procès qui ont déclaré avoir été abusées sexuellement au sein de l’OKC par son client.

L’avocat a tout d’abord soutenu que certains faits étaient prescrits. Il a ensuite estimé que les récits des plaignantes ne tenaient pas la route, parlant de "frustrations d’adolescentes", celles-ci étant mineures à l’époque des faits, entre la fin des années 1980 et le début des années 1990.

Concernant une autre femme, ancienne membre de l’OKC, qui a affirmé avoir subi des attouchements de Robert Spatz lors d’un rituel et avoir ainsi été victime d’attentat à la pudeur, l’avocat de la défense a également plaidé l’acquittement.

Dans ce cas, M. Spatz reconnaît avoir initié la plaignante à des rituels tantriques, acceptés dans le bouddhisme selon l’avocat. Mais il conteste avoir voulu attenter à la pudeur de cette femme, affirmant qu’elle était adulte et consentante. La communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), son chef spirituel Robert Spatz et certains de ses responsables sont prévenus devant la cour d’appel de Bruxelles pour des délits financiers, des infractions à la législation du travail ainsi que pour des faits de prise en otage d’enfants. Robert Spatz est en outre prévenu pour abus sexuels.

 

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Presse : Robert Spatz, «un imposteur, un escroc, un esclavagiste des temps modernes et un violeur»

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Paru dans l'Avenir 25 Avril 2018

La culpabilité de Robert Spatz, chef spirituel de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), a été requise en appel. Le «gourou» des années 80 est menacé de 4 ans de prison «minimum» pour des faits d’escroquerie, blanchiment d’argent et viol.

L’avocat général Jean-François Godbille a requis, mardi après-midi, la culpabilité du chef spirituel de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), Robert Spatz, pour des faits d’escroquerie, de blanchiment d’argent et de viol. Il a estimé que la peine de 4 ans de prison prononcée en première instance devait au minimum être confirmée, voire aggravée d’un an supplémentaire. Dans ce dossier, l’OKC, quelques-uns de ses membres et son chef spirituel Robert Spatz sont prévenus entre autres pour des délits financiers, des infractions à la législation du travail mais aussi pour prise en otage d’enfants.

L’avocat général Jean-François Godbille a requis, au terme d’un réquisitoire de 6 heures, la culpabilité de Robert Spatz pour diverses préventions touchant à la manière dont il a géré l’OKC, une communauté religieuse qu’il avait fondée dans les années 1970 à Bruxelles.

L’avocat général a décrit l’intéressé comme le gourou d’une secte, comme «un imposteur, un escroc, un esclavagiste des temps modernes et un violeur».

Il a soutenu que cet homme avait soutiré des sommes d’argent importantes aux adeptes de l’OKC et avait ensuite blanchi cet argent. Il a aussi considéré qu’il avait contraint les adeptes à travailler bénévolement dans des restaurants et des magasins qui généraient des bénéfices importants.

L’avocat général a également requis une peine de 2 ans de prison avec sursis à l’encontre de Jeanne B., qui a secondé Robert Spatz dans ses activités, et notamment dans ses opérations financières.

Il a ensuite requis la suspension du prononcé concernant l’épouse et le fils de Robert Spatz ainsi qu’un membre de l’OKC qui avait agi comme comptable au sein de celle-ci.

Enfin, l’avocat général a requis la confiscation de tous les biens immobiliers de l’ASBL OKC et de Robert Spatz, estimant qu’ils ont été acquis grâce à des fonds issus d’infractions.

Selon le ministère public, sur le plan des infractions à la législation du travail, il apparaît clairement des rapports d’enquête que les différentes sociétés qui géraient les restaurants et les magasins avaient été créées pour permettre à l’ASBL OKC d’avoir des activités lucratives.

Selon lui, les personnes qui travaillaient dans ces établissements auraient dû être soumises à la législation du travail. Elles auraient dû agir dans le cadre de contrats, bénéficier d’un salaire et d’une assurance maladie-invalidité, car tout montre qu’elles y travaillaient sous les ordres de quelqu’un, «quitte à reverser ensuite une partie de leur salaire sous forme de dons à la communauté OKC», a ajouté l’avocat général.

«Cette façon d’arracher des enfants à leurs parents est d’une violence morale totale»

Le représentant du ministère public a également demandé de déclarer la prévention de prise en otage d’enfants entre 1999 et 2009 établie à charge de l’ASBL OKC, ainsi que celle d’organisation criminelle.

«Cette façon d’arracher des enfants à leurs parents est d’une violence morale totale! On a trompé ces parents, ces adeptes de l’OKC qui auraient tout fait plutôt que perdre leur vie spirituelle. On a abusé de leur crédulité», a-t-il dit.

Enfin, l’avocat général a requis la culpabilité de Robert Spatz pour le viol d’une jeune femme de la communauté OKC. Même si celle-ci s’est par la suite rétractée, affirmant qu’elle était amoureuse de Robert Spatz et qu’elle avait déposé plainte sous le coup de la colère et de la frustration, le contexte de dévoilement des faits est clair, d’après le ministère public.

Le rappel des faits

La communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), son chef spirituel Robert Spatz et certains de ses membres sont prévenus devant la cour d’appel de Bruxelles pour des délits financiers, des infractions à la législation du travail mais aussi pour des faits de prise en otage d’enfants.

Le second est également prévenu pour abus sexuels sur des filles et des femmes qui faisaient partie de l’OKC.

Cette communauté avait été fondée à Bruxelles en 1972 par Robert Spatz, appelé le Lama Kunzang Dorjé. Cet homme charismatique avait réuni autour de lui de nombreuses personnes en quête de spiritualité, notamment des couples avec enfants, séduits par l’idée d’une vie en communauté.

Malnutrition

Entre les années 1980 et 2000, les enfants des membres avaient été envoyés dans des propriétés de l’OKC au Portugal et en France, notamment au domaine Château-de-Soleils à Castellane en Provence. Certains, constitués partie civile au procès, disent y avoir subi des actes de maltraitance et y avoir souffert de malnutrition.

Pendant ce temps, les parents, eux, travaillaient à Bruxelles dans des restaurants et des magasins de l’OKC sans être payés, selon l’enquête.

Enfin, en 1995, une jeune femme de cette communauté avait affirmé avoir été victime d’abus sexuels du «lama», Robert Spatz. D’autres femmes (mineurs au moment des faits) avaient ensuite dit avoir également été abusées sexuellement par celui-ci.

En 1997, une opération franco-belge avait mené des perquisitions en région bruxelloise et à Castellane. Une enquête appronfondie avait ainsi été entamée pour diverses infractions supposées, du délit financier aux faits de moeurs, et avait débouché sur un renvoi en correctionnelle de la communauté et de certains de ses responsables.

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Presse : OKC: organisation criminelle ou association de malfaiteurs? @ogyenkun #secte #nuisible #bouddhisme

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Il va s'en dire que les arguments avancés par Godin, même si bien construit sont une avalanche de mensonges et de détournements de faits et de vérités dans le but unique de dédouaner la OKC, ses responsables et ses membres de la dérive grave entreprise par eux et laissé faire par les parents/membres d'OKC depuis sa constitution jusqu'au perquisition de 1997. Godin aura fait un bon travail, sur le tard pour dissocier OKC de Robert Spatz, mais faisant appel avec RS et ne prenenant ces distances que tardivement il est très clair pour nous que ce stratagème n'a pour but que de donner l'illusion que OKC est hors de l'emprise de son fondateur et créateur: Robert Spatz aka Lama Kunzang. 

Paru dans l'Avenir du 28 Avril 2018

Dans le dossier de la secte, le procureur général a renoncé à plusieurs préventions relatives à une organisation criminelle.

L’enquête sur la secte OKC a commencé en 1997 et ceux, parmi les lecteurs, qui ont perdu le fil, se souviennent peut-être des images spectaculaires de l’assaut donné par une centaine de CRS qui ont escaladé les murs de l’enceinte de l’impressionnant «Château de Soleils», à Castellane, dans le sud de la France. Cette immense propriété appartenait en nom personnel à Robert Spatz, le gourou de la secte, âgé aujourd’hui de 74 ans. Pas moins de 51 enfants sont passés par ce centre de (ré) éducation.

Ce qui vaut à la secte des poursuites du chef de prise d’otages. Car les parents travaillaient bénévolement à Bruxelles dans des restaurants végétariens, ainsi que dans une épicerie, tandis que l’éducation et l’enseignement de leurs enfants étaient pris en charge par les lieutenants de Robert Spatz.

Un empire financier

Derrière les activités visibles de cette communauté, se dissimulait aussi un empire financier et immobilier. D’ailleurs, des ouvriers/employés d’OKC étaient également affectés à l’entretien, à la restauration, voire à la rénovation des immeubles du cheptel immobilier du gourou. Et c’est à travers cet enchevêtrement de sociétés, dont certaines sont logées dans des paradis fiscaux, que le procureur général, Jean-François Godbille, a cru débusquer un gang de loubards financiers, soit, plus juridiquement, une organisation criminelle.

Avec la grande humanité qui le caractérise, le représentant du ministère public a annoncé qu’il ne souhaitait pas mettre à terre les petites gens qui vivent dans cette communauté. De sorte qu’il a conclu à l’acquittement des personnes morales – les entreprises – du chef d’organisation criminelle et qu’il ne requiert pas de confiscations de ce chef-là. C’est un bon point pour la défense, sinon qu’au lieu de se défendre du chef d’organisation criminelle, les plaideurs devront argumenter sur le terrain de l’association de malfaiteurs… Bref, du côté de la défense, Me Luc Godin a plaidé le dépassement du délai raisonnable endéans lequel tout suspect a le droit d’être jugé. De faire valoir qu’à trois reprises, des chambres des mises en accusation ont décrété le non-lieu pour cette raison.

Des chiffres fous!

« Nous sommes 20 ans après les premières inculpations. L’instruction a duré 13 ans. La période infractionnelle s’étend sur 30 ans. Des chiffres fous », a souligné Me Godin. Le plaideur a conclu sur l’inégalité des armes entre les parties poursuivantes et la défense. En effet, au début du procès devant le premier juge, quantité de personnes inconnues sont venues se constituer parties civiles et livrer des récits dantesques à propos de ce qu’ils ont vécu. Par contre, la plupart des témoins réclamés par les prévenus n’ont pas pu être entendus. En conséquence, Me Godin a estimé que le procès était inéquitable…

 

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Procès OKC - Spatz : Communiqué de presse de L'Union Bouddhique Belge #UBB #Belga #Buddhisme

Le procès OKC

Le jugement particulièrement bien motivé prononcé le 15/09/2016 par le Tribunal Correctionnel de Bruxelles dans le cadre du procès dit « de l’OKC » dénonce des comportements contraires à nos règles les plus élémentaires de vie en société dont le sieur Robert SPATZ (alias « Lama KUNZANG ») et d’autres personnes de son entourage se sont rendues coupables. Ces comportements sont évidemment aussi en totale contradiction avec les valeurs véhiculées depuis 2500 ans au sein de la tradition bouddhiste.

En conséquence, l’Union Bouddhique Belge salue le travail accompli par le pouvoir judiciaire pour clarifier les faits reprochés aux différentes personnes condamnées et elle exprime envers les victimes de leurs agissements sa plus profonde compassion.

Le chemin que le Bouddha a proposé à quiconque d’expérimenter a pour objectif ultime de libérer les êtres sensibles de toute souffrance physique ou morale. Ce cheminement implique une démarche de clarification de nos intentions individuelles et collectives, mais aussi un réel engagement sociétal visant à épauler tous ceux qui souffrent.

Dans cet esprit, les centres reconnus par l’Union Bouddhique Belge accueilleront évidemment avec une particulière bienveillance toute personne ayant été blessée au travers des actes dénoncés par le tribunal et qui souhaiterait y trouver un soutien spirituel.

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Guru et disciple dans le vajrayana - Par Dzongsar Jamyang Khyentse

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OKCinfo does not endorse, support or agree with this article, it is the sole opinion of DJKR, we are rather ignoring the Vajrayana word-salad & instead reproduce this text here so that everyone can make his own opinion on how so called Buddhist "masters" manage their crisis communication by protecting the abuser and blaming the victims.


source : Dzongsar Jamyang Khyentse
traduction : MC

J’ai écrit le texte suivant en réponse à nombre de sollicitations, incluant celles de la presse, de mon opinion sur la situation actuelle de la sangha de Rigpa à propos de la conduite de Sogyal Rinpoche.

Je n’ai répondu à aucune des questions posées par la presse jusqu’à maintenant, car ce que je veux dire ne peut être publié ou altéré de quelque façon que ce soit. Malheureusement les journalistes coupent toujours les textes, puis sélectionnent et choisissent des bouts qui s’intègrent à leurs idées préconçues. Si vous ne me croyez pas, passez juste 5 minutes à regarder CNN, Fox News, Al-Jazeera, le New York Times, le Guardian ou le Breitbart News network. Vous découvrirez rapidement la nature de la « liberté d’expression » dans notre société moderne. Malheureusement, la plupart des magazines et bulletins bouddhistes ne sont guère différents.

Donc, voici ce que je veux dire, non coupé et inédit.

Veuillez SVP, vous munir de patience et lire le texte en entier du début à la fin ; ce texte doit être lu dans son intégralité et non par morceaux.

En premier lieu, cependant, je sens que je me dois de signaler que ce que je veux vous dire concerne la relation, entre un guru et un élève, spécifique au vajrayana. Car cette sorte de relation est un phénomène vajrayana, j’aimerais pouvoir dire que si vous n’êtes pas un élève du vajrayana, vous n’avez pas à vous préoccuper ni à vous soucier de ce qui suit. Mais je ne le peux. Pourquoi ? Parce que, que vous le vouliez ou pas, le vajrayana est associé au bouddhisme, et en abordant une situation du vajrayana, je ne peux éviter de parler du bouddhisme et de son futur.

Ceci étant dit, je suis sûr que les bouddhistes du Theravada et du Mahayana qui ont été entrainés dans ce débat public par simple association, doivent s’arracher les cheveux de frustration. Je ressens de l’empathie, à votre place, je ressentirais la même chose.

Mais il ya- une chose sur laquelle nous devons être clairs. Il y-a une claire différence entre le rôle de Sogyal Rinpoche en qualité de maître vajrayana et son rôle en tant qu’enseignant bouddhiste public et dirigeant d’une organisation à but non lucratif. Les maîtres vajrayana ne sont pas forcément des personnages publics. Beaucoup ne sont même pas connus comme étant des enseignants bouddhistes- dans le passé, certains maîtres vajrayana gagnaient leur vie comme prostitués ou pêcheurs. Mais à la différence de la relation maitre-disciple d’autres traditions, dans le vajrayana, la connexion entre le guru et l’élève est quelquefois plus personnelle et constante qu’une relation familiale.

Le plus souvent, le contraire est vrai pour les enseignants qui présentent le bouddhisme de manière plus générale. Ces enseignants sont souvent des personnages publics. Dans la plupart des cas, ils ont beaucoup de disciples, et ils sont ainsi que leurs enseignements largement disponibles. Ils peuvent aussi être à la tête de nombre de monastères et d’organisations non lucratives.

Ainsi guru vajrayana et enseignant bouddhiste sont en fait des rôles totalement différents- même quand ces rôles sont tenus par une seule personne. Le sujet de cette discussion est le rôle du maître vajrayana et le rôle de Sogyal Rinpoche en tant que maitre vajrayana et non le rôle de SR directeur spirituel de Rigpa et enseignant bouddhiste public.

La distinction est importante car beaucoup de bouddhistes se demandent comment expliquer ce genre de scandales à leurs amis et proches. Comment parler de ça avec votre petite sœur qui va dans un collège chrétien ? ou avec votre nouveau petit ami non bouddhiste, à qui vous voulez vraiment faire bonne impression mais qui pense déjà que votre ardeur à faire tout ce que ce guru vous demande est étrange. Donc c’est un problème qui devrait être considéré et traité séparément, spécialement à la lumière de la couverture médiatique croissante que la conduite de SR va susciter.

Rien de ce que je vais dire sur le vajrayana en particulier n’est facile à expliquer. En fait, je suis un peu préoccupé par le fait que je vais soulever plus de questions que je n’apporterai de réponses. Et je suis également certain que mes mots seront mal interprétés. Mais j’ai décidé d’essayer d’écrire ceci de toute façon, car il y-a beaucoup de pratiquants du vajrayana qui luttent pour savoir comment considérer la situation actuelle et qui aimeraient examiner les questions que je souhaite soulever.

La relation Maître-disciple

L’université de Nalanda en Inde était une des plus anciennes universités du monde. C’est à Nalanda que, il y-a 1400 ans, les savants confirmèrent qu’il n’existe pas une chose telle que l’atome, ou une particule la plus petite, ou un dieu qui aurait une existence inhérente ; et ces savants auraient éclaté de rire devant les théories actuelles du Big Bang et de la démocratie. Ce que je veux mettre en évidence c’est qu’à l’Université de Nalanda il n’y avait pas de place pour le sentiment ou la dévotion aveugle ou la croyance aveugle.

Narpa était le doyen de cette grande université. Ses accomplissements académiques étaient remarquables mais le laissaient insatisfait. Alors il renonça à son poste prestigieux et se mit en quête d’un maître dont la sagesse outrepasserait sa propre érudition et tout ce qu’il connaissait. Finalement, il rencontra Tilopa, un pêcheur, et cette rencontre marque le début d’un voyage risqué et extrêmement imprévisible.

Parmi maintes tâches inexplicables, Tilopa demanda à Naropa de pincer les fesses d’une princesse en public et de voler de la soupe, ce qui eut pour résultat que Naropa fut passé à tabac. Et pourtant Naropa- bien entraîné au scepticisme- fit de bon cœur tout ce que Tilopa lui demanda sans poser une seule question. Sa récompense fut l’enseignement du Mahamudra, qu’il transmit à ses propres disciples, qui eux-mêmes le transmirent. A travers les siècles, les enseignements du Mahamoudra de la lignée de Naropa ont continué à libérer d’innombrables êtres humains.

Les gens qui chérissent le mahamoudra ne sont pas stupides, ils ne sont ni des flagorneurs, ni sujets à l’idolâtrie.  La lignée Mahamudra de Naropa s’est largement répandue- pas juste auprès de hippies sans emploi, marginaux, asociaux et rebelles, mais aussi à quelques uns des plus grands empereurs du monde. Et le récit de la manière dont Tilopa a donné son enseignement à Naropa a été conté et re-conté. Non comme quelque sorte de légende, mais comme un enseignement et un exemple-un exemple que la plupart des pratiquants vajrayana en herbe désirent imiter. 

La lignée mahamudra de Naropa continue jusqu’à nos jours grâce à de grands marchands Mahamudra de l’extrême Orient, comme Chogyam Trungpa Rinpoche, qui l’a même transporté dans l’Ouest sauvage de l’Amérique.

Il y-a plus de 30 ans, Trungpa Rinpoche ordonnait à ses élèves, incluant d’éminents avocats et dentistes de Boulder, Colorado, de déménager pour l’endroit le plus lugubre de la planète : Halifax, Nova Scotia. Et ils le firent. Dans les temps modernes, un tel ordre équivaut à ordonner à Tilopa de voler de la soupe. Incroyablement, des décades après le décès de Trungpa Rinpoche, ces dentistes et avocats obéissants vivent toujours à Halifax et ont réussi à produire une troisième génération de pratiquants.

Au fait, si jamais vous vous trouvéz entourés de quelques uns de ces pratiquants, ils vous parleront des splendeurs de Trungpa Rinpoche à vous en rabattre les oreilles.

Ce genre de récit- du temps de Naropa à Trungpa Rinpoche au 20ème siècle- est un exemple de la relation guru-disciple dont dépend entièrement la transmission du Mahamudra.

Sogyal Rinpoche a-t-il « mal » agi ?

Récemment, certains élèves de SR, qui se considèrent eux-mêmes comme des pratiquants de la tradition vajrayana, ont prétendu que SR considérait les comportements injurieux comme « moyens habiles » ou « compassion courroucée » dans la tradition de la « folle sagesse ».

De quelque manière que l’on décrive le style d’enseignement de SR, le point clé est que si ses élèves avaient reçu une initiation vajrayana, si au moment où ils l’ont reçue ils étaient complètement conscients que c’était une initiation vajrayana, et si SR s’était assuré qu’ils avaient accompli et adhéraient aux pré-requis nécessaires, alors du point de vue du vajrayana, il n’y-a rien de mal dans les actions ultérieures de SR. (Au fait, initiation comprend l’instruction de pointing out (introduction à la nature de l’esprit) qui est l’initiation vajrayana la plus haute, connue sous le nom de quatrième abisheka)

Franchement, pour un élève de SR qui a reçu abisheka en toute conscience et donc est entré et a cheminé sur la voie du vajrayana, penser à étiqueter les actions de SR comme injurieuses ou critiquer un maitre vajrayana même en privé, sans parler de publiquement et dans la presse, ou simplement révéler que de telles méthodes existent, est une rupture de samaya.

Cela ne veut pas dire, comme cela a été suggéré, que le tantra fournit aux maitres une liste des manières dont les maitres peuvent circonvenir leurs élèves, sexuellement, émotionnellement et financièrement- vous ne trouverez une telle liste dans aucun des tantras. En même temps, un maitre vajrayana utilisera tout moyen pour défier et aller contre l’ego, l’orgueil, l’auto-chérissement et l’esprit dualistique de chaque élève, et pourrait bien terminer par dire à un homme vicieux et obsédé sexuel de se faire moine.

Je suis désolé, mais nous ne pouvons pas contourner les règles sur ce point. Quand à la fois le donneur et le receveur d’une initiation vajrayana sont totalement conscients et clairs sur ce qui se passe, ils doivent tous les deux accepter que la perception pure est la vue et la pratique principale de la voie du vajrayana. Il n’y-a pas la moindre place pour même une once de perception impure.

Mais qu’est ce que la perception pure ? En fin de compte selon le vajrayana, la pratique de la perception pure ne signifie pas seulement voir le guru comme un dieu, ni même comme une déité tantrique. Bien que le vajrayana comprenne notoirement des techniques de visualisation non seulement du guru mais de chaque être sur cette planète et de l’univers comme une déité, le point clé de la perception pure est d’aller totalement au-delà de la perception dualistique et de réaliser l’union de la vacuité et de l’apparence.

Pour dire les choses simplement, la perception pure est la forme la plus élevée de l’entrainement de l’esprit-dag nam byang en tibétain. Dag signifies pur, nang perception et byang entrainer ou s’habituer à.

Ainsi comment fonctionne la perception pure ? En tant qu’élève du vajrayana, si vous regardez SR et pensez qu’il est en surpoids, c’est de la perception impure. Pour essayer de corriger votre perception impure, vous pourriez alors essayer de le visualiser avec le corps de Tom Cruise, mais c’est toujours de la perception impure. Une méthode parmi l’infinité des « méthodes habiles » du vajrayana qui sont utilisées pour déconstruire et démanteler la perception impure, est de visualiser SR avec une tête de cheval, mille bras et 4 jambes. Mais même cette technique doit en fin de compte être transcendée afin de réaliser la perception pure.

En gros, tandis que la perception des élèves demeure impure, le guru qu’ils voient sera une projection basée sur leur projections impures, et donc elle ne peut être qu’imparfaite. La seule manière de changer notre perception impure et de voir le guru comme un être éveillé est par l’entrainement de nos esprits, en utilisant les pratiques de visualisation fournies par la voie du vajrayana.

Aucun enseignement vajrayana ou maitre vajrayana qualifié ne s’attend à ce que les perceptions d’un élève soient complètement pures au moment de son entrée dans la voie du vajrayana. C’est pourquoi les techniques utilisées s’appellent entrainement-et même le mot anglais « entrainement » implique que les erreurs sont inévitables. Mais il ya- un moyen très simple de vérifier vos progrès dans cette pratique. Dans le vajrayana, vous êtes supposé voir non seulement le guru mais vous-mêmes comme une déité. Donc, si, juste après avoir été instruit de votre état de déité, vous sautez le déjeuner et avez faim, cela signifie que votre entrainement est incomplet. Vous serez parfaitement accompli dans votre entrainement à la perception pure une fois que vous aurez réalisé l’union de l’apparence et de la vacuité.

Donc si un élève de SR devait le voir flottant au milieu d’un lac et sur la base de sa perception impure, projeter l’idée qu’il semble se noyer, ce ne serait probablement pas une bonne idée pour cet élève de penser : « Rinpoche est un être éveillé et devrait pouvoir marcher sur l’eau ». Une meilleure pensée serait : « Ceci est ma perception impure ! Rinpoche se manifeste en personne se noyant pour que je puisse accumuler le mérite de le secourir ».

Au fur et à mesure que votre pratique s’améliore, votre perception du guru ne sera plus liée ou limitée par les causes, conditions et résultats qui vous ont fait penser une fois qu’il se noyait. Ceci est l’étape de votre développement spirituel quand vous verrez véritablement le guru extérieur comme le Buddha et serez aussi capable de voir votre propre guru intérieur.

Jusque là, quand votre guru préside un conseil d’administration et qu’il devient évident qu’il n’a aucune information sur un problème, vous ne devriez pas hésiter an tant que membre prudent de ce conseil à lui fournir toutes les informations dont il a besoin. En même temps, en tant qu’élève du vajrayana, vous devez habilement vous rappeler que le guru ne parait inconscient à vos yeux que du fait de votre perception impure, et que en  paraissant nécessiter votre assistance, le guru est en réalité en train de vous donner une opportunité d’accumuler des mérites.

Nous avons tous des habitudes, et c’est l’habitude qui rend inévitable la perception impure. Dès le moment où nous entrons sur le chemin du vajrayana, nous commençons à rompre les samayas-qui sont nos vœux de maintenir une perception pure. C’est pourquoi l’hypothèse que tous les pratiquants vajrayana feront des erreurs fait partie intégrante du chemin du vajrayana. La voie du pratiquant est alors de se confesser immédiatement, exposer et réparer toute perception impure au moment où elle s’élève, et de continuellement aspirer à faire de moins en moins d’erreurs.

C’est cela que signifie garder les vœux de samaya. En fait la pratique du vajrayana ne peut être séparée de garder le samaya/ Il n’y-a pas une chose telle que « gardons nos vœux de samaya et pratiquons donc ».

En fin de compte, une fois  transcendées les possibilités de faire des erreurs et de rompre le samaya, même penser que quelque chose est à confesser ou qu’il existe un confesseur est une rupture de samaya. Dans le Buddhadharma, pas juste le vajrayana, le seul moyen pour chacun de nous de garder tous les samayas, est par la réalisation d’une compréhension parfaite de shunyata.

Si une perception impure-telle que la critique de son guru- est faite de manière délibérée et consciemment, et si cela devient une discussion publique bien organisée et chorégraphiée avec aucune place pour le changement ou la correction, cela constitue une rupture totale de samaya.

Une fois qu’une initiation a été donnée et reçue, ni le guru ni l’élève ne peut continuer à s’analyser réciproquement,- le guru ne peut analyser l’élève et l’élève ne peut analyser le guru. Une fois l’initiation donnée, le guru doit accepter cette personne comme son élève et s’en occuper comme de son propre enfant-même plus (que son propre enfant), en fait, peu importe combien l’élève est énervant, têtu, névrosé ou même criminel. Je sais que vous ne voulez pas entendre ça mais c’est la vue du vajrayana et c’est ce qui est enseigné dans les tantras.

C’est une grosse erreur de spéculer sur la possibilité de continuer à analyser et critiquer le guru après avoir reçu une initiation majeure-en fait c’est une totale erreur. Nous ne pouvons changer la vue fondamentale du vajrayana juste parce que cela ne convient pas aux esprits de quelques activistes libéraux, abrahamiques puritains ou individualistes.

Si vous trouvez que cette vision ne vous convient pas, mais que vous voulez quand même suivre le chemin du Bouddha, vous pouvez essayer plutôt les chemins du Mahayana ou du Sravakayana. Si aucune de ces voies ne marchent pour vous-si vous n’êtes pas confortables avec l’absence de fondement non duelle du bouddhisme-vous feriez aussi bien de suivre une des religions abrahamiques. Ce sont les religions qui suivent un chemin avec une base clairement dualiste et qui disent des choses comme « ne mangez pas de porc, mangez du poisson, et les femmes portent des burqas ». Si l’étiquette « religion » est vraiment trop embarrassante pour vos esprits élitistes et dits progressistes, vous pourriez essayer un genre de sécularisme quasi athéiste, habillé d’éthiques moralistes et gonflé de pharisianisme dogmatique libéral. Ou vous pourriez aveuglément vous autoriser à être avalé par l’angoisse existentialiste, et ensuite être agacé par ceux qui sont égarés par l’espoir.

Et encore, il y en a peut-être parmi vous qui désirent ardemment des enseignements tantriques parce que vous voulez obtenir toutes les réalisations possibles, mais sans souffrir aucune douleur ; ou parce que vous êtes le genre de personne qui a un sens fort de vos prérogatives et aimez éviter les pratiques préliminaires. Ou vous pourriez être très intelligent et vouloir suivre le chemin le plus simple qui amène les résultats les plus rapidement, donc vous essayerez peut-être de contourner le système en coupant dans les virages pour arriver aux plus hauts niveaux d’enseignement du Dzogchen et du Mahamudra plus vite. Ou vous pourriez être un de ceux qui gémissent amèrement quand le guru dit que ce n’est pas le bon moment pour de tels enseignements et alors utilisent le chantage émotionnel intense pour obtenir ce que vous voulez. Si vous tombez dans une de ces catégories, la relation maitre-disciple tout ou rien est ce que vous obtiendrez. Je suis désolé, mais c’est comme ça que les choses sont et je n’y peux rien.

Nous ne pouvons pas modifier la vue du vajrayana ou en inventer une version « modérée » juste pour convenir aux mentalités du 21ème siècle. Si nous le faisions, ce serait comme affirmer qu’en ces temps modernes, nous devrions dire que certains phénomènes composés sont permanents et certains phénomènes ont une existence inhérente- mais nous ne le pouvons pas non plus. La vue est fondamentale au Bouddhadharma et donc à la voie du vajrayana.

Dans le bouddhisme, l’idée générale est que nous entraînons nos esprits pour réaliser la non dualité. Le tantra nous offre la voie la plus profonde pour réaliser la non-dualité à travers la pratique de la pure perception, et dans le vajrayana nous essentialisons ( def : donner une essence) cette pratique en maintenant une perception pure du guru.

En fin de compte, en tant que pratiquants du vajrayana, nous devons exercer la perception pure envers tous les êtres sans exception, ce qui signifie que nous devons l’exercer également à l’égard de Donald Trump et même Hitler. Mais nous ne serons en mesure d’exercer une pure perception de chacun et chaque chose que si nous pouvons d’abord maintenir une pure perception de notre guru. Si vous essayez de conserver l’option de remettre en question, critiquer et analyser-en d’autres mots si vous conservez un peu de perception impure sélective comme une police d’assurance qui vous permet de mettre en doute votre voie même- alors comment réaliserez-vous la cessation de l’esprit dualiste ? Comment sera réalisé le « goût unique » ? Comment réaliserez-vous l’union du samsara et du nirvana ?

Une des pratiques fondamentales du Bouddhisme est de travailler avec nos propres projections. C’est une pratique sur laquelle l’accent est particulièrement mis dans le vajrayana. Je sais que nombre d’entre vous vont faire des yeux ronds et m’accuser de me défiler quand je dis ça, mais tout ce dont ses étudiants critiques accusent Sogyal Rinpoche est basé sur leurs projections. Je sais que c’est difficile à accepter, je sais que cela semble très réel, et même si ce l’est, c’est une projection.

Le point essentiel est ceci : si à la fois disciple et guru sont en toute connaissance conscients de la théorie et pratique du vajrayana, je ne vois rien de mal dans ce que SR a fait à ses soi-disant disciples du vajrayana- spécialement ceux qui sont restés avec lui de nombreuses années. Ces étudiants sont entrés dans la voir du vajrayana volontairement, c’est un périple qu’ils ont choisi d’entreprendre. Du moins, je présume que c’est le cas.

Est ce que des aspects de ce périple vont à l’encontre de règles communément acceptées ? C’est possible. Sont-ils en contradiction avec la manière de penser des humains modernes du 21ème siècle ? Oui. D’un point de vue mondain, une grosse partie du vajrayana est inenvisageable, peut être même criminelle. Si Tilopa vivait de nos jours, il aurait été enfermé depuis belle lurette. Quand on y pense, quelle nation ou culture occidentale se vanterait dans sa littérature de Marpa rossant Milarepa ?  Pourtant, les Tibétains glorifient cette histoire, la tenant pour un des plus glorieux exemples d’une vraie relation de guru à disciple.

Je suppose aussi que ces étudiants critiques de SR ne sont pas allés vers lui en quête de conseils pour atteindre des succès mondains ou pour des thérapies, mais pour trouver comment transcender le monde ordinaire-ce qui implique nécessairement d’aller au-delà de toutes sortes de valeurs mondaines telles que la moralité, le joug de la loi, la responsabilité, la transparence et ainsi de suite. Vous ne pouvez pas laisser un pied fermement ancré dans vos ambitions et zones de confort mondain et vous attendre à être capable de les transcender.

Voici la véritable raison pour laquelle il est dit que le vajrayana est exclusivement pour les disciples de « facultés supérieures »-ce qui dans le contexte, n’a rien à voir avec l’intelligence requise pour obtenir une bourse de Rhodes ou pour être diplômé de Stanford. Une personne avec des « facultés supérieures » est totalement dégouté de la dualité du samsara et du nirvana, rejette les idées de fondamentalisme et de modération, est révolté par l’anarchisme et la moralité, et résolu et sincère dans sa dévotion et la transcendance de la dualité. Et c’est pourquoi les élèves reçoivent tant d’avertissements avant de recevoir des enseignements du vajrayana.

Les disciples de SR étaient-ils avertis ? Les bases nécessaires à l’entrée dans le vajrayana avaient-elles été posées ?

Quiconque avec une once de bon sens sait qu’un avertissement doit être donné avant, et non après l’incident. C’est donc le devoir d’un maitre vajrayana d’avertir les aspirants disciples  de manière répétée et bien en amont de ce dans quoi ils s’engagent. Les élèves doivent être informés de ce qu’ils sont en train d’entreprendre- le schéma complet, pas juste les points forts.

Si SR avait donné ces avertissements, si il avait posé convenablement les bases en enseignant les fondamentaux du bouddhisme, s’il s’était assuré que ses élèves avaient construit une base solide par leurs études et pratiques, et si, avant qu’ils reçoivent leur initiation et enseignement, il les avait informé de la nature du sentier du vajrayana et des conséquences en cas de rupture du samaya, il y-a des chances que cette situation actuelle ne se serait jamais présentée.

Mais je suspecte que ce n’est pas tout à fait ce qui s’est passé. Sur quoi est ce que je fonde mes soupçons ? En partie sur ma connaissance des habitudes tibétaines d’enseignement et aussi sur le peu que je connais des méthodes d’enseignement de SR.

Tout d’abord, de nombreux enseignants tibétains ont encore coutume d’enseigner à des non-tibétains comme s’ils s’adressaient à des tibétains. Au Tibet, le vajrayana n’est pas enseigné de manière aussi secrète qu’en Inde, où l’on insistait de manière répétée sur la nécessité de conserver le secret absolu sur les enseignements et même l’identité du maitre. Même les initiations étaient données en secret, souvent dans des lieux inhabitables comme des cimetières ou des sommets montagneux. C’est tout à fait à l’opposé de la manière dont les lamas tibétains-qui habituellement s’assoient sur d’immenses trônes en face de milliers de personnes- donnent des initiations. 

En Inde, nos prédécesseurs tantriques étaient déjà extrêmement bien informés-Naropa par exemple, savait exactement ce dans quoi il s’engageait. Ce n’était pas le cas la plupart du temps dans l’histoire bouddhiste tibétaine.

L’ironie de l’histoire, c’est que de nos jours les étudiants occidentaux soient si désireux d’imiter les façons de faire tibétaines-habitudes qui, de toute façon ne valent vraiment pas le coût d’être prisées. Deux millénaires avant que la Renaissance européenne amène une nouvelle culture de  questionnement et d’investigation dans le monde moderne, le Bouddha avait déjà mis l’accent et insisté sur le rôle vital que joue l’analyse dans la découverte de la nature de l’esprit. Plus de deux millénaires avant la chute de l’autoritarisme en occident, le Bouddha enseignait : « Vous êtes votre propre maître. Nul n’est votre maître ». Aucun de ces conseils n’a jamais été pris au sérieux au Tibet. Ne pas prendre de tels enseignements au sérieux est une très mauvaise coutume et il n’y-a certainement pas de quoi en être fier.

Les lamas tibétains utilisent souvent des rituels tantriques comme part de manifestations publiques locales, ce qui signifie que les initiations vajrayana côtoient les levages de drapeaux et coupures de rubans (inaugurations). Chez les prédécesseurs du bouddhisme tibétain en Inde, on n’a jamais entendu parler de cette utilisation du tantra ; là-bas, aucune trace de transmission ou de rituel ne pouvait être entrevue avant, pendant ou après leur discrète exécution. Les lamas tibétains se vantent aussi publiquement de leurs gurus, comme s’ils dévoilaient une plaque commémorative. Mais je serais extrêmement surpris d’apprendre que Naropa ait pris quelque effort pour élaborer son CV, ou qu’il ait jamais annoncé publiquement que son guru tantrique était Tilopa.

Il peut être possible de donner des initiations et enseignements vajrayana ouvertement et publiquement en des lieux où les initiés sont totalement dévots, largement analphabètes et n’ont aucune formation académique ou usage de l’analyse. Mais c’est difficile de trouver ce genre de personne dans un monde rempli voire débordant de petits malins. Aussi de nos jours, quand les lamas tibétains pratiquent leur habitude de donner ouvertement des enseignements vajrayana à des non tibétains-en particulier aux occidentaux- mais oublient qu’ils offrent ces disciplines à des lecteurs du New York Times, élevés dans l’analyse critique, entrainés à chérir l’analyse et l’observation, et acclamés pour leur rébellion contre les conventions, il est inévitable que les choses s’effondrent.

En contraste absolu avec les caractéristiques qui marquent les étudiants modernes occidentaux du Dharma, la majorité des disciples tibétains sont culturellement forcés de recevoir des initiations et enseignements comme part de leur mode de vie traditionnel. Peu de tibétains approchent le vajrayana avec la moindre idée de mettre en pratique les analyses correctes et recommandées, et au lieu de cela, s’en remettent à la dévotion aveugle. A ce jour, beaucoup d’entre nous, pas juste SR, nous en tenons à nos usages traditionnels et par conséquent consacrons très peu de temps à donner aux étudiants les avertissements appropriés et à poser les bases nécessaires avant de leur donner initiations et enseignements.

Je connais un peu SR car j’ai visité des centres Rigpa et ai été témoin de leur première installation. Pour être franc, je n’ai vu aucun signe me permettant de penser que les avertissements appropriés aient été donnés, ou que les bases adéquates aient été posées, ou que les enseignements de base aient été donnés convenablement. A plusieurs occasions, il m’a semblé que certains étudiants étaient chrétiens jusqu’à peut-être la veille du jour où ils ont assisté à l’enseignement puis soudain 24 heures après, ils entendaient parler de la dévotion au guru, recevaient des instructions précises et pratiquaient le yoga du guru- c’était aussi extrême que cela.

Si c’est comme cela que cela se passait – si aucun avertissement et aucun entrainement de base n’étaient donnés avant l’enseignement du vajrayana- alors SR est encore plus dans le faux que ses étudiants critiques. Pourquoi ? Parce qu’il est de sa responsabilité de préparer le terrain en accord avec les enseignements et la pratique de base prescrits et bien établis du Vajrayana. Il n’y-a aucun doute que la personne qui a le plus de connaissance, pouvoir et donc responsabilité est aussi la plus coupable quand les obligations ne sont pas respectées.

Comment réagissent les élèves occidentaux

Mais il y-a une chose dans tout cela qui m’interpelle. Les étudiants qui critiquent SR semblent être supérieurement intelligents. Pourquoi donc, n’étaient-ils pas assez intelligents pour examiner et analyser le maître avant de s’engager ? Comment se sont-ils laisser emporter par l’expérience Rigpa, ces brochures en papier glacé et bien élaborées et tout ce tralala ? Et je ne comprends vraiment pas pourquoi ils ont attendu 10 ou même 30 ans avant de dire quoi que ce soit ? Comment se fait-il qu’ils n’aient pas entrevu ces problèmes leur première ou seconde année avec SR ?

Je devrais dire que mon étonnement est mélangé à de la sympathie, car nous humains ne sommes pas seulement sujets de nos intellects, nous sommes remués par nos sentiments. Je peux seulement supposer que ces étudiants étaient peut-être émus et même impressionnés par tout ce qu’ils voyaient à Rigpa ? Peut-être que les brochures en papier glacé, l’encens, les trônes et les chants ont fait leur boulot ? Et bien sur, Rigpa a accueilli de nombreux lamas grandement respectés et illustres, y compris le plus grand d’entre eux, ce qui a scellé la vénération et le respect que ces étudiants ressentaient non seulement pour la tradition globalement, mais pour SR lui-même. En conséquence de l’explosion de sentiments pieux qu’ils ont expérimentée, il a du y avoir peu de place dans leurs esprits pour plus d’analyse, car émotionnellement, ils voulaient juste « faire le saut ». A partir de ce que j’ai vu dans Rigpa, cela pourrait bien être ce qui s’est passé.

Hélas le karma joue aussi un rôle dans tout ceci, n’est ce pas ? Et maintenant que j’ai parlé de karma, je suis sur que certains d’entre vous vont m’accuser de me défiler à nouveau. Néanmoins, la réalité est que tomber amoureux de brochures de papier glacé et du bazar tibétain, être inspiré et touché par l’exotisme tibétain et les espèces en voie de disparition tibétaines, et tout autre chose qui surgit de nos esprits, tout survient des causes et conditions qui sont l’essence du karma.

C’est ainsi et tout ce que je peux faire est de vous encourager à accumuler plus de bon karma pour que nous n’ayons plus à faire face à ce genre de situation dans nos vies. Les sentiments sont karmiques. Et je crains que cette situation ne soit pas réglée tant que le karma n’est pas épuisé.

Si un maitre ou un disciple vajrayana chute, quelles sont les conséquences ?

Si le maître et l’élève ont atteint une réelle compréhension de la voie pratiquée et si les bases nécessaires et appropriées ont été posées et qu’une claire idée des conséquences possibles a été transmise, mais l’élève a toujours une vue erronée et agit en disant du mal et critiquant le maitre, alors, selon le tantra, l’élève subira des conséquences graves et inimaginables.

Mais les mêmes conséquences s’appliquent au maitre. En fait, si le maitre n’a pas posé les bases convenables, si le maitre profite de l’élève physiquement, émotionnellement ou financièrement, et si le maitre donne les plus hauts enseignement du yoga tantrique à ceux qui n’ont pas acquis les bases appropriées et que le résultat est qu’un élève immature rompe les racines du samaya les plus fondamentales, alors le maitre souffrira des conséquences extrêmement graves-conséquences même plus graves et terribles que celles de l’élève.

Si les bases appropriées ont été posées mais que les actions du guru-physiques, verbales, émotionnelles, etc.- n’amènent pas l’élève un chouya plus près de l’éveil, et si les actions du  maitre sont orientées vers le profit personnel, sexe, pouvoir ou la complaisance envers lui-même, il est clair qu’il ne sait pas ce qu’il fait. Il n’est en conséquence et de manière évidente pas un maitre vajrayana, ni même un mahasiddha. Et il devra en subir les graves conséquences.

Quand je dis conséquences graves, Je ne veux pas dire l’étalement dans les médias, ou d’avoir son image ruinée par le scandale, ni même d’être arrêté ou emprisonné. Ce n’est rien ! Les conséquences pour le maître sont bien pires qu’une simple humiliation au sens propre : il terminera dans les enfers vajra. Qu’est ce que l’enfer vajra ?  Il ne s’agit pas simplement d’être ébouillanté avec du fer fondu ou frit par les gardiens de l’enfer- ce qui en fait apparait plutôt confortable en comparaison. Le caractère insupportablement horrible de l’enfer vajra est qu’une fois là, vous  n’entendrez jamais parler des enseignements sur la cause et les conditions interdépendantes, shunyata et le reste, pendant des éons, des éons et des éons. Un millier de Bouddhas pourront apparaitre et disparaitre, mais dans l’enfer vajra, vous n’en entendrez jamais parler, ni de leurs enseignements.

Si l’action d’un maître abime l’image du Buddhadharma, ou gâche l’appétit de dharma d’un étudiant débutant, ou si la graine de l’aspiration qui guide juste une personne à suivre le dharma est irrévocablement détruite, les conséquences en sont si terribles qu’elles sont inexprimables.

Peu de gens semblent savoir comme il est difficile d’être un disciple du vajrayana, mais presque personne ne sait qu’il est encore plus difficile d’être un maitre du vajrayana. Je pense que l’ignorance affligeante et largement répandue de ces conséquences est la raison pour laquelle tant de gens se lancent dans le job de guru-même les sécularistes non-religieux. Mais quand l’occasion se présente, ces soi-disant gurus servent l’indignité de la même manière que les personnes ordinaires. Si les gens savaient à quel point le job de guru est précaire et dangereux en réalité, je doute que quiconque en voudrait. 

Le prestige même d’un guru et tous les avantages dont il jouit apparemment, sont à la mesure du grand nombre d’occasions pour le guru de tromper et d’être trompé en comparaison de celles des élèves. Comme Parul Rinpoche le dit dans « The words of my perfect teacher », quand un élève offre un simple centime ou fait n’importe quel effort, aussi petit soit-il, pour montrer du respect au maitre-en se levant quand le maitre entre dans une pièce, ou en s’inclinant devant lui, ou en le laissant passer-il y-a des résultats ; et si le soi-disant maitre vajrayana n’est pas éveillé, il ou elle n’est pas au-dessus des dettes karmiques que ces offrandes créent.

Bien sur, idéalement, un maitre vajrayana devrait être un être éveillé. Mais la réalité est que de nombreux  maitres vajrayana pourraient ne pas l’être, et cependant pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le profit personnel, la célébrité et le pouvoir, ils prennent ce rôle. Certains l’assument par nécessité. Ou quand les enseignements doivent être maintenus sinon la lignée risque d’être interrompue, ils acceptent  le rôle de maitre vajrayana par amour pour les enseignements eux-mêmes. A la base, s’ils se trouvent sans autre choix que de transmettre ces précieux enseignements, alors avec une réelle réticence, ils deviennent maitres vajrayana.

Donc un maitre éveillé devrait être libre d’illusions. Il doit savoir en lui-même qu’il n’est pas éveillé, et il ne devrait jamais se mentir en clamant qu’il l’est. En tant qu’élève cependant, vous devez voir votre maitre vajrayana comme un être éveillé. Ceci est le choix que vous devez faire. Mais cela ne contredit-il pas les paroles du Bouddha quand il dit : «  Vous êtes votre propre maître ; Nul autre n’est votre maître » ? Non, car vous êtes celui qui fait ce choix.

Un maitre vajrayana n’est absolument pas un mahasiddha s’il est touché par le scandale, s’il craint la honte publique et a peur d’être jeté en prison. Il n’est pas non plus un mahasiddha s’il craint de perdre des disciples. Un véritable mahasiddha, comme Marpa ou Tilopa, ne s’en préoccuperait pas le moins du monde, ni n’accorderait une pensée à l’idée d’être jeté en prison. Et un mahasiddha n’éprouverait certainement jamais le besoin de s’excuser pour aucune de ses actions, car tout ce qu’il fait l’est par compassion.

D’un autre côté, si votre maitre vajrayana n’est pas un mahasiddha et non seulement il bat ses propres élèves mais aussi des personnes au hasard dans la rue, préfère la merde à la nourriture gastronomique, déchire les billets de 100$, porte une valise pleine de ballons de foot ou de sable, est allumé aussi bien par un mec ou une femme rock et sexy, parle charabia, et ne vous guide pas sur une voie qui possède une vue, méditation et action ou une base, voie et accomplissement, alors il est tout simplement fou à lier.

Mais que faire si un maitre vajrayana n’est ni un mahasidddha ni un fou, que devrait-il faire ? Il devrait se comporter « de manière décente ».

Eveillé ou pas, un maitre vajrayana aura étudié de nombreux enseignements et techniques, précieux et profonds. A présent enseignant, il peut partager ce qu’il a appris avec des élèves sincères et dévots. Il sait qu’en utilisant ces enseignements et techniques transmises par ses maitres, il y-a toute possibilité que ses disciples atteignent l’éveil avant lui. Donc il a de bonnes raisons de se comporter décemment et de ne pas profiter de ceux qui ont tout remis entre ses mains. Quoique ses élèves aient sacrifié et offert -temps, argent, offrandes, respect, peu importe- il doit l’utiliser pour les aider. S’il allume une lampe en face d’une statue d’un Bouddha avec de réelles aspirations pour ses élèves, cela fera l’affaire.

Être décent signifie aussi que le maitre vajrayana doit connaitre les limites de ses étudiants – ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas supporter. Pour ce faire, il doit simplement utiliser son bon sens et se demander quelles sont ses propres limites. Que lui aurait demandé par exemple son propre maitre vajrayana de faire ? Si le maitre vajrayana de SR lui avait demandé de prendre des vœux de célibat, l’aurait-il fait ?

Toujours obéir aux ordres du guru est difficile. Par chance, aucun de mes maitres vajrayana ne m’a jamais demandé de faire quelque chose que j’aurais trouvé difficile à réaliser – je suis pratiquement certain qu’ils savaient qu’il me manquait la capacité de faire absolument tout ce qu’ils me demandaient.

Tout au moins, un maitre vajrayana doit toujours évaluer les conséquences de ses actions. En particulier, il devrait se demander si ses actions pourraient détourner des personnes du Bouddadharma en général et du vajrayana en particulier. Et un maitre vajrayana éveillé mais décent doit toujours se rappeler de faire la différence entre l’absence de peur de la « folle sagesse » et la stupidité de « on ne m’attrapera jamais » !

Perdu dans les traductions : Mauvaise interprétation des signes culturels

De mon propre point de vue limité, et d’après mon expérience de la proximité d’amis occidentaux depuis plusieurs décades, je dirais qu’un seul lama a vraiment compris la culture occidentale et agi sur elle de manière appropriée, Chogyam Trungpa Rinpoche.

La plupart des lamas tibétains, comme je l’ai dit plus tôt, enseignent aux non-tibétains de la même manière qu’ils le feraient avec des tibétains. Dans ce processus, ils essaient de faire l’impossible en transformant des élèves occidentaux en tibétains. Croyez le ou pas, j’ai rencontré des gens qui croient véritablement que la seule manière d’étudier et pratiquer le dharma est en apprenant le tibétain, en chantant à la manière tibétaine, en disant les prières en tibétain, et même en portant des habits traditionnels tibétains.

J’ai aussi remarqué que des lamas tibétains passaient beaucoup de temps à apprendre à leurs élèves des traditions tibétaines qui n’ont rien à voir avec le dharma. Je ne serais pas surpris si, ce faisant, certains lamas avaient conduit leurs élèves occidentaux à croire qu’ils ne pouvaient atteindre l’éveil qu’en étant tibétain.

Si le bouddhadharma en général et le vajrayana en particulier doivent être transmis et enseignés à des non-tibétains, il est important qu’il y-ait une compréhension culturelle appropriée entre l’enseignant et l’élève qui permette une transmission exacte et précise du véritable dharma. Ceci est difficile mais absolument nécessaire.

La culture après tout, ce n’est qu’une habitude et les habitudes sont la manifestation fondamentale de l’ignorance. Il est donc totalement injuste de blâmer le système vajrayana lorsque lamas et étudiants ne suivent pas les procédures vajrayana, parce qu’ils préfèrent s’appuyer sur leurs présomptions et habitudes culturelles- ce qui je le crains, est le cas de la plupart des lamas.

Le système Vajrayana lui-même établit très clairement toutes les procédures nécessaires. Presque toutes les initiations importantes- même la première des 4 initiations habituelles- sont précédées d’au moins 6 avertissements. Ces avertissements comprennent des instructions à à-propos du lama montrant le vajra, donnant l’eau du serment, et plus. Mais lequel d’entre nous lamas soulignons ces avertissements ?

Quand les lamas tibétains donnent des initiations aux tibétains et bhoutanais, la plupart des récipiendaires n’ont aucune idée de ce qui se passe, et très peu s’en préoccupent. Dans l’ensemble, les lamas tibétains considèrent comme acquis que les étudiants occidentaux ont la même attitude. Ces lamas donnent quelquefois des initiations à des milliers d’élèves en même temps, mais trop souvent les élèves ne savent pas ce qu’ils reçoivent, encore moins ce que le rituel signifie, car les avertissements vajrayana sont simplement lus à voix haute et laissés sans explication.

Pour être honnête, une part de responsabilité en revient aux élèves occidentaux, qui sont quelquefois plus intéressés à paraitre et parler comme des tibétains qu’à pratiquer le dharma. S’ils sont tibétologistes, activistes qui aspirent à être les sauveurs de la culture tibétaine, alors c’est la façon de faire- et je suppose qu’il peut y avoir un intérêt.

Mais nous parlons ici de Bouddhadharma, et le Bouddhadharma est au-delà de la « culture » et du « pays ». Par conséquent si vous vous intéressez à atteindre le soi-disant éveil, si vous voulez être « réveillé » et libéré de toutes les souillures et des effets des souillures, alors il est évident que vous devez aller complètement au-delà de la culture- même les cultures de manger du curry, mâcher de la tsampa et boire du café.

Si nous devons démêler les confusions-qui, comme je l’ai dit, perdureront probablement un moment, des distinctions claires entre Dharma et culture doivent être faites. Quand je considère la génération future de lamas et comment ils se manifestent actuellement, je dois le dire, je ne vois pas la moindre lueur de prise de conscience de ce problème parmi eux.

On m’a dit que Chogyam Trungpa Rinpoche faisait faire des pratiques de méditation assise- shamatha-  pendant plusieurs années Il leur faisait aussi étudier les enseignements du Sravakayana et du Mahayana en détail, les passant des années en préparation avant qu’il leur soit accordé initiations ou instructions précises. Trungpa Rinpoche est allé jusqu’à créer le phénomène Shambhala- enseignement et pratique Shambhala- pour s’assurer que ses étudiants étaient vraiment bien préparés au Bouddhadharma.

Toutes les procédures préparatoires prescrites sont importantes. Rappelez-vous, Naropa était déjà le doyen de l’université Nalanda avant qu’il essaie de trouver son guru- en d’autres mots, il était pleinement préparé.

Avertissements directs qui ont été mal interprétés

Un autre facteur qui rajoute de la complexité à la situation actuelle est que, si familiers que soient les étudiants au conseil qu’ils doivent analyser et tester le guru avant d’être son élève- et même quand les avertissements directs leur sont donnés- une part de l’être humain est que nous ne voulons pas entendre, spécialement quand nous avons été atteints par la flèche de l’inspiration. Cela signifie qu’en pratique, dans les rares occasions où les avertissements convenables sont donnés, la plupart des gens n’écoutent pas. Quelques uns n’entendent même pas  les mots d’avertissement. Pour la plupart d’entre nous, humains, la capacité d’écouter et d’entendre véritablement n’est pas facile à acquérir.

Malheureusement, avertir les personnes de danger ou trouble potentiel  peut aboutir à créer encore plus de problèmes. J’ai été très franc avec une jeune femme fraichement débarquée dans le dharma et suggéré qu’elle évite un jeune lama en particulier à cause du peu que je savais de lui. Mon conseil était sincère et désintéressé. Je n’étais pas seulement préoccupé pour elle mais aussi pour le jeune Rinpoche et pour le Bouddhadharma. Mais elle ne prit pas bien mon conseil- en fait, elle le prit très mal. A ses yeux, j’étais dominateur, possessif et jaloux. Bien sur, beaucoup de jeunes gens ont une nature rebelle et souvent font le contraire  de ce que vous leur suggérez. Mais dans ce cas-ci, elle  répéta tout au jeune lama, et le résultat fut la rupture des relations entre le lama et moi. Ceci est très regrettable.

Quelque chose de similaire m’est arrivé quand un élève s’est plaint auprès de mi de la manière dont son guru lui demandait constamment de lui acheter des choses – montres Rolex très chères, voitures, antiquités etc. Au moment où elle est venue me voir, elle lui avait déjà acheté plein de choses, mais maintenant, disait-elle, elle ne pouvait tenir le coup à cause de ses obligations financières envers sa famille. Je répondis, que de manière générale, si en sa qualité d’étudiant, elle voulait vraiment offrir des cadeaux onéreux à son maitre, elle devrait en faire autant qu’elle pouvait, aussi longtemps que possible. Mais que si elle ressentait le moindre embarras dans ce qu’elle faisait, elle devrait s’adresser directement à son guru pour lui faire part de son souci plutôt qu’à moi. Ainsi elle en parla à son maitre. Malheureusement, elle mentionna aussi que j’étais celui qui lui avait conseillé de s’adresser directement à lui et depuis ce jour, on ne s’est plus adressé la parole. Donner des conseils est risqué.

Qu’en serait-il si, des années de cela, j’avais averti les étudiants de Rigpa à l’origine de la lettre critiquant SR, d’examiner et d’analyser soigneusement leur maitre avant de devenir ses disciples. M’auraient-ils écouté ? J’en doute. Au pire, un avertissement franc aurait abouti à des incompréhensions majeures  et de graves conflits-  ce qu’en tant qu’être humain, je désire surement éviter. Je me rappelle aussi de réactions très sur la défensive d’élèves Rigpa après une plaisanterie que j’ai faite sur  l’attirail tibétain excessif que j’ai vu dans les centres Rigpa.

Mais qu’en serait-il si je m’étais fait l’avocat du diable ? Si j’avais non seulement conseillé à ces étudiants  de tester et analyser leur guru, mais si j’étais allé plus loin et dit : « SR vous a présenté tant de véritables grands maitres du Vajrayana. Pourquoi avez-vous  choisi de continuer à le suivre  plutôt qu’un de ces grands maitres ? »

Qu’en serait-il si j’avais posé la question : « A part ce que SR vous en a dit, quelle preuve avez-vous qu’il soit totalement et convenablement qualifié ? Il n’était qu’un enfant quand il a reçu des enseignements de Jamyang Khyentse Chökyi Lodro- le saviez-vous ? Saviez-vous qu’il n’avait que 10 ou 12 ans quand Jamyang Khyentse Chökyi Lodro est décédé ? Saviez-vous qu’il est allé dans une école catholique à Kalimpong et ensuite à l’université de Delhi ? Alors quand a t-il réalisé sa formation ?

Et si j’avais demandé : « Avez-vous vu des tibétains s’agglutiner aux enseignements de SR ? Les Tibétains sont toujours très polis en face mais savez-vous ce qu’ils pensent réellement ? Peut-être qu’en dépit du fait qu’ils savent que SR n’a pas été convenablement qualifié, ils sont polis avec SR parce qu’ils suivent les coutumes tibétaines »

Et si j’avais soulevé de telles questions ? Les étudiants présentement si critiques à l’égard de SR m’auraient-ils écouté ? Je ne parle pas que de SR. Et si j’avais soulevé de telles questions à propos d’autres lamas, rinpoches et khenpos ?

Le karma fait si souvent que l’on sape l’analyse et néglige les avertissements. Et bien sur, les liens et dettes karmiques jouent leur rôle, incluant les  erreurs d’interprétations continuelles des signes culturels- par exemple, quoique les tibétains pensent les uns des autres, ils se comportent toujours publiquement poliment, ce que de nombreux occidentaux confondent avec une confirmation de grande considération.

Les Tibétains et les Bhoutanais – et moi-même je suis un hybride tibétain-bouthanais- ont complètement mariné dans beaucoup d’habitudes culturelles. Je dois admettre, que le plus souvent, quand il s’agit de discuter franchement et honnêtement de ces importants problèmes, ces habitudes  sont vraiment gênantes. Les gens comme moi pensent que nous devons agir de manière humble et ne faisons pas souvent la différence entre être humble et ne pas être franc. Mais l’habitude de l’humilité sert souvent un but et peut, par exemple éviter des disputes inutiles. Personnellement, je conserverais cette approche, en partie par habitude et en partie pour éviter les ennuis- et en tant qu’êtres humains, la plupart d’entre nous essaieraient d’éviter les ennuis si nous le pouvons.

Bien sur, les lamas souvent ne disent pas ouvertement certaines choses car leurs mots ont été dans le passé mal rapportés, mal cités et coupés et publiés pour signifier totalement autre chose- les lamas sont souvent mal présentés de différents manières. Donc pouvoir dire réellement ce qu’ils pensent peut être problématique.

Fondamentalement, comme je l’ai dit plus haut, prévenir les gens de la manière de choisir leur guru est une des choses  les plus difficiles qu’un lama puisse faire. Mais si nous nous retenons d’avertir ouvertement les étudiants, comment en éviter les conséquences ?

A périodes différents, défis différents

J’ai reçu les abishekas d’environ 30 lamas, mais je ne peux pas me vanter de les avoir tous complètement analysés. Pour être totalement honnête, je suis un de ces tibétains qui sautent sur les initiations sans prendre le temps de bien examiner l’instructeur. Mais avant que de me décider à recevoir une initiation ou enseignement particulier d’un lama, je me rappelle fermement d’utiliser mon bon sens.

Une méthode que vous pouvez utiliser pour choisir de quels lamas recevoir les initiations est très semblable à la manière que vous utilisez, par exemple, pour trouver des bonnes pâtes en Italie. Nous supposons que les endroits où mangent les autochtones italiens sont bons, puisque les italiens connaissent les pâtes. Sur la base de ce bons sens, j’évite les enseignements de certains lamas.

Orgyen Tobgyal Rinpoche m’a jadis dit que lorsque Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche visita la France pour la première fois, presque personne n’allait à ses enseignements, mais aussitôt que les gens entendaient parler d’enseignements par Sogyal Rinpoche, tous allaient l’écouter. Bien sur je comprends que les gens s’attroupent pour écouter SR, il parle anglais et a de l’humour, les étudiants peuvent se lier à lui – ils se sentent connectés. Nous êtres humains, avons tendance à choisir la facilité quand nous pouvons, donc cela peut être un facteur.

Je dois dire qu’aucun des maitres dont j’ai reçu des initiations et enseignements n’a profité de moi, financièrement, sexuellement, physiquement ou émotionnellement. Mais je dois admettre, et je suppose aussi, qu’ils ne feraient jamais une telle chose- ce qui est une erreur de ma part. Une fois que vous avez décidé de prendre un enseignant comme votre guru, vous n’êtes pas supposé faire des hypothèses sur s’il vous traitera bien ou pas, car l’important est d’avoir le courage de tout lâcher avant de s’embarquer dans ce voyage inconnu et imprévisible du vajrayana. Et en tant qu’étudiant du vajrayana, j’aime émettre le vœu que dans mes futures vies, je pourrai maintenir une perception pure de mon guru et avoir la capacité de faire tout ce qu’il me demande, sans poser de questions.

Toutefois, la méthode de bon sens dont j’ai parlé pour choisir son guru comme les pâtes a ses limites. Je suis pratiquement sûr que beaucoup s’entichent d’un guru parce qu’il ou elle est l’élève d’un grand maitre, ou parce qu’il a été publiquement traité de manière affectueuse par de nombreux  grands gurus. Ma propre expérience m’a appris que cette approche ne marche pas toujours.

Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche vénérait et respectait tellement Jamyang Khyentse Chökyi Lodrö, Shechen Gyaltsab et Khandro Tsering Chödrön que quiconque lié à eux devenait très précieux pour lui- même leurs chiens. Je ne pouvais pas voir de grandeur particulière dans plusieurs des personnes à qui Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche montrait une telle affection. Quand j’en ai touché un mot à mon précepteur personnel, il me répondit que Kyabje Dilgo Khyentse Rinpoche avait la perception pure parfaite de chacun et de tout, spécialement ceux liés à son propre guru. Il me gronda : « C’est une chose que tu as besoin d’apprendre ». Maintenant je me rends compte combien ce conseil était précieux.

En un mot, pour ceux d’entre nous qui s’engagent dans un voyage spirituel, juger un guru par son CV et les maitres illustres qu’il connait n’est pas toujours une méthode fiable. En fait sur cette voie, l’existence même d’un CV est louche. Naropa n’est pas allé vers Tilopa pour son super CV. Au contraire, Naropa a du le chercher. Personne ne connaissait Tilopa car c’était un pêcheur ordinaire, donc juste le trouver était très difficile.

Test et équilibre (jeu de mot : check and balance - chèque et résultat/solde du compte d’exploitation)

Mettre en place des vérifications et des équilibres dans le monde spirituel n’est pas facile. Comme le Bouddha l’a dit lui-même quelques millénaires avant que la constitution américaine soit adoptée, aucun système n’est parfait. Le Bouddhisme est malgré tout, un système, mais un système qui en fait, ne croit pas au système, et ses vérifications et résultats ultimes sont les causes et conditions karmiques. Le Bouddhisme reconnait aussi que seul un être éveille peut dire si une autre personne est parfaite ou pas.

Certains d’entre vous sont actuellement en train d’essayer de tout faire pour vous assurer que les lamas qui se sont mal comportés ne soient pas laissés impunis. Votre motivation est peut-être bonne : vous voulez peut-être épargner à d’autres êtres innocents la souffrance causée par ce genre de comportement, et vous ne voudriez pas voir d’autres personnes détournées du Dharma à cause de cela.

Mon sentiment personnel est que de nos jours, il y-a très peu d’êtres humains dans le monde qui soient honnêtes, compassionnés, aimables, attentionnés et non corrompus- le genre de personnes pour lesquelles nous ressentons instantanément une crainte révérencielle quand nous les rencontrons. Et comme la mentalité « chacun pour soi » grandit de jour en jour, les rares personnes honnêtes qui restent sur cette planète disparaissent rapidement. Peut-être qu’en montrant publiquement les fautes comme ceci, dans les réseaux sociaux et ailleurs, dissuadera les autres d’agir mal ? Peut-être est ce le mieux que nous puissions faire en cette époque et âge dégénérés. Au moins, quelques lamas, particulièrement la jeune génération, recevront le puissant message qu’ils ne peuvent pas s’en sortir avec ce genre de comportement. Donc dans une période où le pouvoir et le prestige sont si enivrants que certains lamas se considèrent intouchables et oublient qu’on pourrait leur demander des comptes, peut-être est ce nécessaire ? Mais je ne crois vraiment pas que l’humiliation publique ou les sanctions légales soient la réponse, ou que cela résoudra le problème.

Beaucoup semblent être si désillusionnés par la situation actuelle qu’ils pensent avoir atteint un moment décisif qui signifie le début du déclin et la disparition finale du Bouddhadharma. Malheureusement, certains pourraient être si désillusionnés qu’il n’ya plus pour eux de retour en arrière.

J’ai peur qu’il n’y ait aucun doute là-dessus : le Bouddhisme est en déclin dans ce monde. Je suis certain que les doutes que les gens ont sur les dépositaires principaux du Bouddhadharma- comme les Rinpoche tibétains qui devraient être investis de l’intérêt de la survie du Bouddhisme- est une des raisons pour lesquelles tant de personnes se sentent découragées.

Alors que le Bouddhisme a toujours affronté des obstacles extérieurs – comme les invasions, conversion forcée par l’Islam, conversion sournoise par le christianisme, assimilation condescendante par l’hindouisme, etc ;- son principal obstacle est interne et les germes d’attitudes sectaires. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous en sommes à peine conscients, alors même que c’est l’une des plus grandes menaces auxquelles le Bouddhisme doit faire face.

Il y-a beaucoup de facteurs contributifs à la dégénérescence du Bouddhadharma. Sous la bannière de l’objectivité rationnelle par opposition à la superstition, et habillés de libéralisme soi-disant non dogmatique, nombreux parmi l’élite Bouddhiste européenne et américaine font la promotion d’une version du bouddhisme qui fait disparaitre la réincarnation. Leur campagne a le potentiel de détruire le bouddhisme bien plus surement que n’importe quel scandale interne. Après tout, le scandale actuel ne concerne qu’une seule personne, alors que la tendance pernicieuse et apparemment contagieuse de mal présenter le dharma- ce qui est en train d’être effectué par beaucoup et en affecte même plus- se répand si vite que c’est beaucoup plus insidieux et destructeur.

De plus, il y-a un grand groupe d’enseignants respectables d’art de vivre qui collectent et plagient les idées Bouddhistes sans scrupule. Ils vendent leur approche sous l’étiquette « pleine conscience » et « éthiques laïques », mais prennent soin de mettre de côté tout terme, expression ou jargon qui paraitrait le moins du monde religieux, au prétexte de rendre les idées du Bouddha accessibles aux gens modernes. Ils n’ont même pas l’honnêteté de reconnaitre l’auteur initial des idées et pratiques dont ils font commerce, et au lieu de cela essaient souvent d’insinuer qu’ils les ont découvertes par eux-mêmes. Pour moi, c’est du vol pur et simple. J’aurais pensé que les occidentaux, qui chérissent les notions de propriété intellectuelle et dont les pays imposent des règles de copyright strictes pour la protection des écrivains et institutions, se conduiraient mieux.

Encore plus dangereux sont les self-made gurus qui utilisent la pleine conscience et d’autres pratiques bouddhistes pour transformer l’essence de la voie bouddhiste en techniques pour accroitre notre amour du samsara. Ce faisant, ils détruisent complètement le but même du Bouddhadharma, qui est de libérer les êtres de la souffrance du samsara. Si la perversion des enseignements du Bouddha n’est pas démoniaque – le diable incarné, comme diraient les chrétiens- qu’est ce qui l’est ?

A l’autre extrême, le Bouddhisme est aussi miné par la tendance envahissante au Sikkim, Népal et Bhoutan de préserver la soi-disant précieuse culture et tradition antique à tout prix. En essayant d’embaumer leurs traditions, ils détournent le Bouddhisme et le dépouillent de toute signification et pertinence pour cet âge moderne.

La conduite de SR est peut-être sa ruine et malheureusement, peut-être celle de ses disciples. Mais les tendances de loin plus destructives à l‘intérieur du Bouddhadharma ont le pouvoir d’affecter des millions et en fin de compte détruire le Bouddhisme bien plus totalement que ce scandale actuel. Franchement, elles sont plus mortelles que la décimation perpétrée sur le Bouddhisme par la révolution culturelle et autres forces externes.

Et maintenant ?

La situation actuelle est difficile et malheureuse, il n’y-a aucun doute. En même temps ce n’est rien de nouveau. Dans le cours de l’histoire Bouddhiste de nombreux scandales similaires ont éclaté- et certains bien pires. Je pense que cette situation particulière nous donne l’opportunité de montrer notre résilience. C’est aussi notre chance de penser le Bouddhisme de manière plus large que par le petit bout de la lorgnette.

Pour les disciples du Bouddha, en particulier les étudiants du vajrayana et spécialement ceux de SR et ceux qui posent les questions très dures, je crois fermement que la discussion actuelle sur le comportement des gurus est ancrée dans un désir sincère de trier les choses et d’aider le sangha Rigpa et plus largement le monde bouddhiste. C’est l’aspect positif du questionnement que nous observons aujourd’hui, et c’est un côté qui doit être reconnu et apprécié.

Que vous le vouliez ou non, en tant que membres du sangha bouddhiste élargi, et spécialement en tant que frères et sœurs vajra, nous avons créé un lien entre nous qui est bien plus important que  la famille. Mais dans nos relations proches, nous autres être humains souffrons souvent du fait de la mauvaise communication. Quel est l’antidote de la mauvaise communication ? La communication ! Donc c’est le moment de libérer un espace où la communication véritable sans réserve peut prendre place. En fait, j’ai déjà lu un certain nombre de lettres et de posts en ligne par des personnes qui font un grand effort pour trouver une bonne solution.

Avant tout, cependant, nous devons avoir une vision d’ensemble- c’est le plus important. Ni le sangha de Rigpa ni aucun de ses membres individuels ne doit être transformé en proscrit. Il est aussi vital que nous nous souvenions et reconnaissions le bien que SR a amené en Europe et en Amérique. Le fait qu’il ait présenté tant de personnes à de si grands maitres est déjà en soi une contribution au Dharma qui ne peut être payée en retour, car ces maitres exceptionnels n’étaient pas juste des enseignants du Dharma, ils étaient quelques uns des plus grands êtres vivants du siècle.

Dans la balance, je soutiendrais que SR a fait beaucoup plus de bien que de mal à ce monde et au Bouddhadharma. Nous devons nous en souvenir. C’est trop facile de regarder cette situation de manière simpliste, de prendre parti et se liguer contre ceux qui ont des points de vue contraires- en particulier quand la dévotion est impliquée.

Pour moi, ce qui est arrivé récemment dans le sangha Rigpa a vraiment renforcé mon estime de nombre d’élèves de Rigpa- ceux que certains pourraient étiqueter de flagorneurs aveugles. J’en connais personnellement qui sont assidus, aimables, désireux d’apprendre, et qui se soucient vraiment de la continuité du Bouddhadharma et de la lignée- ce qui est rare en ce monde. Par les temps qui courent, le simple fait d’essayer de pratiquer la perception pure et de maintenir une dévotion pour son maitre et l’enseignement est véritablement admirable. C’est si encourageant de voir tant de pratiquants bouddhistes –de première ou seconde génération- se dédier à la pratique bouddhiste de cette manière. Tandis qu’il est tentant de se focaliser entièrement sur le scandale et la honte, ce que nous devrions surtout essayer de faire est de voir ça à travers un objectif beaucoup plus large et positif. De ce que je vois, la plupart des élèves Rigpa reconnaissent qu’il y-a quelque chose d’incroyablement bon dans les enseignements qu’ils ont reçus et dans leur lignage. Et de tous les étudiants du vajrayana, les élèves Rigpa sont parmi les meilleurs et les plus humbles.

Les tibétains devraient aussi reconnaitre que ces occidentaux, à la différence des tibétains eux-mêmes, sont nés et ont grandi dans des pays où manque toute forme d’influence du Dharma. Et pourtant, beaucoup de ces étudiants occidentaux voyagent sur de grandes distances pour trouver des enseignements bouddhistes. Sans aucune racine historique bouddhiste et absolument aucune culture bouddhiste dans leurs pays, ils ont néanmoins essayé de faire tout ce que les tibétains, qui étaient leurs maitres, leur ont demandé. Ils ont toujours essayé de faire de leur mieux. Beaucoup ont transformé leur salon en lieux de réunion où les gens peuvent pratiquer. Et la plupart ne sont pas riches- beaucoup n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

Dans cet âge fanatique extrême, quand tant de gens sont perdus et cherchent désespérément un sens à leur vie, la recherche du Bouddhadharma de ces occidentaux est remarquable et digne d’éloges. Cela l’est d’autant plus à une époque où tant de personnes dans le monde choisissent volontairement de suivre les vues et voies les plus extrémistes qui glorifient de nuire aux autres et à soi-même. Pourtant notre société soi-disant libérale, libre, intellectuelle met tant d’efforts à essayer de justifier ce genre de vision et d’action extrêmes. Certains qualifient même cela de « modération », blâmant quelques dévoyés, plutôt que de reconnaitre que c’est la vue et la voie qui sont fausses.

J’irais jusqu’à dire qu’il semble y avoir une tendance parmi les libéraux et intellectuels- tous ceux qui se glorifient d’être objectifs et aiment critiquer- à chercher les fautes dans les choses qui sont de toute évidence bonnes, et chercher le bon dans tout ce qui est évidemment très mal. En fin de compte, ils consacrent un temps et une énergie incroyables à railler une voie basée sur l’amour et la compassion qui n’a pratiquement aucun antécédent historique de violence, et qui enseigne la plus profonde sagesse de l’origination interdépendante. Et ils consacrent encore plus de temps et d’énergie à justifier une voie qui glorifie la violence et le dualisme.

Le bouleversement actuel causé par les critiques publiques même de SR est pénible pour de nombreux  pratiquants bouddhistes authentiques, spécialement maintenant que les medias occidentaux s’en sont saisi avec tant d’enthousiasme. Je soupçonne que beaucoup de libéraux, athéistes et la plupart des medias occidentaux seraient enchantés si des nouvelles d’un kamikaze Jaïn faisaient les gros titres, car cela prouverait leur point de vue que toutes les religions ont leur côté sombre et abrite des extrémistes. Comment ne serions nous pas découragés quand le quotidien à plus gros tirage d’Allemagne, le Süddeutsche Zeitung avec plus d’un million de lecteurs quotidiens, publie un article principal sur le scandale de SR sous le titre « Bouddhisme » et intitulé « outrage ». Imaginez le tollé si la presse occidentale rapportait chaque attentat à la bombe et massacre sous le titre « Islam ».

Ainsi, dans cet âge d’hypocrisie, les disciples du Bouddha doivent être plus braves et courageux que jamais. Dans une époque où il n’y-a presqu’aucun soutien à ceux qui suivent une voie authentique, et quand le doute s’installe à chaque tournant, il est plus important que jamais que- en tant que pratiquants individuels et sangha- nous ne soyons pas engloutis par le scandale et les conflits entre factions. Dans une ère où les vues fausses et les actions meurtrières non seulement prévalent, mais sont aussi glorifiées et même justifiées par de respectables intellectuels libéraux, nous devons redoubler d’efforts pour étudier la voie authentique du Bouddhadharma. En nous concentrant sur le schéma d’ensemble et le futur à long terme du Bouddhisme, la crise actuelle pourrait bien être l’occasion parfaite pour nous tous de renouveler, pour le bien de tous les êtres, nos engagements et notre consécration à l’étude et la pratique de la voie authentique du Bouddha qui mène à l’éveil.

#OKCinfo

Petite histoire des documents-transcriptions des délires de Robert Spatz aka Lama Kunzang #PDF #Archive #TranscriptionsAudio

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Entre 1997 et 2003 j'étais au Portugal, j'avais un ordinateur, on me donnait parfois des K7 audio à encoder en CD à l'époque et une fois on m'a donné des disquettes d'ordinateurs avec une série de documents à mettre sur CD, en ouvrant les disquettes j'ai compris que c'était des documents, des transcriptions venant de K7 audio des délires de Spatz. Bien sûr à l'époque je n'appelais pas cela des délires, je les prenais pour argent comptant, même si je me posais déjà quelque questions dont une fondamentale à l'époque pour moi : 


Pourquoi n'y a t'il aucun livre, aucune trace des "enseignements" de Lama Kunzang, même au sein de sa propre communauté ? Pourquoi faire tout un foin depuis des années pour enregistrer chacun de ses long monologues si c'est pour les garder dans des malles à l'abri de tout les regards ? 

Je n'avais pas de réponse. En lisant les textes en diagonales je me rappelle d'en avoir assisté à plusieurs de ses monologues, en les parcourant je me rappellais où et plus ou moins quand en utilisant les méta-données des fichiers, mais leur contenu était pour moi, sacré, intouchable, à ne remettre en question sous aucun prétexte, en effet depuis tout petit nous étions conditionné à ne jamais remettre sa parole en question, encore moins ses "enseignements" si profonds. 

En 2003 quand j'ai débarqué à Bruxelles (toujours dans la OKC) j'avais toujours ses documents avec moi, ils étaient dans un coin de disque dur et j'en étais même venu au point de les avoirs quasi oublié. 

En 2010 après que les premiers scandales d'abus sexuels soient devenu public (public pour la OKC) et à l'époque où un groupe de jeune anonyme avait envoyé une série de lettre à Spatz en Espagne lui donnant l'ordre de libérer les filles encore autour de lui sous peine d'une dénonciation à la presse (qu'à l'époque nous n'avions pas les connaissances ni les moyens de faire en bonne et due forme, avouons le) le fait de posséder ses documents m'ont soudainement fait flipper, c'est aussi une période ou ce même groupe de jeune avait un forum privé sur internet où timidement nous essayons de nous libérer de nos chaînes, même si encore pour la plupart fort sous l'emprise de notre conditionnement au sein de la OKC. 

C'est aussi le début de Wikileaks et dans ma petite tête mal préparée à la réalité qui m'entourait j'étais persuadé que si la Police Belge trouvait ses documents chez moi j'allais en prendre pour mon grade et donc en bon petit soldat, j'ai voulu me débarrasser des ses documents, sans pour autant les rendre publiques, j'avais bien trop peur de ce qu'il pouvait m'arriver si je le fesais. 

J'ai donc écris un email au sécrétaire général de la OKC, le dénommé Rui Lamten et je lui ai confié ses documents, bien sûr sans montrer la moindre méfiance par rapport à la OKC, tout ce que je voulais c'était éviter les ennuis à l'époque, j'étais encore un bon petit soldat bien formaté,  ensuite je n'y ai plus pensé. 

J'ai quand même eu la présence d'esprit d'en garder une copie chiffrée sur un server et puis j'ai oublié la chose pendant plusieurs années. 

En 2014 quand j'ai commencé à comprendre que m'en sortir allait devoir passer par résoudre mon passé, celui de mes amis les plus proches, celui de toute une génération perdue, celui de beaucoup trop de gens auquel je tenais plus que tout, quand j'ai commencé à me dire qu'il allait falloir un avocat, parler à la police judiciaire, trouver des journalistes dans les médias avec qui travailler en confiance et raconter toute notre histoire; les documents des transcriptions audio de Spatz ont tout d'un coup pris une tout autre valeur. 

Je savais, pour avoir entendu Spatz et ses monologues toute ma vie, je savais qu'ils étaient authentiques, pour ne pas dire unique. 

Quand j'ai finalement eu accès au dossier judiciaire en 2016 et que j'ai pu comparer mes documents avec les transcription d'écoute judiciaire Belge ou Française j'ai réalisé que nos documents étaient authentiques et surtout d'une bien meilleur qualité que des pièces similaires dans le dossier juridique. 

Le procès s'est terminé le 15 septembre 2016, avec une relance en appel par OKC-Spatz contre la sentence du Tribunal (4 ans avec sursis) je tiens à préciser que ces documents ne proviennent en aucun cas du dossier juridique et ne sont donc soumis à aucune lois m'interdisant des les rendres publique. (contrairement à certains arguments utilisé par la défense contre les parties civies)

Bonne lecture !

 

#OKCinfo

Sogyal Rinpoche Has Resigned from #Rigpa #Buddhism

It's interesting to see how the word allegations is being used all across the world when it's about Men sexual abuse, usually rich, priviledged, powerful men using their positions to try at all cost to appear innocent, "using the justice system" or a third-party independent body to look into these "allegations" while maintaning a narrative to appear like innocent. the denial is still KING, either for Sogyal or for RIGPA board, the tone of the letters sound as if the allegations will be proven false and his reputation soon restored. 

 

Letter to Sogyal from brave 8 : https://www.lionsroar.com/wp-content/uploads/2017/07/Letter-to-Sogyal-Lakar-14-06-2017-.pdf

letter to his students : https://cdn.tricycle.org/wp-content/uploads/2017/08/1_sr_letter_august_2017_eng-1.pdf 

board letter to their Sangha : : https://cdn.tricycle.org/wp-content/uploads/2017/08/2_rigpa_letter_aug_2017_eng-1.pdf 

Presse release from RIGPA : https://cdn.tricycle.org/wp-content/uploads/2017/08/Rigpa-press-statement-final-20170811.pdf

It's probably the last time we have to LINK the case to the case, both bearing very similar behaviour, not only from the "board" but also from the accused "master" himself, both using narratives, words and excuses to appear innocent that cannot be taken seriously. 

Any independent third-party looking into these matters should be the French Justice System, the Police, but for this to happen, survivors NEED to make a formal complaint, need to use the Human Law Justice system to make sure these so called "masters" are judged not only from a spiritugal point of view but most certainly from a Human Law point of view. Buddhism cannot exclude itself or put himsel on top of Human Laws as if sexual abuses conducted by a so called "master" can only be judged by spiritual laws or worst : stay for ever managed like a personal, internal dispute that an independent third-party could solve. 

Survivors from sexual abuse MUST go to Justice, must make a formal complaints, that is the only way to force not only Sogyal to face his actions but also to take this very very seriously and make sure this never ever happens again. of course adopting a code of conduct (the irony that a code of conduct needs to be crafted for a spiritual philosophy will not escape to anyone that Knows just even a fraction of what Buddhism stand for) 

To survivors we say : 

- Go to Justice, Buddhism is not a Law on top of Human Laws and Human Justice System. 
- If we really want to Clean Buddhism from these serial abusers, keeping this scandal an internal affair will never solve the problem, it will only push for later the possibility of a real, lasting solutions that can be put in place all across Dharma centers all around the World. 
- Do not think for one second that, as a survivor, Speaking up is Equal to "Harming Buddhism or Dharma or RIGPA" this is an excuse, used both in the case of OKC or other scandals that is a construct to minimise the importance of the abuse with the intent to preserve, turn off the light, the public eye from these abusers that use Buddhist Sangha & Dharma as a shield. 

Let's finish the work : let's speak up, let's make sure this never happens to anyone ever again. 

#OKCinfo

#OKCinfo

Selon nos informations Khentchen Péma Shérab à Bruxelles n'a en aucun cas publiquement dénoncé Spatz lors de sa visite de 3 jours, de notre côté nous continuons à perséverer pour que ces "lamas" ou "khempos" Tibétains évitent complètement toute relation avec la OKC tant que le procès est en cours.
ceci implique un boycott des "centres" OKC qu'il soit en France ou en Belgique.

Dans la mesures de nos possibilités et de nos moyens nous feront notre possible pour déranger ses séminaires que ce soit sur place ou via la presse ou les deux.

#OKCinfo

OKC : Le "gourou" pédophile Robert Spatz alias "Lama Kunzang" va en appel #okcproces #justice #belgique

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Confirmation de l'appel Spatz-OKC, voici le dernier article de presse sorti dans l'Avenir le 15 décembre 2016 :

L’information nous a été communiquée officiellement: Robert Spatz, grand maître de la secte OKC, installée jadis à Aiseau-Presles, a décidé de relever appel de sa condamnation à 4 ans avec sursis, prononcée en septembre dernier. Le parquet et des victimes ont suivi cet appel, de telle manière que le procès reprendra de A à Z devant la cour d’appel de Bruxelles.

Il faudra rejuger la plupart des prévenus sur le plan pénal et revoir les intérêts civils des plaignants, dont beaucoup avaient été déboutés.

Poker de combines…

Même si le «Lama Kunzang», comme il se fait appeler, a été officiellement exclu, cette année, de la secte Ogyen Kunzang Chöling

(OKC) qu’il a fondée dans les années 70, il restera à jamais le personnage phare de cette «communauté spirituelle» présente en Belgique, en France, en Espagne et au Portugal. Dans notre pays, elle est listée comme particulièrement nuisible.

Lorsqu’il avait été libéré en 1997, après plusieurs semaines de détention, Spatz avait fui Bruxelles, où se trouvent pourtant toujours son siège central, son épicerie et son restaurant végétarien, pour s’inscrire clandestinement à Aiseau. Selon l’accusation, il y a à nouveau violé une mineure, mais le tribunal n’avait finalement pas retenu cette prévention, le gourou bénéficiant du doute, après des revirements de la plaignante. Il avait néanmoins été déclaré coupable de viols et d’attentats à la pudeur sur trois jeunes femmes, ainsi que sur deux mineures.

Des dizaines d’enfants ont également été pris en otages, séquestrés dans le château de Castellane, en Provence, et arrachés à leurs parents pour obtenir de ceux-ci qu’ils travaillent dans des conditions de semi-esclavagisme. Soit ils étaient contraints au bénévolat, soit ils recevaient des miettes dans les restaurants végétariens créés par Spatz.

Un as de la magouille!

Enfin, le «Lama Kunzang» s’est édifié un empire financier à travers une chaîne de sociétés, certaines off-shore, pour exploiter ses victimes, mettre ses très nombreux immeubles en location, blanchir son trésor de guerre et s’octroyer des «paradis terrestres» aux quatre coins du monde.

La sanction du tribunal était surtout financière, puisque Spatz et OKC devaient, à titre provisionnel, débourser près de 4 millions d’euros pour payer les confiscations et indemniser les victimes, dont le préjudice total n’est pas encore tout à fait arrêté.

Du fond de son palace, en Espagne, Spatz a mandaté ses avocats pour qu’ils relèvent appel de l’ensemble de ses condamnations. La date de l’ouverture du procès bis n’est pas encore connue.

gourou robert spatz va en appel

Source : l'Avenir

#OKCinfo

#OKCinfo

[Témoignage] Pour l'enfant qui n'a d'autre repère que son présent, la violence du quotidien devient une normalité. (updated) #secte

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derrière la porte rouge Nyima-Dzong

En lançant cet espace de publications et de suivi du procès OKC je n’avais pas encore pris le temps de coucher par écrit une histoire qui m’a tourmenté de longue années, même après les faits, qui a aussi influencé ma perception sur “les adultes”, les éducateurs, les hommes, la société et ses dérives qu’elle soit sectaire ou familiale et mine de rien, quand j'ai pu finalement parler au tribunal lors de l'ouverture des audiences en Janvier 2016, j'ai planté un décors, j'ai décris un monde et ce faisant je n'ai finalement pas véritablement parlé de mon vécu. 

En tant qu’enfant pris dans un engrenage où il n’a aucune emprise mon histoire est juste une autre parmis plus de 60 histoires d’enfants entre 1979 et 2003.

J'avais 1 an en 1981 en arrivant à Nyima-Dzong, Châteaux de Soleils France et à partir de mes 5 ans (départ de ma mère) la liturgie et sa pratique faisait partie intégrante de nos vies d'enfants. 

C'était pas une activité adaptée aux enfants, c'était le coeur de la vie dans le monastère, dont les enfants/ados étaient une partie intégrante, suivi par l'école, la participation au tâches diverses, les travaux, bref une vie de campagne figée dans le siècle passé, un peu comme une bulle suspendue dans le temps seulement interrompue par la visite attendue d'un parents (ou pas pour tout les autres), de la camionnette, de cadeaux peut être, d'une nouveauté, peut être un pot de confiture ou des biscuits ? a cette époque, pas de radio, musique, dessein animé, bd's, plutôt la nature, les cabanes et explorer le domaine.

Entre mes 5 ans et mes 13 ans je suis passé par une dizaine de "responsable" homme et femme, aucun n'était pré disposé à assumer une telle fonction, chacun suivait le modèle du précédent en l'adaptant petit à petit à ses propres notions d'éducations inadaptées à des enfants séparer de force de leur parents. 

Voler pour manger c'est probablement le truc que j'ai le plus "pratiqué" vers mes 10-12, les punitions dans ces années la étaient plus comportementale, ne pas répondre, pas même avec le corp, se tenir droit au temple (bic dans le dos discrètement sous le zé ND), pas mettre les coudes sur la tables (manger avec des serviettes sous les coudes pour garder les coudes serrés ND), s'asseoir en lotus et droit au temple, ne pas s'endormir pendant les liturgies ou les pratiques (ou devoir les recommencer(Mu), tourner les pages du livre de prière, devoir aller au temps tous les jours, matin et soirs, toute l'année, tout le temps. (Nd,Mu 16 ans)

Puis il y avait  la "pratique personnelle", la mienne m'avait été "donné" par RS en 91, j'avais 11 ans, je devais faire la pratique de Tara à l'office le matin, à 6h du mat et puis rebelote en journée et puis l'office du soir et sa série de pratique en séquence, un vrai calvaire quand ça vient pas de soi, la "pratique" devient un exercice mental vers 8-9 ans c'était Punition par la pratique, pédagogie centré sur le temple, le comportement, l'abnégation de soi, le non-individu, le groupe, l’enfant noyé dans cette masse, crée du lien et tisse une société de relation, d’amis, et de “plus mon ami” comme tous les enfants du monde. 

On vivait dans un monde peuplé de divinités, de protecteur du Dharma, d’esprit et d’énergie, de relique précieuse et de l'omniprésence et l’omniscience de sieur Robert Spatz auto proclamé Lama Kunzang.

Enfant le monde des adultes nous inculquait que celui ci était un Maître, qu’il était à la fois le père, la mère, le Maître, le tout. bref le Bouddha.

Via le code de la Règle d’Or de Soleils RS avait instauré un régime sinistre, basé sur les strictes nécessités, insuflant dans l’endroit un esprit d’austérité, de manque, de cruauté même, ou le fait de souffrir était perçu comme une manière de “brûler du mauvais ” qui avait pour seul remède plus de pratique, plus de prosternations qui ne menait nulle part et qui apportait principalement un sentiment de culpabilité, de ne pas “être à la hauteur de la quête”, d’avoir des “mauvaises pensées” envers le Maître qui se transformait en encore plus de culpabilité et le tour est bouclé. 

Les adeptes adultes comme les jeunes adolescents n’avait qu’en tête de mieux faire, de se surpasser, de supporter encore plus et d’entraîner son esprit à réagir à ses préoccupations en excluant systématiquement les actes du Maître de l'équation de la réalité. 

Je ne vais pas me lancer dans une énumérations de toutes les punitions qui avait sur place, le procès a déjà entendus ces histoires, d’aucune sont dans la et .

Par contre je vais en écrire une, celle qui m’a le plus tourmenté, marqué, celle qui enfouit toute les autres sous les décombres et c’est uniquement grâce aux amis sur place, les autres enfants de différents groupe que tout ce raffut était supportable et c’est entre l’adversité la plus sombre (vécue en silence) et les jeux dans les arbres que nous avons créé des liens plus forts que toute les tempêtes à venir: 

D'ailleurs à propos de révolutions, déjà en 93 la bande de 25 des plus agés dont je fais partie va être déportée au Portugal, sans l'accord explicite de nos parents, Spatz à un projet, celui de nous avoir tous et toutes directement sous sa direction dans un autre monastère dans le sud du Portugal.

Mais ça c'est une autre histoire qui ne fait malheureusement pas partie de ce procès ci. 

Mais revenons en à 90-91, moment le plus forts de la folie de FM sur le groupe de quelques 11 à 17 enfants qu'il avait sous sa "responsabilité" :

Quelques motifs : 

  • “T’as pas été sage au Temple” - excuse favorite d’un des éducateurs avant son expulsion en 1991. 
  • Il y avait la variante privé de repas
  • Ou encore faire 108 tours de “l’air sacré” sorte d’anneau de pierre déposée à même le sol et qui formait un grand cercle, par temps de pluie ou de neige, courir dans le froids
  • “Va au mâts Nord” ça voulait dire rester dehors la nuit dans le froid pendant un temps indéterminé en chemise de nuit et pyjama et parfois en culotte, quand ça impliquait plusieurs d’entre nous on était envoyé à différents endroits dans le domaine pour éviter qu’on se parle.
  • Et voilà t’as punis, “dans ma chambre après le temple” disait FM. discrètement en me pinçant la peau du bras ou du dos. 

Quelques punitions : 

  • Courrir par tout les temps (30 min ou 1h) 
  • Coup de baton sur les fesses (10-20) 
  • Coup de baton avec une raclette sous la douche froide 
  • Se prosterner dans le gel du matin sur l'herbe torse nu et en caleçon. (1x 1h)
  • Répéter pendant des heures des mantras
  • Dormir dehors
  • Gifle, baffe, tirer les oreilles (fort)
  • Coup de bic dans le dos (avec la pointe sortie)

Bref toutes les semaines quelqu'un y passait pour une raison ou une autre, une fois l'heure et l'endroit de la punition annoncée, c'était inévitable. 

Alors tu savais qu’il allait falloir passer par la de toute façon avant de pouvoir aller dormir et rejoindre les autres au dortoirs. Le supplice d’une journée dans l’attente de se faire battre ou qu’un de tes amis se fasse taper dessus ou privé de X ou Y, d’une manière ou d’un autre constamment contrôlé par un éducateur en pleine névrose qui n’aurait jamais dû se retrouver à cet endroit la. Se savoir constamment sous le risque d’être puni arbitrairement est très certainement une forme de torture mentale et physique pour un enfant, surtout quand après la punition, les détails exactes sur celle ci était: secret.

“Hey, ceci reste un secret entre nous” et les raisons tout aussi obscure et arbitraire. 

Comment avoir un comportement de la sorte dans un "monastère" qui plus est, "Bouddhiste" ?

Il venait te chercher alors que le reste du groupe se préparait à aller dormir ou manger ou après l’école, il ya avait toujours un creux qui lui donnait le temps de faire sa besogne et de revenir avec l’enfant comme si de rien n’était ou de l’envoyer se coucher au dortoirs. Les gens sur place avait l’habitude de laisser faire (les adeptes étant susceptible) et le “responsable” avait quasiment tout pouvoir sur son groupe d’enfant, résultat chacun s’occupait du sien et c’était beaucoup trop pour une personne, mais c’est tout comme si ces enfants de la terre sacré n’était pas une ressources suffisamment importante que pour leur donner un minimum de dignité, d’amour, d’affection, d’attention.   

Il vient me chercher à l’heure du coucher, personne ne dit mot quand je sors mais dans le fond tout le monde sait, personne ne dit rien, dans le fond de l’esprit une certaine lucidité se demande si c’est ça la normalité, le karma, comment ça marche alors, j’ai rien fait, pourquoi autant de violence ? mais elle n’a aucun point de repère pour comparer, l’enfant accepte, c’est que c’est ainsi, c’est mon karma. 

Sortir de la chambre, se demander en mettant ses chaussures si seulement cette fois ci, ça sera juste une remontrance, une mise au point peut être ? Mais à 9 ans quand on a lu le chapitre sur la sagesse de “La Marche vers l'Éveil” de Shantideva (en cachette, il ne fallait pas le lire on risquait de tomber sur du bouddhisme originale), même si on comprend rien au monde qui nous entoure, de cette normalité si violente, rien n’indiquait qu’un bouddhisme saint se vit au monastère.

Aujourd’hui je peux articuler ma pensée, mais en tant qu’enfant, même si un frémissement d’un espoir d’autre chose devrait être en théorie possible, seul l’instant présent comptait véritablement et la dans ce présent-passé je suis entrain de le suivre dans le noir, jusqu'à sa petite maison à côté du petit temple:  

Rentrer dans sa chambre, passer la porte rouge, le coeur qui bat, tout est très rangé, les bâtons de différentes tailles sont derrière la porte, il y en a un dur, en frêne, un autre en buis souple et dur à la fois, mais il y a surtout qu’il m’ordonne de me coucher sur le ventre, je veux pas, je veux discuter, savoir pourquoi...

- "tu n’a pas été sage au temple” il me tord le bras, me force à me coucher, je crie alors il me met son mouchoir sâle dans la bouche, celui avec lequel il se mouche et qu’il replie soigneusement dans sa poche, il est dans ma bouche, et mes bras sont en clinche dans mon dos, je suis sur le ventre et il s’assied sur mes jambes de tout son poid, baisse mon froc, choisi un batons, parfois le frêne, parfois le buis et me roue de coup, quand j’essaye de me lever il m'en empêche, son autre bras me plaque au sol, il me demande si j’ai bien compris... je lui demande mais comprendre quoi ? 

  •  - Je vois que tu n’a pas compris, Non tu n’as pas compris!!
  •  - Mais si j’ai compriiiiiiiis !!!!!

Et c’est repartis pour une rouée de coup, pour finir je crie que j’ai compris, que je serais sage, je ne sais pas de quoi, mais je serais sage, tout pour que ça s’arrête, alors il se calme, j’ai mal aux fesses, au dos, je pleure et il se “radoucit”, c’est passé, et je dois obtempérer,  il me dit de prendre mon livret de notes de Tibétains et de réciter en lisant le plus vite possible toute les exceptions, les règles, les accents et leur logique d’utilisation, je lisais comme toute les autres jeunes très très bien le tibétains écris, même si j’en parlais pas un mots ou était même incapable de traduire quoi que ce soit, mais les punitions à cette époque, sous FM, ça se finissait ou par des récitations de notes et de règles théorique de tibétains ou par des mantras, faire X nombre avant d’aller dormir ou des prosternations.

Après la punitions physique venait la punition mentale: il laissait toujours un temps (pour se calmer et ne pas attirer l'attention) entre le moment ou je me faisait battre et le moment ou je pouvais sortir de chez lui et rejoindre les autres. 

Je suis donc obligé de me mettre tout contre le mur de pierre blanche peinte à la chaux, assis sur les genoux, mais pas sur mes fesses ça fait mal, l’étrangeté de toute la situation, le son de ma voix qui récite des règles grammaticales en tibétains, mon tortionnaire qui fait mine de ranger ou de se changer; parfois il fallait aller vider son pot de chambre pour faire diversion, alors en sortant de cette maison à la porte rouge, il m’attrapait le bras une dernière fois et discrètement me disait : “Hey ceci reste un secret entre nous” avec un terrible accent portugais qui fesait froid dans le dos. 

Alors pour rester sage et jamais plus m’endormir à 11-12 ans je dirigeais un office ou l’autre, j’aimais bien chanter dans le micro, savoir que du début à la fin je ne m’endormirais pas parce que le Umzé, celui qui ouvre la marche dans la récitations des pratiques, suivi par toute la Sanghas éparpillée dans le temple, c’était un peu le chef d’orchestre, ça devenait un brin intéressant, ah c’est sûr, les enfants trouvent toujours un moyens de passer outre et même parfois de vivre des gros problème en les acceptants avec une étonnante simplicité.   

Alors parce que malgré la folie des hommes les enfants gagneront toujours, heureusement il y avait ces moments suspendu dans le temps parfois ou pour un instant l’insouciance reprenait le dessus, la Lumière pour quelque jours, le temps de vacances s'installe pour mieux repartir lors des séparations toujours difficile entre parents et enfants, même si soigneusement caché pour certain. 

Heureusement il y avait la nature ou s'abriter du monde des adultes sur place, il y avait des jeux et des escapades à imaginer et des livres à lire, des courses à vélo, les vacances en été où nous étions plus des enfants que le reste de l'année, ou les dimanches ou on mangeait avec des couverts, ou les concerts de Mozart le Jeudi après-midi dans le petit temple, les balades dans la nature avec ou sans l'accord des adultes, et puis 11 ans c’est quand même l’âge des bisous (chuuut c’est interdit) mais ça aussi déjà à l’époque les jeunes ont montré le ton et ont fini par faire leur expériences malgré le contrôle et l’omniprésence (même si pas physique) mais tout autant absurde et déplacé que la personne de RS et son clergé mettait en place. 

En 1991 nous passon l’été au Portugal, nous le savons pas encore à ce moment là mais Robert Spatz a des plans pour nous, entre autre de nous déporter dans un centre OKC au Portugal, loin de nos parents, loins de tout contrôle par qui que ce soit, même dans la OKC aujourd’hui 20 ans après ces faits, 90% des gens n’ont aucune idée de ce que leur enfants ont vécu entre 1993 et 1997.

Cet année la, j’ai tout juste 11 ans et JL (le “responsable” du monastère en France) à entendu dire que des jeunes garçons se faisait battre, il vient donc faire sa petite enquête et me pose quelques questions : Il n’a lui même pas vraiment l’air honnête dans sa démarche, on dirait plutôt que sa seule considération est de vérifier si ces abus ne vont pas entacher la réputation de ND ou la sienne peut être en tant que “responsable” et puis je ne luis fais pas du tout confiance, il me connait depuis 13 ans, m’a vu grandir, mais la manière dont il vient me poser ces questions n’est pas du tout rassurant pour moi, en effet nous sommes en vacances dans un autre centre OKC, au Portugal, mais FM lui est bien sur place, si je parle je ne sais pas ce qu’il va se passer, j’ai pas mes parents sur place, ni personne à qui me confier, alors je minimise, j’en dis le moins possible, j’ai peur que ça se retourne contre moi si FM apprend qui à parlé. Je ne parlerais plus jamais de ces abus à qui que ce soit jusqu’au procès 2016. 

Fin 91 FM est viré du monastère en France, un peu après les vacances, je n’ai jamais su si JL y avait été pour quelque chose, en tout cas personne n’est venu me parler à ce propos, et puis surtout tout le monde est au courant dans le monastère que FM a été expulsé parce qu’il a ouvert les douches de 2 jeunes filles (16-17 ans max) qui prenait leur douche. (Oui c'est étrange, mais dans la "normalité" qui était la nôtre nous n'avions pas la moindre idée de l'anormalité de ces actes, il n'est jamais partis pour les abus affreux commis sur le groupe de garçon de mon âge, au moins est il partis, c'est déjà une révolution en soi !)

Celle ci vont se plaintre à M, femme de JL et après l’affaire Bernard, FM se fait virer, mais pas tout à fait, OKC a eu un facheuse habitude de conserver en son sein des hommes sérieusement malade dans le but d’éviter que leur départ provoque un scandale ou que le vérité se sache et impacte l’image de la OKC en Europe (Affaire Bernard : 6 cas confirmé de pédophilie entre 87 et 90 caché par Robert Spatz aux parents, tout comme aux autorités Française) FM continuera à travailler dans le secteur de la construction à OKC Bruxelles avant de revenir à ND quelques années plus tard. Pareil pour Bernard le pédophile : de retour à ND dès les années 2000 sans jamais avoir été inquiété a propos des ces actes. 

En fait en me connectant avec mes souvenirs d’enfance et “en les reconnaissants comme de simple phénomène” justement je constate à quel point depuis toujours, nous les enfants de jeunes parents qui cherchaient un idéal, une utopie praticable avec honnêteté et parfois trop peu de discernement, nous avons toujours fait notre possible pour nous dépasser malgré trop souvent le peu de bagage pour y arriver, voir par delà les artifices, acquérir l’esprit critique dans un milieux complètement biaisé par des années de coupures avec la société et toute une conception élitiste et sectaire du concept de communauté, un schéma pollué détourné en un folklore laico-bouddhiste-vajrayana-emaho en pleine dérive, un esprit qui nous a permis de nous extirper chacun à son rythme de l’emprise de toute une enfance polluée par une doctrine qui laisse encore des traces aujourd’hui, une méthode qu’aucun enfant ni aucun parents du monde ne devrait avoir à vivre contre son gré. 

Dans cette entreprise de résilience commencée il y a des années, déclenchée par les perquisitions en 97 pour beaucoup, puis les révélations en 2007 et 2010 pour d’autre et puis le procès en 2016 et son lot d’abus affreux que la plupart d’entre nous avait peine commencé à regarder en face et à apprivoiser pour en parler, pour la résilience, pour se reconstruire, le procès et l’ouverture de parole au 23 parties civiles ont été le clou dans l’engrenage d’une affaire qui si elle n’avait pas reçue notre intervention se serait soldée avec des amendes financières et encore moins que la peine de 4 ans avec sursis, en fin de compte, tous ces épisodes auront été les moments clefs d’une histoire qui n’a pas encore craché tous ses démons. 

Affaire à suivre.

signé Ben Kungyal 

 

#OKCinfo

Secte OKC: nouvelle enquête en #France et suspicions en #Espagne #okcproces

5 min read

Après 18 ans d’enquête et 8 mois de procès, le tribunal correctionnel de Bruxelles a rendu jeudi son jugement dans l’affaire de la communauté bouddhiste OKC (Ogyen Kunzang Chöling) fondée en Belgique. Le gourou Robert Spatz (72 ans) est reconnu coupable pour la majeure partie des préventions : faits de mœurs, prise d’otages d’enfants avec la circonstance aggravante de torture, endoctrinement, faux et usage de faux, blanchiment et infractions aux lois sociales. Une condamnation pleine et entière qui a donné lieu rappelons-le à une peine de 4 ans de prison avec sursis, assortie d’une période d’épreuve de 5 ans. Elle s’accompagne d’une saisie d’un million d’euros sur ses biens, 4 millions en cas de récidive.

«  La reconnaissance du tribunal est importante pour nous, mais j’ai du mal à comprendre comment des abus sur mineures peuvent être si faiblement punis  », a commenté une des victimes lors du prononcé. Plusieurs d’entre elles suspectent Robert Spatz de continuer à mener des activités similaires en Espagne. A leur connaissance, aucun mineur n’est aujourd’hui sous son influence. Ils s’inquiètent cependant de l’incidence de son endoctrinement sur les jeunes femmes qui vivent dans sa maison personnelle et sur les adeptes qui fréquentent son centre communautaire implanté non loin de son domicile.

Une partie civile née dans la communauté avance avoir été récemment contactée par la police française en recherche de témoignages, dans le cadre d’une enquête rouverte en 2015. Elle cible des éducateurs pour des faits de maltraitance et des attouchements sur mineures au château de Soleils à Castellane (voir article du 16/12/2015). Pour rappel, faute de preuves et en défaut de plaignants, les poursuites antérieures en France liées à la nécessité d’assistance éducative, aux privations de soins sur mineurs ou à l’exploitation par le travail s’étaient soldées par des non-lieux (1999- 2001).

Appel en suspens à Bruxelles

Les parties civiles espéraient une peine de prison ferme à effet immédiat. Me Quentin Wauters visait l’acquittement de son client : «  C’est un peu un jugement à la Pyrrhus, pour satisfaire les parties civiles et éviter que le procureur ou Robert Spatz ne fasse appel.  » Absent au procès, Robert Spatz a 30 jours pour s’élever contre ce jugement que d’aucuns jugent favorable en dépit de la peine de prison prononcée. Si l’engorgement de la Cour d’appel peut faire gagner plusieurs années, c’est aussi risquer une condamnation plus lourde. Un pari à prendre.

Les victimes élevées par OKC recevront 2.500 euros par année de détention et les filles ayant dénoncé des abus sexuels dans les temps de l’instruction 12.000 euros. Unicité d’intention reconnue dans les rituels tantriques pratiqués, conditions d’éducation considérées comme relevant de la torture, travail dans les restaurants comparé à une forme d’esclavage, la justice belge ne s’est pas montrée avare. «  Je défendais une génération entière qui s’est fait voler son enfance et son adolescence et elle se voit enfin aujourd’hui reconnue comme victime  », se réjouit Me Dimitri de Beco. «  J’espère que cela ouvrira les yeux de ceux qui mettaient encore en doute les accusations  ».

Aux adeptes qui ne voulaient voir que gage de confiance dans la caution spirituelle de maîtres tibétains et du Dalaï-lama et volonté d’accabler leur communauté entière via «  l’épouvantail de la justice  », le juge a envoyé un message compatissant. Les parents et les prête-noms dans les associations connexes ont reçu des dédommagements de principe. Les préventions d’association de malfaiteurs et d’organisation criminelle ont été abandonnées. Parmi les administrateurs poursuivis, seuls la femme de Robert Spatz et son fils appelé à lui succéder ont hérité d’une simple déclaration de culpabilité pour faux et usage de faux, considérant entre autres l’aisance de vie découlant de leurs rétributions. La responsabilité de l’asbl OKC a uniquement été engagée dans la prévention de prise d’otages afin qu’elle participe au dédommagement des victimes. Robert Spatz est seul face à la justice.

Source LeSoir

Procès OKC Spatz

 

#OKCinfo

ping : @rtbfinfo @lesoir @lalibrebe @lavenir_net @sudpresseonline @lecho Belgique : dans la presse aujourd’hui : un individu ramasse 3 ans avec sursis pour un incendie volontaire.
le 15 septembre 2016 Robert Spatz alias "Lama Kunzang le pédophile" se prend 4 ans avec sursis pour fraude social, fraude financière, abus d'autorité, abus sexuels avec récidive (en effet il continue après les perquisitions et prison de 1997) sur mineurs entre 1987 et 2004 : 9 mineurs mais 11 cas au total.

la question est donc : quid de la proportionnalité des peines dans la Justice en Belgique ? même avec les vices de procédures qui ont largement bénéficié la défense de Spatz, condamner un individu qui a l'heure actuelle organise encore des "retraites" dans sa propriété communautaire à Malaga en plus de "retraite et initiations" privée dans sa demeure à Marbella et partir du principe que la récidive n'a pas lieu "parce qu'il n'y a pas de témoins ni de preuve" c'est tout simplement n'avoir rien compris sur les modalités de fonctionnement de ce pervers depuis plus de 30 ans.

#OKCinfo

Jugement mitigé pour la secte OKC | Condamné lourdement mais application des peines ridicules #okcproces

4 min read

C’était l’un des procès-fleuves du début d’année : il s’est achevé hier dans une ambiance douce-amère. Avec la condamnation quasiment sur toute la ligne de l’emblématique gourou Robert Spatz, mais à une peine bien éloignée de celle requise par le parquet : 4 ans avec sursis contre 13 ans ferme.

Robert Spatz n’était pas, hier lors du prononcé du jugement, à Bruxelles. Il n’a d’ailleurs jamais mis les pieds dans la salle d’audience : il a toujours prétendu être gravement malade et resté en Espagne pour se soigner. Il a finalement été reconnu coupable d’abus sexuels, de prise en otage d’enfants et de faits de blanchiment d’argent entre autres. L’ASBL OKC a également été reconnue coupable de plusieurs préventions. Mais l’existence d’une organisation criminelle n’a pas été reconnue, le tribunal estimant que seul Robert Spatz était le principal responsable. Celui-ci avait été si malin qu’il avait réussi à faire croire, souligne le tribunal, que rouler

en Porsche était compatible avec son statut de maître désintéressé. Il avait même convaincu les jeunes filles victimes de viols que l’acte sexuel avec le maître était recommandé par la religion bouddhiste…

Au total, le tribunal condamne OKC et Robert Spatz à des confiscations de plus 4,5 millions d’euros. Le tribunal a également attribué des indemnités à une trentaine de personnes constituées parties civiles dans ce procès. Il s’agit pour la plupart d’enfants qui avaient été élevés, dans les années 1980 jusqu’aux années 2000, à l’écart de leurs parents et dans de très mauvaises conditions d’hygiène, dans des monastères en France et au Portugal appartenant à l’OKC. Chaque victime va toucher 2.500 € par année passée au château de Soleils où séjournait la secte. Les victimes de viol toucheront 12.000 €.

Leur avocat, Me Dimitri De Beco, a confirmé ses sentiments mitigés, à l’issue de l’audience. “Toute la matinée, le tribunal a frappé sévèrement, on s’attendait à une peine plus sévère et c’est une petite déception. Mais nous ne partions pas rassurés, les faits étaient très anciens et les avocats de la défense très bien préparés. Mais la peine n’est pas l’essentiel et au final, nous sommes satisfaits” , indique le pénaliste, qui a été consulté en novembre pour un procès qui a débuté en janvier. Les victimes sont venues du monde entier et peuvent avoir aujourd’hui la satisfaction d’être reconnues en tant que telles.

Du côté de la défense, on marque son incompréhension. “C’est un jugement à la Pyrrhus pour contenter tout le monde et éviter les appels. La frustration des clients et des avocats est intellectuelle car le tribunal n’a pas répondu à tous nos arguments en droit. C’est difficile à comprendre et peut-être à accepter” , indique Me Quentin Wauters, avocat de Robert Spatz. Il ne sait pas encore si son client entend interjeter appel.

Source : La Dernière Heure papier par Ju. B.

Robert Spatz ne s’est jamais présenté à son propre procès, achevé hier à Bruxelles

Jugement mitigé pour la secte OKC | Condamné lourdement mais application des peines ridicules

 

#OKCinfo

Le gourou de la #secte OKC Robert Spatz condamné à 4 ans de prison avec sursis #pedophilie #ogyenkunzangcholing

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Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, jeudi, Robert Spatz, le chef spirituel de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), à une peine de 4 ans de prison avec sursis. L’homme, absent à son procès, a été reconnu coupable d’abus sexuels, de prise en otage d’enfants et de faits de blanchiment d’argent entre autres.

L’ASBL OKC elle-même a également été reconnue coupable de certaines préventions. Au total, le tribunal condamne l’OKC et Robert Spatz à des confiscations de plus 4 millions et demi d’euros.

Le tribunal a aussi attribué des indemnités à une trentaine de personnes constituées partie civile dans ce procès. Il s’agit pour la plupart d’enfants qui avaient été élevés, dans les années 1980 jusqu’aux années 2000, à l’écart de leurs parents et dans de très mauvaises conditions d’hygiène, dans des monastères en France et au Portugal appartenant à l’OKC.

Le tribunal a accordé à ces personnes des indemnités de 2.500 euros par année passée dans ces monastères, sans compter les intérêts compensatoires, qui tiendront compte du nombre d’années qui s’est écoulé depuis la commission des faits.

Il a également accordé des indemnités de 12.000 euros pour des personnes qui ont été victimes d’abus sexuels de la part de Robert Spatz, sans compter également les intérêts compensatoires.

Le tribunal a estimé que les enfants avaient été pris en otage et qu’ils avaient subi des tortures physiques et psychologiques dans les monastères où ils avaient été conduits, telle la privation de nourriture et le manque d’hygiène. Il a rappelé que, selon les règles au sein de l’OKC, les enfants des membres de cette communauté étaient envoyés dans ces monastères, en particulier au domaine Château-de-Soleils à Castellane en Provence, par les parents, sur conseil de Robert Spatz.

Plusieurs personnes constituées partie civile avaient rapporté que le « gourou », Robert Spatz, faisait croire aux parents qu’ils avaient une mauvaise influence sur leurs enfants et qu’ils les polluaient, a rappelé le tribunal, d’où la nécessité qu’ils soient tenus à l’écart d’eux, afin de devenir des élites qui survivraient aux violences et décadences du monde extérieur.

Certains enfants, âgés de 3 à 12 ans, n’avaient plus eu de contacts avec leurs parents pendant plusieurs années, a encore rappelé le tribunal. « Cette manière de vivre a privé les enfants d’une réelle ouverture sur le monde extérieur et leur a porté préjudice en terme d’affectivité et de développement de soi », a relevé le juge. « Si certains ont pu faire des études et bien évoluer dans la société par la suite, c’est grâce à leur propre persévérance et non à l’aide de l’OKC », a-t-il également précisé.

Concernant les faits de moeurs dont certains ont été victimes, le tribunal a précisé qu’ils avaient été commis sous couvert d’une autorité spirituelle et sous prétexte de supposées initiations bouddhistes. Le tribunal a également reconnu que certains parents avaient été forcés de travailler gratuitement dans des commerces exploités par l’OKC. « Ils ont fait l’objet d’un conditionnement continu pour qu’ils travaillent au maximum de leur force », a-t-il dit. Concernant ces personnes, le tribunal a réservé à statuer sur leurs demandes de partie civile. Une réouverture des débats, sur ce plan civil uniquement, a été fixée au 6 mars 2017.

Le tribunal a par ailleurs reconnu l’épouse et le fils de Robert S., qui avaient assumé des postes à responsabilité au sein de l’OKC, coupables de certaines préventions. Mais il n’a pas prononcé de peines à leur encontre étant donné le dépassement du délai raisonnable. Egalement, il a acquitté quatre autres anciens responsables et trois ASBL liées à l’OKC. Enfin, le tribunal n’a pas retenu les préventions d’extorsion à charge de Robert Spatz.

Dans cette affaire, onze personnes physiques et morales, liées à l’OKC, étaient poursuivies pour avoir escroqué de nombreuses personnes et pour avoir abusé de leur confiance dans le cadre des activités de cette communauté bouddhiste à Bruxelles, entre 1975 et 2008.

Selon l’enquête, certains membres avaient été poussés à faire des dons d’argent très importants à la communauté, et d’autres poussés à travailler gratuitement dans des commerces et restaurants appartenant indirectement à l’OKC. Le fondateur de cette communauté, Robert Spatz, s’était enrichi personnellement grâce à ces dons d’argent, selon le parquet. Cet homme, principal prévenu mais qui faisait défaut, était également poursuivi pour plusieurs faits d’abus sexuels commis au sein de l’OKC. Il était présenté par l’accusation comme un gourou charismatique, très manipulateur.

Enfin, les prévenus étaient soupçonnés d’avoir retenu des enfants en otage dans des monastères et des domaines appartenant à l’OKC, notamment à Castellane en Provence. Il s’agissait des enfants de membres de la communauté OKC qui étaient envoyés dans ces endroits pour y suivre, retirés du monde, un enseignement selon des préceptes bouddhistes.

Robert Spatz alias Lama Kunzang le pédophile

 

Source : (Belga)

   

#OKCinfo

Le chef de la secte OKC condamné à 4 ans de prison avec sursis - DH.be

Le chef spirituel de la communauté OKC, Robert Spatz, a été condamné à 4 ans de prison avec sursis pour délits financiers et faits de moeurs.

 

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Le gourou de la secte OKC condamné à 4 ans de prison avec sursis | Belgique - lesoir.be

Robert Spatz a notamment été reconnu coupable d’abus sexuels, de prise en otage d’enfants et de faits de blanchiment d’argent.

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Même si le Lama Kunzang, comme il se fait appeler, a été officiellement exclu, cette année, de la secte Ogyen Kunzang Chöling (OKC) qu’il a fondée dans les années 70, il restera à jamais le personnage phare de ce mouvement international. Hier, le tribunal correctionnel de Bruxelles a donc condamné Robert Spatz, 72 ans, à 4 ans de prison avec un sursis quasi complet et à une amende de 72 000€.

L’enquête judiciaire sur cette secte, prétendument d’inspiration bouddhiste, a vraiment commencé voici 19 ans avec une impressionnante série de perquisitions opérées dans divers pays où Spatz avait étendu ses activités.

L’Ixellois, qui avait commencé sa carrière comme réparateur de téléviseurs, avait été placé sous mandat d’arrêt pendant quelques semaines en 1997, pour ses activités sectaires, pour ses magouilles financières

mais aussi et surtout pour des faits de mœurs. Hier, le juge Jean-Luc Vander Goten l’a déclaré coupable de viols et d’attentats à la pudeur sur trois jeunes femmes, ainsi que sur deux mineures.

Le président du tribunal a minutieusement décrit le fonctionnement interne d’OKC pour en conclure que des dizaines d’enfants ont été pris en otages, séquestrés dans le château de Castellane, en Provence et arrachés à leurs parents pour obtenir de ceux-ci qu’ils travaillent dans des conditions de semi-esclavagisme. À Castellane, dès l’âge de 2 ans et demi parfois, les gosses étaient endoctrinés par des éducateurs et des enseignants qui leur dispensaient des cours d’un très bon niveau, le lavage de cerveau en moins. En effet, un contrôle de l’Éducation nationale sur place avait notamment révélé la très bonne scolarité des élèves, déduction faite, répétons-le, des pratiques criminelles.

Car des témoins ont décrit les scènes d’horreur auxquelles ils ont assisté quand des enfants étaient tirés des bras de leurs parents, punis sévèrement, privés de chauffage et de nourriture, etc. D’autres ont détaillé les «raids» organisés par des parents pour récupérer leurs gosses par la force…

Quand Spatz est sorti de prison en 1997, il s’est installé clandestinement à Aiseau-Presles avec ses proches pour continuer à diriger la secte via ses cadres dispersés en Belgique, en France, au Portugal et en Espagne notamment. Selon l’accusation, il avait, à cette adresse, versé à nouveau dans la pédophilie. Cependant, les déclarations de la plaignante ont beaucoup varié, au point même qu’à la barre des témoins, elle avait sollicité l’acquittement du principal prévenu. Ce que, dans le doute, le tribunal a prononcé.

Enfin, le «Lama Kunzang» s’est édifié un empire financier à travers une chaîne de sociétés, certaines off-shore, pour exploiter ses victimes, mettre ses très nombreux immeubles en location, blanchir son trésor de guerre et s’octroyer des paradis terrestres aux quatre coins du monde.

Au final, la sanction du tribunal est surtout financière puisque Spatz et OKC devront, à titre provisionnel, débourser près de 4 millions d’euros pour payer les confiscations et indemniser les victimes dont le préjudice total n’est pas encore tout à fait arrêté.

Selon toute vraisemblance, le procès se poursuivra en appel, au moins pour débattre encore et encore des intérêts civils.

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Source : 

Article l'Avenir papier par Jean-Pierre DE STAERCKE