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#OKCinfo

Le gourou de la #secte OKC Robert Spatz condamné à 4 ans de prison avec sursis #pedophilie #ogyenkunzangcholing

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Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, jeudi, Robert Spatz, le chef spirituel de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), à une peine de 4 ans de prison avec sursis. L’homme, absent à son procès, a été reconnu coupable d’abus sexuels, de prise en otage d’enfants et de faits de blanchiment d’argent entre autres.

L’ASBL OKC elle-même a également été reconnue coupable de certaines préventions. Au total, le tribunal condamne l’OKC et Robert Spatz à des confiscations de plus 4 millions et demi d’euros.

Le tribunal a aussi attribué des indemnités à une trentaine de personnes constituées partie civile dans ce procès. Il s’agit pour la plupart d’enfants qui avaient été élevés, dans les années 1980 jusqu’aux années 2000, à l’écart de leurs parents et dans de très mauvaises conditions d’hygiène, dans des monastères en France et au Portugal appartenant à l’OKC.

Le tribunal a accordé à ces personnes des indemnités de 2.500 euros par année passée dans ces monastères, sans compter les intérêts compensatoires, qui tiendront compte du nombre d’années qui s’est écoulé depuis la commission des faits.

Il a également accordé des indemnités de 12.000 euros pour des personnes qui ont été victimes d’abus sexuels de la part de Robert Spatz, sans compter également les intérêts compensatoires.

Le tribunal a estimé que les enfants avaient été pris en otage et qu’ils avaient subi des tortures physiques et psychologiques dans les monastères où ils avaient été conduits, telle la privation de nourriture et le manque d’hygiène. Il a rappelé que, selon les règles au sein de l’OKC, les enfants des membres de cette communauté étaient envoyés dans ces monastères, en particulier au domaine Château-de-Soleils à Castellane en Provence, par les parents, sur conseil de Robert Spatz.

Plusieurs personnes constituées partie civile avaient rapporté que le « gourou », Robert Spatz, faisait croire aux parents qu’ils avaient une mauvaise influence sur leurs enfants et qu’ils les polluaient, a rappelé le tribunal, d’où la nécessité qu’ils soient tenus à l’écart d’eux, afin de devenir des élites qui survivraient aux violences et décadences du monde extérieur.

Certains enfants, âgés de 3 à 12 ans, n’avaient plus eu de contacts avec leurs parents pendant plusieurs années, a encore rappelé le tribunal. « Cette manière de vivre a privé les enfants d’une réelle ouverture sur le monde extérieur et leur a porté préjudice en terme d’affectivité et de développement de soi », a relevé le juge. « Si certains ont pu faire des études et bien évoluer dans la société par la suite, c’est grâce à leur propre persévérance et non à l’aide de l’OKC », a-t-il également précisé.

Concernant les faits de moeurs dont certains ont été victimes, le tribunal a précisé qu’ils avaient été commis sous couvert d’une autorité spirituelle et sous prétexte de supposées initiations bouddhistes. Le tribunal a également reconnu que certains parents avaient été forcés de travailler gratuitement dans des commerces exploités par l’OKC. « Ils ont fait l’objet d’un conditionnement continu pour qu’ils travaillent au maximum de leur force », a-t-il dit. Concernant ces personnes, le tribunal a réservé à statuer sur leurs demandes de partie civile. Une réouverture des débats, sur ce plan civil uniquement, a été fixée au 6 mars 2017.

Le tribunal a par ailleurs reconnu l’épouse et le fils de Robert S., qui avaient assumé des postes à responsabilité au sein de l’OKC, coupables de certaines préventions. Mais il n’a pas prononcé de peines à leur encontre étant donné le dépassement du délai raisonnable. Egalement, il a acquitté quatre autres anciens responsables et trois ASBL liées à l’OKC. Enfin, le tribunal n’a pas retenu les préventions d’extorsion à charge de Robert Spatz.

Dans cette affaire, onze personnes physiques et morales, liées à l’OKC, étaient poursuivies pour avoir escroqué de nombreuses personnes et pour avoir abusé de leur confiance dans le cadre des activités de cette communauté bouddhiste à Bruxelles, entre 1975 et 2008.

Selon l’enquête, certains membres avaient été poussés à faire des dons d’argent très importants à la communauté, et d’autres poussés à travailler gratuitement dans des commerces et restaurants appartenant indirectement à l’OKC. Le fondateur de cette communauté, Robert Spatz, s’était enrichi personnellement grâce à ces dons d’argent, selon le parquet. Cet homme, principal prévenu mais qui faisait défaut, était également poursuivi pour plusieurs faits d’abus sexuels commis au sein de l’OKC. Il était présenté par l’accusation comme un gourou charismatique, très manipulateur.

Enfin, les prévenus étaient soupçonnés d’avoir retenu des enfants en otage dans des monastères et des domaines appartenant à l’OKC, notamment à Castellane en Provence. Il s’agissait des enfants de membres de la communauté OKC qui étaient envoyés dans ces endroits pour y suivre, retirés du monde, un enseignement selon des préceptes bouddhistes.

Robert Spatz alias Lama Kunzang le pédophile

 

Source : (Belga)